Les 1er et 2e prix du concours « Défi Bloc-notes Éco 2019 », seront décernés par Olivier Garnier, sponsor du Bloc-notes Éco et Directeur Général des Statistiques, des Études et de l’International à la Banque de France, le 6 novembre à Lyon, au cours des « journées de l’économie » (JECO). Ne ratez pas la publication du billet 1er prix sur notre site à cette même date.

Par Philippe Aghion (LSE, Collège de France et CEPR), Antonin Bergeaud, Gilbert Cette, Rémy Lecat, Helene Maghin (KU Leuven). Note : ce billet a été d’abord publié en anglais sur vox.eu

Quel est l’impact sur la productivité des contraintes de crédit ? Un durcissement de ces contraintes rend plus difficile le financement de l’innovation, avec à long terme des effets néfastes sur la productivité. Mais cela pousse également les entreprises en place les moins performantes à sortir du marché, facilitant l’arrivée d’entreprises plus performantes. La combinaison de ces deux effets opposés génère une relation en U inversé entre l’accès au crédit et la productivité.

Graphique 1 : Écart de taux d’intérêt sectoriel et croissance de la productivité (PGF)
Graphique 1 : Écart de taux d’intérêt sectoriel et croissance de la productivité (PGF)

Par Bruno Cabrillac et Baptiste Meunier

Les positions extérieures nettes (PEN) des pays du G20 divergent depuis 1990. Si cela résulte en partie de déséquilibres persistants des soldes de biens et services, les PEN ont leur propre dynamique : le portefeuille génère revenus et plus ou moins-values. Cette dynamique a eu un effet stabilisateur au prix de risques financiers pour certains débiteurs, par ex. les États-Unis, et d’une accumulation excessive d’actifs sûrs par certains créditeurs.

Graphique 1 – Effets financiers et facteurs réels Sources : Lane et Milesi-Ferretti (2017), calculs des auteurs

1er prix du concours organisé par Bloc-notes Éco, édition 2019 - Par Nicolas Laine (ESCP)

La révolution technologique, parce qu’elle pénètre toutes les sphères de notre vie quotidienne, suscite nombre d’interrogations. Espoirs réels ou inquiétudes légitimes ? Pour démêler le vrai du faux, intéressons-nous à cette petite conversation entre deux amis, entendue au détour de la rue Croix des Petits Champs…

Source : auteur, avec l’aide d’Ariane Mostamandy pour les dessins

Par Florian Lalanne et Irena Peresa

En réponse à l’ouverture accrue du compte de capital de la Chine, les principaux indices d’investissement ont commencé à intégrer des titres libellés en renminbi. Cela devrait soutenir les investissements de portefeuille en Chine et accroître la corrélation entre prix des actifs domestiques et facteurs externes. Les conséquences pour les autres marchés émergents sont incertaines.

Graphique 1 : Composition de l’indice MSCI Emerging Markets (en %).
Graphique 1 : Composition de l’indice MSCI Emerging Markets (en %). Source : MSCI. Note : L’indice est composé d’actions. Les actions A chinoises sont des actions libellées en renminbi négociées à Shanghai et à Shenzhen, tandis que les actions offshore sont principalement négociées à Hong-Kong.

Si la pérennité d’une expansion peut intuitivement être associée à son âge, l’étude des données historiques du PIB de la zone euro révèle que ce n’est pas le cas. Les expansions âgées ne sont pas plus susceptibles de disparaître que les jeunes. À l’instar des Elfes de J.R.R Tolkien, les expansions sont « biologiquement immortelles » : elles ne meurent pas de vieillesse, mais de causes exogènes.

La pérennité des expansions ne dépend pas de leur âge
Graphique 1 – La pérennité des expansions ne dépend pas de leur âge Source : Calcul de l’auteur. Le modèle de Durland et McCurdy (1994) est appliqué au taux de croissance de la zone euro.

Par S. Avouyi-Dovi et G. Horny

La Banque de France mène une politique de mécénat pour la recherche via des partenariats et l’action de sa Fondation. Les partenariats sont des collaborations avec des institutions de recherche françaises tandis que la Fondation favorise les travaux de recherche par l’octroi de bourses ou divers prix à des chercheurs en France ou à l’étranger. En quoi consiste le mécénat de la Banque de France ?

Par Patrick Branthomme et Laurent Paul

Lancées en septembre 2013 par les autorités chinoises, les « nouvelles routes de la soie » visent à mieux connecter l’Asie et l’Europe. Celle-ci doit défendre au mieux ses intérêts économiques et le cadre multilatéral. Elle pourra prendre appui sur les récentes avancées du G20 qui a établi des principes sur la transparence des financements, la qualité des infrastructures et le respect des normes environnementales et sociétales.

Les couloirs d’échanges terrestres et maritimes de la BRI Source: Hong Kong Trade Development Council (HKTDC) Research

Par Barbara Castelletti-Font, Pavel Diev et William Honvo

De fortes tensions sur les marchés financiers peuvent conduire à des erreurs de prévision importantes de la croissance trimestrielle du PIB. Ce billet s’intéresse à l’impact des variables financières sur la prévision à court terme de PIB en France. Un indicateur de conditions financières peut donner une information qualitative utile au prévisionniste sur les risques liés à la prévision centrale.

Graphique 1 : Relation entre l’indicateur de stress financier (CLIFS) et la croissance du PIB en France
Graphique 1 : Relation entre l’indicateur de stress financier (CLIFS) et la croissance du PIB en France Sources : Banque de France, BCE et INSEE

Par Noëmie Lisack, Rana Sajedi (Bank of England) et Gregory Thwaites (LSE Center for Macroeconomics) Ce poste est conjointement publié dans Bloc-notes Éco (version française) et Bank Underground (version anglaise).

Dans quelle mesure peut-on estimer que le solde courant dépend de la démographie ? Notre modèle explique 20 % de la variation des positions extérieures nettes (PEN) observées dans les économies avancées par des différences dans la structure par âge de la population. Les PEN devraient encore augmenter avec la poursuite du vieillissement à des rythmes différents selon les pays.

PEN issues du modèle vs taux de personnes à richesse élevée, 2015 et 2030
Graphique 1 : PEN issues du modèle vs taux de personnes à richesse élevée, 2015 et 2030 Note : Taux de personnes à richesse élevée : ratio des plus de 50 ans rapportés aux 20-49 ans. Les droites de régression utilisent l’ensemble des 23 économies avancées incluses dans notre échantillon.

Par Sanvi Avouyi-Dovi, Pierre Bui-Quang et Pierre Sicsic

Le solde des revenus primaires augmente depuis plusieurs années. La hausse d’environ 10 milliards d’euros de la rémunération des résidents français travaillant à l’étranger est plus forte que celle des revenus des investissements directs (ID) depuis 2010. L’amélioration du solde des revenus est désormais tirée par le solde des revenus des salariés.

Graphique 1 : Une nette augmentation du solde des revenus des frontaliers depuis 2010
Graphique 1 : Une nette augmentation du solde des revenus des frontaliers depuis 2010 Source : rapport annuel de la Balance des Paiements, Banque de France. Note : soldes des revenus primaires exprimés en milliards d’euros (MdE). IP : Investissements de portefeuille ; AI : Autres Investissements

Par Irena Peresa et Edouard Vidon

Avec le ralentissement de la croissance et le désendettement des entreprises, l’intervention de l’État dans certaines banques chinoises est à nouveau d’actualité. Le rôle des sociétés de gestion d’actifs (AMC), créées il y a 20 ans pour soutenir les principales banques chinoises, a radicalement changé. Face au problème des créances douteuses, il faut en priorité développer le marché secondaire des NPL.

Graphique 1 : À l’origine quatre AMC avaient été créées pour soutenir les principales banques détenues par l’État. Source : Auteurs

Par Yannick Kalantzis et Camille Thubin

Le solde commercial en part de PIB est le reflet des décisions de consommation, donc d’épargne, et d’investissement. En France, ses mouvements sont dominés depuis 40 ans par le cycle de la construction : le solde se dégrade en phase de boom. La hausse de l’épargne des ménages, qui contribue à l’excédent des années 1990, est compensée après la crise par un poids accru de la consommation publique dans le PIB.

Graphique 1 : contributions au solde de la balance commerciale, % du PIB en écart à 1981
Graphique 1 : contributions au solde de la balance commerciale, % du PIB en écart à 1981 Source : Insee.

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