Participez au Concours du Bloc-Notes-Eco 2021 ouvert aux étudiants
Billet n°219
Publié le 11/06/2021

Par Vanessa Doucinet, David Ly et Ghjuvanni Torre

Entre fin décembre 2019 et fin mars 2021, la dette brute des entreprises s’est accrue de 224 milliards d’euros, tandis que leur trésorerie a progressé de 215 milliards. Une première analyse des 205 392 bilans reçus par la Banque de France permet de décomposer plus finement ces chiffres globalement rassurants : 6 à 7% du total des entreprises cotées pourraient être confrontées à des difficultés lors de la levée des mesures d’accompagnement.

Graphique 1 : évolution de l’endettement financier brut et de la trésorerie des entreprises étudiées Source : Banque de France – Direction des entreprises. Lecture du quadrant sensible, disque rouge : 11,4% d’entreprises n’ayant pas souscrit de PGE dont l’endettement brut a augmenté de 22% et la trésorerie a diminué de 33%.
Billet n°218
Publié le 02/06/2021

Par Julia Schmidt et Olivier Sirello

Depuis le début de la pandémie en 2020, les résidents de la zone euro ont fortement ajusté leurs investissements de portefeuille à l’international. De fortes ventes d’actifs étrangers en mars 2020 ont été suivies par des achats importants de titres à l’étranger. En parallèle, les non-résidents ont acheté des titres de dette émis par la zone euro, notamment de court terme.

Graphique 1:  la zone euro a massivement acheté des titres américains à partir du deuxième trimestre 2020
Graphique 1: la zone euro a massivement acheté des titres américains à partir du deuxième trimestre 2020 Source : Banque Centrale Européenne.
Billet n°217
Publié le 18/05/2021

En dépit de soutiens financiers internationaux significatifs, les pays à faible revenu (PFR) devraient garder de la crise des séquelles plus fortes que les pays avancés ou émergents. Renforcer le filet de sécurité financière mis en place par le FMI pour les PFR est dans l’intérêt de tous, afin d’éviter que ces pays ne deviennent les maillons faibles des risques mondiaux, notamment sanitaires ou climatiques.

Graphique 1 : Évolution moyenne du PIB par tête
Graphique 1 : Évolution moyenne du PIB par tête Source : FMI (WEO, REO, avril 2021)
Billet n°216
Publié le 12/05/2021

Par Grâce Constant, Andréa Tran Van Hong et Marie Rouger 

Face à la crise de la Covid-19, alors que l’économie de la Nouvelle-Calédonie, fortement dépendante du nickel, résiste dans un marché mondial bien orienté, celle de la Polynésie Française se montre plus vulnérable aux restrictions sanitaires, compte tenu du poids du tourisme. L’impact est toutefois limité grâce aux services non marchands, facteur important de résilience dans les deux territoires.

Graphique 1 : Caractéristiques économiques des collectivités d’outre-mer (COM) dans l’Océan Pacifique.
Graphique 1 : Caractéristiques économiques des collectivités d’outre-mer (COM) dans l’Océan Pacifique. Source : Insee
Billet n°215
Publié le 07/05/2021

Par Florian Bonnet, Hippolyte d’Albis et Aurélie Sotura

Depuis cent ans, les écarts de revenus interdépartementaux par adulte n’ont cessé de diminuer. La diagonale des faibles revenus, autrefois très marquée du nord-ouest au sud-est, a laissé place à une « diagonale des faibles densités de population » qui s’étend aujourd’hui du nord-est au sud-ouest.

Graphique 1. Coefficient de Gini du revenu par adulte entre les 90 départements, 1922-2015
Graphique 1. Coefficient de Gini du revenu par adulte entre les 90 départements, 1922-2015 Source : archives fiscales et calculs des auteurs.
Billet n°214
Publié le 05/05/2021

Par Mathilde Gerardin et Jean-François Ouvrard

Dans l’Enquête Mensuelle de Conjoncture (EMC) réalisée fin février-début mars 2021, les chefs d’entreprise ont été interrogés sur les coûts organisationnels liés à la COVID et leur capacité à les répercuter dans leurs prix de vente. Ces coûts sont parfois élevés pour certains secteurs mais la capacité à les transmettre aux prix serait en général limitée. Au final, les conséquences directes et indirectes sur le niveau général des prix à la consommation seraient donc a priori faibles, entre 0,1 à 0,3 point de pourcentage, mais ces coûts pourraient peser sur les marges de certaines entreprises.

Graphique 1 : Impact direct sur les prix de vente des surcoûts liés aux mesures sanitaires (en %)
Graphique 1 : Impact direct sur les prix de vente des surcoûts liés aux mesures sanitaires (en %) Source : Enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France Note : Dans les services à la personne, l’impact moyen des surcoûts liés aux mesures sanitaires sur le prix final payé par le client est de 0,56 %.
Billet n°213
Publié le 28/04/2021

Par Rafael Cezar et Fabio Grieco

Si le principe d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) de l’Europe est prévu, son calibrage reste débattu. Ce billet présente trois scénarios faisant varier les modalités de calcul de l’assiette et le périmètre du mécanisme. Ces choix ont des conséquences importantes : les gains en termes de réduction de CO2 peuvent varier du simple au triple selon le scénario choisi.

Billet n°212
Publié le 23/04/2021

Par Sylvérie Herbert, Maria Sole Pagliari et Adrian Penalver

Les coûts d’emprunt diminuent dans les économies avancées depuis plusieurs décennies, en particulier sur la partie longue de la courbe des rendements, et sans que la pandémie de coronavirus n’interrompe cette évolution. Même les obligations à long terme émises par certaines sociétés privées dans la zone euro se négocient à des taux d’intérêt négatifs. Cette diminution des coûts d’emprunt reflète principalement une baisse du taux d’intérêt naturel réel causée par le vieillissement de la population et le ralentissement de la croissance de la productivité, mais aussi une compression plus récente de la partie longue de la courbe des rendements sous l’effet des achats d’obligations par les banques centrales.

Figure 1 : Rendements souverains à dix ans et achats d’actifs
Figure 1 : Rendements souverains à dix ans et achats d’actifs Sources : Bloomberg, BCE.
Billet n°211
Publié le 20/04/2021

Par Benjamin Bureau, Anne Duquerroy, Mathias Lé et Frédéric Vinas (Banque de France), Julien Giorgi et Suzanne Scott (Insee)

Depuis le début de la crise sanitaire, la Banque de France et l’INSEE estiment chaque mois la perte d’activité des entreprises, secteur par secteur. Ces enquêtes mensuelles se sont avérées être un baromètre fiable et quasiment en temps réel de l’effet des restrictions. Parallèlement, nos deux institutions ont lancé un travail commun, différent et complémentaire sur le plan méthodologique : il est fondé ex post sur les chiffres d’affaires réels des entreprises (mesurés par les déclarations de TVA), il compare le « choc d’activité » à un contrefactuel qu’aurait été le chiffre d’affaires en l’absence de choc sanitaire, et il permet une analyse plus fine infrasecteur. Ce blog en présente les premiers résultats, cohérents avec nos enquêtes mensuelles. Ils seront ensuite prolongés par une analyse ex post de la situation de trésorerie et financière des entreprises.

Graphique 1 - Évolution du choc d’activité économique agrégé au cours de l’année 2020
Graphique 1 - Évolution du choc d’activité économique agrégé au cours de l’année 2020 Source : données de TVA (DGFiP). Calculs des auteurs
Billet n°210
Publié le 14/04/2021

Par Oustry Antoine, Erkan Bünyamin, Svartzman Romain et Weber Pierre-François

Les titres acceptés en garantie par l’Eurosystème dans le cadre de sa politique de collatéral ne sont dans l’ensemble pas « alignés » sur les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, et sont donc a priori exposés aux risques climatiques dits de transition. Un meilleur « alignement » des pools de collatéral mobilisés par chaque contrepartie semble techniquement possible, mais soulève des questions méthodologiques.

Chart 1: Coverage rate and climate alignment of the pools of collateral pledged by Eurosystem counterparties, based on the methodology developed by Carbon4Finance
Graphique 1 : Taux de couverture des données et « alignement » climatique des pools de collatéral mobilisés par les contreparties de l’Eurosystème, selon la méthodologie développée par Carbon4Finance Sources : Carbon4Finance, Eurosystème, calcul des auteurs
Billet n°209
Publié le 25/03/2021

Par Emmanuel Cerclé, Hervé Le Bihan et Michaël Monot

Les bilans des banques centrales ont fortement augmenté, sous l’effet des politiques monétaires « non conventionnelles » mises en place face à la crise de 2008, puis à celle de la Covid-19. En raison des programmes d’achats nets d’actifs en place, ils sont encore en expansion. Toutefois, à plus long terme, leur taille pourrait se stabiliser, puis se replier graduellement, lorsque l’inflation sera durablement revenue au voisinage de l’objectif. L’ajustement de la taille de leur bilan devrait néanmoins demeurer dans la boîte à outils des banques centrales.

Graphique 1 : Évolution des bilans de l’Eurosystème, de la FED et la BoJ (en montant et en % du PIB) Source : BCE, FED, BoJ, Eurostat
Billet n°208
Publié le 12/03/2021

Par Samuel Bieber

Le tiering, ou mécanisme à 2 paliers, appliqué depuis plus d’un an dans la zone euro, permet d’exempter de taux d’intérêt négatifs une partie des réserves détenues par les banques auprès de la banque centrale. Ce mécanisme a été mis en place afin de soutenir la transmission de la politique monétaire par le canal des banques. Il n’a pas eu d’effets indésirables sur les taux du marché monétaire.

Graphique 1 : Excédents de liquidité exemptés et non exemptés de taux négatifs (milliards d’euros)
Graphique 1 : Excédents de liquidité exemptés et non exemptés de taux négatifs (milliards d’euros) Source : Banque de France, Banque centrale européenne

Pages