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Billet n°152
Publié le 13/02/2020.

Par Emilie Candus et Jean-Luc Le Goff

La croissance des fonds labellisés a été très importante en 2019. Avec des taux de souscription plus élevés que la moyenne du secteur et des niveaux de performance dans l’ensemble assez comparables, le label s’avère un facteur d’attractivité. Le succès des labels est toutefois inégal et leur pénétration reste encore faible dans le paysage de la gestion collective française. Des efforts de pédagogie et de promotion restent à mener pour accroître la diffusion de ces produits auprès des épargnants.

Graphique 1. Les fonds labellisés, seulement 7% du marché de la gestion collective française en 2019
Graphique 1. Les fonds labellisés, seulement 7% du marché de la gestion collective française en 2019 Sources: Association Française de la Gestion financière (AFG), Banque de France, Ministères de l’économie et de la transition écologique Note : Estimation du marché de la gestion collective responsable en France fin 2019
Billet n°151
Publié le 04/02/2020.

La politique monétaire peut avoir des effets redistributifs au cours du cycle. Une baisse des taux d’intérêt accroit le prix des actifs et réduit le coût du crédit mais favorise aussi l’emploi. À long terme, la politique monétaire n’a pas d’effet redistributif systématique; d’autres facteurs (transferts intergénérationnels, progrès technologique) affectent plus fondamentalement l’évolution des inégalités.

Concentration de la richesse et des revenus dans le haut de la distribution en France et aux États-Unis
Graphique 1 Concentration de la richesse et des revenus dans le haut de la distribution en France et aux États-Unis Sources : Garbinti, Goupille et Piketty (2016), Piketty, Saez, et Zucman, (2016), wid.word. Note : Part du revenu national avant impôts détenue par les 1 % les plus aisés ; part de richesse personnelle nette détenue par les 1 % les plus aisés.
Billet n°150
Publié le 28/01/2020.

La règle de Taylor fournit un parangon naturel du taux d’intérêt nominal à court terme, bien que sujet à une incertitude considérable. Ce billet quantifie cette incertitude et montre l’apport de cette quantification au diagnostic de politique monétaire. Il en ressort qu’en 2019 le taux d’intérêt à court terme en zone euro s’est situé proche du milieu de l’intervalle de référence ainsi obtenu.

Distribution des taux de Taylor, 2015-2019
Graphique 1 : Distribution des taux de Taylor, 2015-2019 Sources : Eurostat et calculs de l’auteur. Note : les zones en rose, du plus foncé au plus clair, indiquent les intervalles de confiance à 50%, 70% 80%, 90% et 95% des taux de Taylor.
Billet n°149
Publié le 22/01/2020.

Par Stéphanie Lange-Gaumand (ambassade de France au Japon), Baptiste Meunier et Brieuc Monfort (Université Sophia, Japon, et FFJ-EHESS)

Le Japon se distingue par la précocité et l’ampleur du vieillissement : la part des plus de 65 ans y est la plus élevée du monde et la population devrait baisser de 40% d’ici 2100. Le Japon semble s’être accommodé du déclin démographique et s’est concentré sur la maîtrise des dépenses sociales, un choix révélateur de préférences nationales.

Graphique 1 – Contraction et vieillissement de la population
Graphique 1 – Contraction et vieillissement de la population Source : ONU (prévisions 2019)
Billet n°148
Publié le 17/01/2020.

Par Antoine Lalliard, Julien Le Roux, Marie Delorme, William Honvo

Ce billet propose une mesure du pouvoir d’achat immobilier, en calculant pour une personne seule disposant du revenu moyen la surface accessible en m2 par le crédit immobilier (hors apport personnel), dans les principaux pays de la zone euro. Après une chute au cours des années 2000 du fait de la hausse des prix immobiliers (à l’exception notable de l’Allemagne), la surface accessible a augmenté depuis la crise de 2008, notamment grâce à la baisse des taux d’intérêt.

Graphique 1 : Surface accessible par le crédit en m² par pays
Graphique 1 : Surface accessible par le crédit en m² par pays Sources : Calculs auteurs ; Banque de France, OCDE, BCE, HouseLev
Billet n°147
Publié le 07/01/2020.

Par Cyril Couaillier, Dorian Henricot et Julien Idier

On estime à 187 Mds€ la dette brute des entreprises dites « à risque » fin 2018 en France. Une hausse de 100 points de base de leurs coûts de financement pourrait entrainer une augmentation de ce montant de 60%, susceptible de fragiliser le système financier. Ce résultat conforte les mesures prises par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) dès 2018 pour assurer la résilience du système bancaire.

Graphique 1 : Dette brute à risque des groupes français
Graphique 1 : Dette brute à risque des groupes français Source : FIBEN Groupe, calcul des auteurs. Note : ICR = Interest Coverage Ratio, soit le ratio de couverture des charges d’intérêt au regard des revenus ; levier net défini comme le ratio de la dette nette des liquidités sur les fonds propres.
Billet n°146
Publié le 27/12/2019.

Par Patrick Branthomme et Véronique Genre

Trois ans après le démarrage de Bloc-notes Éco, une enquête a été réalisée auprès de son lectorat pour mieux le connaître et pour affiner les choix thématiques dans l’année à venir. L’occasion de faire un retour sur les résultats et de remercier toutes celles et ceux qui ont accepté de participer à cette enquête de satisfaction.

Billet n°145
Publié le 23/12/2019.

Par Antonin BergeaudGilbert CetteRémy Lecat. Ce billet a été d’abord publié en anglais sur vox.eu.

Dans la plupart des économies avancées, les taux d'intérêt réels à long terme et la croissance de la productivité ont diminué sur les deux dernières décennies. Ce billet montre comment une relation circulaire relie ces deux grandeurs. Le vieillissement démographique ayant pesé sur les taux, cette relation circulaire convergerait, en l’absence de choc technologique, vers un équilibre de faible croissance et de faibles taux d'intérêt.

Graphique 1 : Simulation de la réponse de la productivité globale des facteurs (PGF) à un choc technologique aux États-Unis (rouge) et dans la zone euro (noir)
Graphique 1: Simulation de la réponse de la productivité globale des facteurs (PGF) à un choc technologique aux États-Unis (rouge) et dans la zone euro (noir) Source : Bergeaud, Cette et Lecat (2019)
Billet n°144
Publié le 13/12/2019.

Par Jean Barthélemy et Eric Mengus

L’ancrage des anticipations d’inflation résulte d’un équilibre entre les anticipations du secteur privé sur les actions futures de la banque centrale et les actions de cette dernière. Cet équilibre est souvent réduit à un problème de règle de politique monétaire. Si l’adoption d’une règle aide à la formation des anticipations d’inflation, elle n’est cependant pas suffisante à leur ancrage définitif.

Billet n°143
Publié le 15/11/2019.

Par Philippe Aghion (LSE, Collège de France et CEPR), Antonin Bergeaud, Gilbert Cette, Rémy Lecat, Helene Maghin (KU Leuven). Note : ce billet a été d’abord publié en anglais sur vox.eu

Quel est l’impact sur la productivité des contraintes de crédit ? Un durcissement de ces contraintes rend plus difficile le financement de l’innovation, avec à long terme des effets néfastes sur la productivité. Mais cela pousse également les entreprises en place les moins performantes à sortir du marché, facilitant l’arrivée d’entreprises plus performantes. La combinaison de ces deux effets opposés génère une relation en U inversé entre l’accès au crédit et la productivité.

Graphique 1 : Écart de taux d’intérêt sectoriel et croissance de la productivité (PGF)
Graphique 1 : Écart de taux d’intérêt sectoriel et croissance de la productivité (PGF)
Billet n°142
Publié le 12/11/2019.

Par Bruno Cabrillac et Baptiste Meunier

Les positions extérieures nettes (PEN) des pays du G20 divergent depuis 1990. Si cela résulte en partie de déséquilibres persistants des soldes de biens et services, les PEN ont leur propre dynamique : le portefeuille génère revenus et plus ou moins-values. Cette dynamique a eu un effet stabilisateur au prix de risques financiers pour certains débiteurs, par ex. les États-Unis, et d’une accumulation excessive d’actifs sûrs par certains créditeurs.

Graphique 1 – Effets financiers et facteurs réels Sources : Lane et Milesi-Ferretti (2017), calculs des auteurs
Billet n°141
Publié le 06/11/2019.

1er prix du concours organisé par Bloc-notes Éco, édition 2019 - Par Nicolas Laine (ESCP)

La révolution technologique, parce qu’elle pénètre toutes les sphères de notre vie quotidienne, suscite nombre d’interrogations. Espoirs réels ou inquiétudes légitimes ? Pour démêler le vrai du faux, intéressons-nous à cette petite conversation entre deux amis, entendue au détour de la rue Croix des Petits Champs…

Source : auteur, avec l’aide d’Ariane Mostamandy pour les dessins

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