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Par B. Cabrillac, L. Jacolin, A. Noah

L’intensification de la concurrence dans les pays d’Afrique subsaharienne (ASS) a un impact ambigu sur le risque de crédit. L’amélioration de la gestion et de l’intermédiation opérées par les établissements qu’elle induit peut, à partir d’un certain seuil, être compensée par des prises de risque croissantes. Renforcer les dispositifs prudentiels permettrait de tirer le meilleur parti de la concurrence bancaire.

Graphique 1 : La concurrence bancaire réduit-elle ou accroit-elle le risque de crédit en ASS ?
Graphique 1 : La concurrence bancaire réduit-elle ou accroit-elle le risque de crédit en ASS ? Source : Brei et al, 2018. Relation entre degré de concurrence bancaire (l’indice de Lerner, compris entre 0 et 1, mesure le pouvoir de marché des banques) et risque de crédit (Prêts non-performants : créances douteuses / total crédits)

Par Christoph Grosse Steffen (avec Marcel Fratzscher et Malte Rieth)

Dans les pays en ciblage strict de l’inflation, la croissance est plus soutenue et l’inflation plus faible après de grands chocs dus à des catastrophes naturelles. Le ciblage de l’inflation peut donc être un important amortisseur de chocs, essentiellement grâce un policy mix différent. Une flexibilisation du régime de ciblage pourrait rendre la stabilisation des futures récessions plus difficile.

Les avantages du ciblage de l’inflation (=vert foncé) en cas de catastrophes importantes
Graphique 1 : Les avantages du ciblage de l’inflation (=vert foncé) en cas de catastrophes importantes Note. Effets d’une catastrophe naturelle pour laquelle les sinistres déclarés représentent 1% du PIB au trimestre t=0. Pays en ciblage d’inflation = gris foncé, pays sans ciblage d’inflation = vert clair. Source : Fratzscher, Grosse Steffen & Rieth (2017)

Par Emmanuelle Politronacci, Elodie Ninlias, Enda Palazzeschi, Ghjuvanni Torre

Dans une union monétaire, la quantité de billets circulant dans un Etat membre est inconnue car les migrations transfrontières de billets ne peuvent pas être tracées. Il existe plusieurs approximations qui ont l’inconvénient de varier du simple au triple. Néanmoins, la mise en circulation de la nouvelle gamme des billets en euros, ainsi que des enquêtes, permettent de préciser ces chiffres. Seulement 10% des billets émis par la France seraient utilisés à des fins de transaction en France.

Estimations du montant des billets en circulation toutes coupures confondues : des résultats disparates (2015)
Graphique 1 : Estimations du montant des billets en circulation toutes coupures confondues : des résultats disparates (2015) Source : BdF, à partir des données du Currency Information System de l’Eurosystème

Par Benjamin Bureau et Thibault Libert

Les défaillances d’entreprises ont connu en 2016-2017 leur plus fort recul depuis l’an 2000. La question de l’impact des défaillances est souvent réduite dans les débats publics aux conséquences négatives à court terme, en particulier sur l’emploi et les créanciers. Nous montrons qu’il peut aussi en découler des effets plus positifs à moyen-long terme, liés à la réallocation des ressources vers des entreprises plus productives.

Graphique 1 : Recul confirmé du nombre de défaillances d'entreprises en France en 2017 Note : Nombre de défaillances dans l’année, sauf pour 2018 où il s’agit du cumul sur 12 mois à fin février 2018. Source : Banque de France – base FIBEN.

On assimile souvent réduction des déséquilibres du compte des transactions courantes et résorption des exportations ou des importations. Toutefois, les éléments hérités du passé peuvent développer leur propre dynamique en raison des flux de revenus qu’ils engendrent. En effet, quand les engagements extérieurs sont importants, l’ajustement du compte courant peut être entravé par des flux de revenus négatifs élevés et ce malgré des améliorations substantielles du solde commercial.

Figure 1 Dynamique des comptes courants
Figure 1 Dynamique des comptes courants Source : BoPS, FMI. Notes : Export. pétrole = Exportateurs de pétrole.

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