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10/02/2017

Magali Marx, Benoit Nguyen et Jean-Guillaume  Sahuc

 

L’inflation en zone euro aurait été négative en 2015 et 2016 sans la politique menée par la BCE depuis 2014. L’impact de cette politique sur l’inflation, mesurée par l’IPCH (Indice des Prix à la Consommation Harmonisé) est estimé à environ +0,3 point de pourcentage (pp) dès 2015 et +0,8 pp en 2016 selon une étude de l’Eurosystème (la BCE et les 19 banques centrales nationales). L’effet cumulé sur 2015-18 des mesures prises en 2014-16 atteindrait presque +1,6 pp.

Graphique 1. Inflation en zone euro et effet estimé de la politique monétaire

 

Note: L’inflation est le glissement annuel de l’IPCH, en pourcentage. La ligne verte représente la moyenne annuelle de l’inflation réalisée. La zone rose représente le gain d’inflation apporté par la politique monétaire.

 

 

Publié le 10/02/2017 11:41
07/02/2017

par Benoit Mojon

Les mesures de politique monétaire « non-conventionnelle » mises en œuvre par la BCE ont permis d’immuniser les taux d’intérêt européens des mouvements de taux observés aux États-Unis depuis 2014 et y compris depuis l’élection de Donald Trump. Ce découplage, qui est adapté aux circonstances macroéconomiques de la zone euro, est le plus marqué pour les taux de maturités inférieures à 5 ans, qui sont les plus sensibles à l’orientation de la politique monétaire.

Publié le 07/02/2017 11:00
02/02/2017

Vincent Grossmann-Wirth et Eric Monnet

Depuis 2012, l’écart d’inflation sous-jacente entre États-Unis et zone euro est dû en majorité au rôle très différent des loyers dans les deux indices de prix. En moyenne, cette différence contribue à 70% de l’écart, autant pour la zone euro que pour la France. L’interprétation des écarts d’inflation entre pays doit tenir compte des cycles immobiliers, même si le coût des soins de santé a récemment soutenu aussi l’inflation américaine.

 

Publié le 02/02/2017 13:01
26/01/2017
Eric Monnet et Camille Thubin

En France, l’investissement en construction n'a jamais retrouvé son niveau d'avant la crise de 2008, contrairement aux autres types d'investissement. La chute de la construction a fortement affecté négativement l'emploi et la croissance du PIB français jusqu'en 2016. S'agissant de la seule construction en logement, et malgré une reprise récente, les facteurs démographiques défavorables pourraient contraindre à nouveau la croissance de l’investissement au-delà de 2017.

 

 

Publié le 26/01/2017 15:16
09/01/2017

Guillaume Gaulier , Walter Steingress & Soledad Zignago

Depuis cinq ans, la croissance du commerce mondial est proche de celle de l'activité industrielle après avoir été deux fois plus rapide avant 2008. Ce ralentissement s’explique largement par le rééquilibrage de la Chine vers sa demande interne et la production de services. Une croissance quasi parallèle du commerce et de l’activité industrielle mondiale devient dès lors la « norme », si l’on exclut un recul du commerce dû à une montée du protectionnisme.

 

Publié le 09/01/2017 15:40

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