Par Antoine Lalliard, Julien Le Roux, Marie Delorme, William Honvo

Ce billet propose une mesure du pouvoir d’achat immobilier, en calculant pour une personne seule disposant du revenu moyen la surface accessible en m2 par le crédit immobilier (hors apport personnel), dans les principaux pays de la zone euro. Après une chute au cours des années 2000 du fait de la hausse des prix immobiliers (à l’exception notable de l’Allemagne), la surface accessible a augmenté depuis la crise de 2008, notamment grâce à la baisse des taux d’intérêt.

Graphique 1 : Surface accessible par le crédit en m² par pays
Graphique 1 : Surface accessible par le crédit en m² par pays Sources : Calculs auteurs ; Banque de France, OCDE, BCE, HouseLev

Par Cyril Couaillier, Dorian Henricot et Julien Idier

On estime à 187 Mds€ la dette brute des entreprises dites « à risque » fin 2018 en France. Une hausse de 100 points de base de leurs coûts de financement pourrait entrainer une augmentation de ce montant de 60%, susceptible de fragiliser le système financier. Ce résultat conforte les mesures prises par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) dès 2018 pour assurer la résilience du système bancaire.

Graphique 1 : Dette brute à risque des groupes français
Graphique 1 : Dette brute à risque des groupes français Source : FIBEN Groupe, calcul des auteurs. Note : ICR = Interest Coverage Ratio, soit le ratio de couverture des charges d’intérêt au regard des revenus ; levier net défini comme le ratio de la dette nette des liquidités sur les fonds propres.

Par Patrick Branthomme et Véronique Genre

Trois ans après le démarrage de Bloc-notes Éco, une enquête a été réalisée auprès de son lectorat pour mieux le connaître et pour affiner les choix thématiques dans l’année à venir. L’occasion de faire un retour sur les résultats et de remercier toutes celles et ceux qui ont accepté de participer à cette enquête de satisfaction.

Par Antonin BergeaudGilbert CetteRémy Lecat. Ce billet a été d’abord publié en anglais sur vox.eu.

Dans la plupart des économies avancées, les taux d'intérêt réels à long terme et la croissance de la productivité ont diminué sur les deux dernières décennies. Ce billet montre comment une relation circulaire relie ces deux grandeurs. Le vieillissement démographique ayant pesé sur les taux, cette relation circulaire convergerait, en l’absence de choc technologique, vers un équilibre de faible croissance et de faibles taux d'intérêt.

Graphique 1 : Simulation de la réponse de la productivité globale des facteurs (PGF) à un choc technologique aux États-Unis (rouge) et dans la zone euro (noir)
Graphique 1: Simulation de la réponse de la productivité globale des facteurs (PGF) à un choc technologique aux États-Unis (rouge) et dans la zone euro (noir) Source : Bergeaud, Cette et Lecat (2019)

Par Jean Barthélemy et Eric Mengus

L’ancrage des anticipations d’inflation résulte d’un équilibre entre les anticipations du secteur privé sur les actions futures de la banque centrale et les actions de cette dernière. Cet équilibre est souvent réduit à un problème de règle de politique monétaire. Si l’adoption d’une règle aide à la formation des anticipations d’inflation, elle n’est cependant pas suffisante à leur ancrage définitif.

Par Philippe Aghion (LSE, Collège de France et CEPR), Antonin Bergeaud, Gilbert Cette, Rémy Lecat, Helene Maghin (KU Leuven). Note : ce billet a été d’abord publié en anglais sur vox.eu

Quel est l’impact sur la productivité des contraintes de crédit ? Un durcissement de ces contraintes rend plus difficile le financement de l’innovation, avec à long terme des effets néfastes sur la productivité. Mais cela pousse également les entreprises en place les moins performantes à sortir du marché, facilitant l’arrivée d’entreprises plus performantes. La combinaison de ces deux effets opposés génère une relation en U inversé entre l’accès au crédit et la productivité.

Graphique 1 : Écart de taux d’intérêt sectoriel et croissance de la productivité (PGF)
Graphique 1 : Écart de taux d’intérêt sectoriel et croissance de la productivité (PGF)

Par Bruno Cabrillac et Baptiste Meunier

Les positions extérieures nettes (PEN) des pays du G20 divergent depuis 1990. Si cela résulte en partie de déséquilibres persistants des soldes de biens et services, les PEN ont leur propre dynamique : le portefeuille génère revenus et plus ou moins-values. Cette dynamique a eu un effet stabilisateur au prix de risques financiers pour certains débiteurs, par ex. les États-Unis, et d’une accumulation excessive d’actifs sûrs par certains créditeurs.

Graphique 1 – Effets financiers et facteurs réels Sources : Lane et Milesi-Ferretti (2017), calculs des auteurs

1er prix du concours organisé par Bloc-notes Éco, édition 2019 - Par Nicolas Laine (ESCP)

La révolution technologique, parce qu’elle pénètre toutes les sphères de notre vie quotidienne, suscite nombre d’interrogations. Espoirs réels ou inquiétudes légitimes ? Pour démêler le vrai du faux, intéressons-nous à cette petite conversation entre deux amis, entendue au détour de la rue Croix des Petits Champs…

Source : auteur, avec l’aide d’Ariane Mostamandy pour les dessins

Par Florian Lalanne et Irena Peresa

En réponse à l’ouverture accrue du compte de capital de la Chine, les principaux indices d’investissement ont commencé à intégrer des titres libellés en renminbi. Cela devrait soutenir les investissements de portefeuille en Chine et accroître la corrélation entre prix des actifs domestiques et facteurs externes. Les conséquences pour les autres marchés émergents sont incertaines.

Graphique 1 : Composition de l’indice MSCI Emerging Markets (en %).
Graphique 1 : Composition de l’indice MSCI Emerging Markets (en %). Source : MSCI. Note : L’indice est composé d’actions. Les actions A chinoises sont des actions libellées en renminbi négociées à Shanghai et à Shenzhen, tandis que les actions offshore sont principalement négociées à Hong-Kong.

Si la pérennité d’une expansion peut intuitivement être associée à son âge, l’étude des données historiques du PIB de la zone euro révèle que ce n’est pas le cas. Les expansions âgées ne sont pas plus susceptibles de disparaître que les jeunes. À l’instar des Elfes de J.R.R Tolkien, les expansions sont « biologiquement immortelles » : elles ne meurent pas de vieillesse, mais de causes exogènes.

La pérennité des expansions ne dépend pas de leur âge
Graphique 1 – La pérennité des expansions ne dépend pas de leur âge Source : Calcul de l’auteur. Le modèle de Durland et McCurdy (1994) est appliqué au taux de croissance de la zone euro.

Par S. Avouyi-Dovi et G. Horny

La Banque de France mène une politique de mécénat pour la recherche via des partenariats et l’action de sa Fondation. Les partenariats sont des collaborations avec des institutions de recherche françaises tandis que la Fondation favorise les travaux de recherche par l’octroi de bourses ou divers prix à des chercheurs en France ou à l’étranger. En quoi consiste le mécénat de la Banque de France ?

Par Patrick Branthomme et Laurent Paul

Lancées en septembre 2013 par les autorités chinoises, les « nouvelles routes de la soie » visent à mieux connecter l’Asie et l’Europe. Celle-ci doit défendre au mieux ses intérêts économiques et le cadre multilatéral. Elle pourra prendre appui sur les récentes avancées du G20 qui a établi des principes sur la transparence des financements, la qualité des infrastructures et le respect des normes environnementales et sociétales.

Les couloirs d’échanges terrestres et maritimes de la BRI Source: Hong Kong Trade Development Council (HKTDC) Research

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