Billet n°294
Publié le 08/12/2022

En outre-mer, les ménages sont plus exposés aux catastrophes naturelles qu’en France métropolitaine, avec une augmentation de 20 % de la sinistralité prévue en 2050. Pourtant, ils sont bien moins nombreux à être assurés, alors même que l’offre d’assurance y est développée et réglementée. La faible souscription est principalement due à des logements non assurables et à l'anticipation de l'assistance.

Photo 1 : Effets de l’ouragan Maria, Guadeloupe, 2017
Photo 1 : Effets de l’ouragan Maria, Guadeloupe, 2017 Source: https:// File:Dégats Ouragan Maria (Aprés son Passage).jpg — Wikimedia Commons
Billet n°293
Publié le 02/12/2022

Par Sebastian Stumpner

Dans le cadre de sa politique zéro-Covid, la Chine recourt à des confinements régionaux pour limiter la propagation du virus. Ce blog estime leurs effets sur le commerce chinois. Si la plupart des confinements n’ont pas d’effet visible, ils entravent néanmoins le commerce quand ils sont très sévères. Celui particulièrement strict imposé à Shanghai en avril 2022 a réduit le commerce chinois total de 3-4 %.

Graphique 1 : Effondrement des exportations de la province de Shanghai durant le confinement de Shanghai
Graphique 1 : Effondrement des exportations de la province de Shanghai durant le confinement de Shanghai
Billet n°292
Publié le 25/11/2022

Depuis le mois de juillet 2022, la BCE a relevé ses taux directeurs de 200 points de base au total, successivement 50 pb puis deux fois 75 pb, soit les hausses les plus fortes depuis sa création. Dans quelle mesure se sont-elles transmises au marché monétaire, première étape de la transmission de la politique monétaire ? Sur le marché non sécurisé (€STR), la transmission a été presque parfaite, mais sur le marché sécurisé (repo), elle est restée incomplète.

Graphique 1 : Variations des taux du marché monétaire en blanc (juillet-novembre 2022) Source : BCE, Statistical Data Warehouse (Entrepôt de données statistiques). Note : DFR = Taux de la facilité de dépôt.
Billet n°291
Publié le 18/11/2022

Par Pauline Bacos et Naelle Verniest

Les Sustainability-linked bonds (SLB) ont un format innovant permettant de lier le taux d’intérêt d’une dette à l’atteinte d‘objectifs environnementaux, sociaux ou de gouvernance. Beaucoup de SLB comportent aujourd’hui des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce mécanisme doit néanmoins contraindre davantage les émetteurs pour devenir un véritable outil de décarbonation.

Graphique 1 : Mécanismes des titres SLB
Graphique 1 : Mécanismes des titres SLB Source : Banque de France Note : Un step-up est une hausse de coupon appliquée en cas de non-atteinte d’un objectif ESG. Un step-down est une baisse de coupon appliquée en cas d’atteinte d’un objectif ESG. Ces mécanismes sont définis à l’émission.
Billet n°290
Publié le 10/11/2022

Par Thibault Lemaire et Paul Vertier

Les hausses des prix mondiaux des matières premières depuis mi-2020 ont alimenté l’inflation en Afrique. Une nouvelle méthode d’estimation montre qu’elles seraient transmises à hauteur de 30 % aux prix à la consommation du continent, un chiffre supérieur aux estimations existantes. L’effet est plus marqué dans les pays à faible revenu et là où l’alimentation pèse le plus dans la consommation.

Graphique 1 : Effet d’une hausse de 1 % des prix des matières premières sur les prix à la consommation en Afrique
Graphique 1 : Effet d’une hausse de 1 % des prix des matières premières sur les prix à la consommation en Afrique Source : Calculs des auteurs fondés sur la méthode des projections locales. Données Banque mondiale, Fonds monétaire international (FMI), The International Disaster Database (EM-DAT), Armed Conflict Location and Event Data Project (ACLED).
Billet n°289
Publié le 04/11/2022

Par Amélie Robinette

En 2022, la place financière de Paris conserve son rang sur les marchés des changes et des dérivés de taux de gré à gré dans le monde. Le volume d’activité y est en nette hausse depuis trois ans, tiré par une forte internationalisation et facilité par une numérisation croissante.

Tableau 1 : La France, au 7e rang mondial sur le marché des changes, au 5e pour les dérivés de taux
Tableau 1 : La France, au 7e rang mondial sur le marché des changes, au 5e pour les dérivés de taux Source : Banque de France pour la France, BRI pour les données mondiales
Billet n°288
Publié le 28/10/2022

Par Barbara Castelleti Font et Véronique Genre

Depuis 2007, le déficit récurrent du compte courant français tend à s’aggraver. Toutefois, le solde des échanges de services et celui des revenus primaires, traditionnellement excédentaires, limitent voire compensent le déficit des échanges de biens, qui a atteint un niveau record en 2021 du fait notamment de la facture énergétique. La France a ainsi récemment renoué avec l’excédent courant, en 2019 puis en 2021. La pérennité de cet excédent courant est toutefois loin d’être acquise.

Graphique 1. France : solde des transactions courantes (% du PIB)
Graphique 1. France : solde des transactions courantes (% du PIB) Source : Banque de France et Insee
Billet n°287
Publié le 19/10/2022

Par Lionel Fontagné, Fabio Grieco, Pierre-François Weber

L’analyse des résultats de récentes simulations du FMI montre que la proposition novatrice d’un prix plancher du carbone laisse ouverte la question de la répartition de l’effort entre pays et des fuites de carbone. Dès lors, des pistes complémentaires pourraient être approfondies, notamment l’articulation avec une taxe carbone aux frontières, ainsi que l’équivalence prix-carbone des mesures réglementaires.

Graphique 1 : Couverture et prix des principaux dispositifs de tarification carbone à l’échelle internationale
Graphique 1 : Couverture et prix des principaux dispositifs de tarification carbone à l’échelle internationale
Billet n°286
Publié le 14/10/2022

Par Boris Julien-Vauzelle, Camille Jehle, Jean-Baptiste Gossé

En 2021 et au 1er semestre 2022, les start-ups européennes ont levé des montants records et 68 ont atteint le statut de « licorne ». Cette dynamique a jusqu’ici reposé sur l’intervention croissante d’investisseurs américains et asiatiques, en particulier pour les levées de fonds de grande ampleur, soulignant l’impératif pour l’Union Européenne (UE) de renforcer son propre secteur du capital-risque.

Graphique 1 : Origine des investisseurs selon le montant des levées de fonds des start-ups de l’UE27 (2016-2021)
Graphique 1 : Origine des investisseurs selon le montant des levées de fonds des start-ups de l’UE27 (2016-2021) Source : calculs de la Banque de France, à partir de données Crunchbase (au 31/07/2022)
Billet n°285
Publié le 07/10/2022

Par Camille Cornand (Univ Lyon, CNRS, GATE), Paul Hubert

La politique monétaire consiste en partie à piloter les anticipations d’inflation des différents agents. De nouveaux éléments, issus de données américaines, sur la fréquence hétérogène de révision des prévisions et sur les désaccords au sein et entre diverses catégories d’agents suggèrent qu’un ciblage de la communication sur des groupes spécifiques pourrait être un précieux outil pour les banquiers centraux.

Figure 1 – Distribution des anticipations d’inflation aux États-Unis
Figure 1 – Distribution des anticipations d’inflation aux États-Unis Source : Calculs des auteurs.
Billet n°284
Publié le 26/09/2022

Par Bruno Terrien 

Les retards de paiement constituent une faiblesse structurelle des entreprises ultramarines. En incitant à accélérer le recouvrement des créances clients, la crise sanitaire a permis une baisse significative du besoin de trésorerie lié aux délais de paiement. Néanmoins, les entreprises confrontées aux retards les plus longs n’ont pas bénéficié de cet allègement.

Graphique 1 : Écarts des délais de paiement entre les outre-mer et l’Hexagone
Graphique 1 : Écarts des délais de paiement entre les outre-mer et l’Hexagone Source : IEDOM – base Fiben
Billet n°283
Publié le 19/09/2022

Par Nicoletta Berardi, Benjamin Bureau et Frédéric Delamarre.

Ce billet évalue la situation financière des PME françaises à fin mars 2022, soit après deux ans de crise de la Covid-19, et au tout début de la guerre en Ukraine. Il ressort que la grande majorité des PME ont bien résisté à la crise sanitaire, en maitrisant notamment leur endettement bancaire net.

Graphique 1 : Répartition des PME en fonction du caractère plus ou moins élevé de leur endettement bancaire net (en % du nombre d’entreprises)
Graphique 1 : Répartition des PME en fonction du caractère plus ou moins élevé de leur endettement bancaire net (en % du nombre d’entreprises) Source : Banque de France, Anacredit et collecte ad hoc sur les dépôts bancaires.

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