Billet n°284
Publié le 26/09/2022

Par Bruno Terrien 

Les retards de paiement constituent une faiblesse structurelle des entreprises ultramarines. En incitant à accélérer le recouvrement des créances clients, la crise sanitaire a permis une baisse significative du besoin de trésorerie lié aux délais de paiement. Néanmoins, les entreprises confrontées aux retards les plus longs n’ont pas bénéficié de cet allègement.

Graphique 1 : Écarts des délais de paiement entre les outre-mer et l’Hexagone
Graphique 1 : Écarts des délais de paiement entre les outre-mer et l’Hexagone Source : IEDOM – base Fiben
Billet n°283
Publié le 19/09/2022

Par Nicoletta Berardi, Benjamin Bureau et Frédéric Delamarre.

Ce billet évalue la situation financière des PME françaises à fin mars 2022, soit après deux ans de crise de la Covid-19, et au tout début de la guerre en Ukraine. Il ressort que la grande majorité des PME ont bien résisté à la crise sanitaire, en maitrisant notamment leur endettement bancaire net.

Graphique 1 : Répartition des PME en fonction du caractère plus ou moins élevé de leur endettement bancaire net (en % du nombre d’entreprises)
Graphique 1 : Répartition des PME en fonction du caractère plus ou moins élevé de leur endettement bancaire net (en % du nombre d’entreprises) Source : Banque de France, Anacredit et collecte ad hoc sur les dépôts bancaires.
Billet n°282
Publié le 01/09/2022

Les ratios de dette sur PIB ont fortement augmenté dans les économies avancées durant la Grande récession et la récente pandémie, et peuvent constituer une source de vulnérabilité. Certains économistes proposent d’indexer le service de la dette sur la croissance du PIB afin de fournir au gouvernement un stabilisateur automatique pour ses finances. Une nouvelle étude suggère que les obligations indexées sur le PIB sont plus coûteuses pour le gouvernement et empêchent les risques extrêmes élevés de peser sur les ratios dette/PIB seulement à court terme.

Figure 1 – Rendements réels observés vs attendus des obligations à un an avec une valeur faciale unitaire
Graphique 1 – Rendements réels observés vs attendus des obligations à un an avec une valeur faciale unitaire Source : Mouabbi, Renne and Sahuc (2021)
Billet n°281
Publié le 01/08/2022

Le co-mouvement des rendements des obligations souveraines est inhabituellement marqué sur la période la plus récente. Un facteur mondial explique généralement une grande partie de la variation des rendements à 10 ans, mais ce qui est particulièrement frappant au cours des derniers mois, c’est l’importance de ce facteur pour expliquer les rendements à 2 ans. Cela suggère qu’un choc commun détermine les anticipations relatives à la politique monétaire dans les grandes économies avancées.

Figure 1 Décomposition des rendements souverains français à 2 ans et à 10 ans  en fonction du facteur mondial/local
Figure 1 Décomposition des rendements souverains français à 2 ans et à 10 ans en fonction du facteur mondial/local Sources : Bloomberg, calculs des auteurs. Notes : Les lignes continues représentent les rendements. Les zones colorées indiquent la contribution de chaque facteur par rapport au taux moyen sur la période 2015-2022. Dernière observation : 06/07/2022.
Billet n°280
Publié le 22/07/2022

Par Roger Vicquéry

Les récentes tensions géopolitiques ont replacé au cœur des réflexions le rôle hégémonique du dollar et son potentiel déclin. Une nouvelle mesure à long terme de la concurrence entre monnaies à l’échelle mondiale montre qu’en deux siècles, aucune des grandes devises internationales n’a été capable de conserver aussi longtemps un tel leadership.

Graphique 1 : Essor et déclin des monnaies mondiales sur deux siècles Source : Vicquéry (2022). Parts pondérées par le PIB de dominance monétaire internationale.
Billet n°279
Publié le 18/07/2022

Par Camille Macaire et Marie-Élisabeth de la Serve

La crise pandémique a renforcé la centralité de la Chine dans les chaînes de valeur internationales. Toutefois, l’évolution de son positionnement au sein de ces chaînes est un phénomène plus ancien. L’intégration a été particulièrement marquée avec les pays de l’ASEAN, qui importent une part croissante de biens intermédiaires en provenance de Chine.

Graphique 2 : La crise du Covid a renforcé la part de la Chine dans le commerce mondial
Graphique 1 : La Chine construit de nouvelles dépendances à ses produits, surtout auprès des pays de l’ASEAN Source : OCDE Tiva Note : Part de la valeur ajoutée chinoise dans la demande finale, secteur manufacturier
Billet n°278
Publié le 12/07/2022

Par Tamaki Descombes, Antoine Kergadallan et Quoc-Trieu Le

Les obligations vertes sont en forte croissance depuis 10 ans, notamment sous l’impulsion de l’Union Européenne et de ses États membres qui sont les premiers émetteurs mondiaux. Ce billet décrit les caractéristiques de ce marché et évoque ses défis et perspectives : interactions avec la politique monétaire, appétit des investisseurs, risque de « greenwashing ».

Graphique 1 : Émissions d’obligations vertes respectant les principes de l’International Capital Market Association
Graphique 1 : Émissions d’obligations vertes respectant les principes de l’International Capital Market Association Source : BloombergNEF, calcul des auteurs
Billet n°277
Publié le 04/07/2022

Dans un contexte où les emplois industriels peuvent être remplacés par des robots, ce billet montre que la politique monétaire se transmet de façon différente selon le degré de robotisation d’un secteur industriel. Les emplois dans les industries fortement robotisées sont deux fois moins sensibles à une variation de taux d’intérêt que ceux dans les industries peu robotisées.

Graphique 1 : La transmission de la politique monétaire est affaiblie dans les industries fortement robotisées
Graphique 1 : La transmission de la politique monétaire est affaiblie dans les industries fortement robotisées Source : Calcul de l’auteur.
Billet n°276
Publié le 30/06/2022

Par Hadrien CAMATTE, Théophile LEGRAND et Aster RECOULES

Les achats nets de titres par l’Eurosystème dans le cadre du PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme) se sont arrêtés fin mars 2022, deux ans après le lancement. Ce programme a permis de contrer la fragmentation du marché des dettes souveraines dans la zone euro face à la pandémie de Covid-19 et continuera à préserver la transmission de la politique monétaire via la flexibilité dans les réinvestissements.

Graphique 1 : Réduction du risque de fragmentation dans la zone euro depuis avril 2020
Graphique 1 : Réduction du risque de fragmentation dans la zone euro depuis avril 2020 Source : Bloomberg, calcul des auteurs Note : la fragmentation est mesurée comme l’écart entre le rendement moyen des obligations d’État de la zone euro à 10 ans pondéré par le PIB et le taux des swaps OIS à 10 ans (Overnight Indexed Swap).
Billet n°275
Publié le 23/06/2022

Par Paul Bouche, Julien Demuynck, Erwan Gautier, Frédérique Savignac

La Banque de France publie pour la première fois les résultats d’une enquête sur les anticipations d’inflation des chefs d’entreprise, collectées depuis fin 2021. Les anticipations d’inflation à un an ont augmenté depuis le début de l’année et leur médiane atteint 5% au 2ème trimestre 2022. Les anticipations à plus long terme (3-5 ans) progressent aussi mais plus lentement, avec une médiane à 3%. Cette enquête a été réalisée avant la normalisation de la politique monétaire de la BCE annoncée le 9 juin et qui devrait contribuer à « réancrer » progressivement les anticipations d’inflation.

Graphique 1 : Évolution des anticipations d’inflation depuis fin 2021 en France  (médianes en %)
Graphique 1 : Évolution des anticipations d’inflation depuis fin 2021 en France (médianes en %) Note : médiane pondérée par les effectifs de l’entreprise et la valeur ajoutée sur secteur de l’entreprise, 1% des réponses les plus élevées ne sont pas prises en compte dans les calculs. Source : Enquête AI-Banque de France.
Billet n°274
Publié le 16/06/2022

Par Stéphane Dees, Jean-François Ouvrard et Pierre-François Weber

La modélisation occupe une place importante dans le plan d’action de l’Eurosystème sur le changement climatique. L’analyse macroéconomique et la préparation des décisions de politique monétaire reposent en effet sur des travaux quantitatifs où les modèles jouent un rôle central.

Graphique 1 : Impacts économiques du changement climatique Source : Analyse des auteurs
Billet n°273
Publié le 10/06/2022

Par Céline Grislain-Letrémy et Bertrand Villeneuve (Université Paris-Dauphine)

Au cours des dernières décennies, l’augmentation des coûts liés aux catastrophes naturelles a été largement imputable à l’urbanisation dans les zones exposées, phénomène que des restrictions d’usage des sols et les polices d’assurance peuvent limiter. Des politiques simples et fréquemment observées, basées sur la délimitation d’une zone rouge interdisant toute construction et d’une zone sans différenciation tarifaire de l’assurance, s’avèrent relativement efficaces. La redéfinition des zones rouges pour refléter le changement climatique ou la pression démographique est un enjeu majeur.

Figure 1: New Orleans
Figure 1 : La Nouvelle-Orléans Source : pixabay.com

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