Les résultats du concours seront annoncés cet automne
Billet n°225
Publié le 28/07/2021

Par Benjamin Bureau, Anne Duquerroy, Julien Giorgi, Mathias Lé, Suzanne Scott et Frédéric Vinas

Sans mesures de soutien, les chocs de trésorerie (à financement inchangé) subis par les entreprises françaises en 2020 auraient été plutôt négatifs mais surtout très hétérogènes, y compris au sein d’un même secteur d’activité. Les mesures de soutien ramènent la proportion des chocs négatifs (et positifs) à celle d’une année normale et en réduisent la dispersion, même si, aux deux extrémités, les chocs très importants sont moins rares qu’habituellement.

Graphique 1. Part des entreprises avec choc de trésorerie positif ou négatif en 2020
Graphique 1. Part des entreprises avec choc de trésorerie positif ou négatif en 2020 Source : Bureau et al. (2021a).
Billet n°224
Publié le 23/07/2021

Par Franck Lemaire, Loriane Py, Jean-Pierre Villetelle et Frédéric Vinas

L’analyse d’un échantillon de près de 180 000 PME confrontées à la crise sanitaire montre que la très grande majorité de celles ayant contracté de la dette en 2020 a en partie conservé ces fonds en trésorerie. Dans un contexte de retrait progressif des aides gouvernementales, nous évaluons également dans quelle mesure les entreprises pourront faire face à leur dette en fonction de leur niveau d’activité.

Graphique 1 :  tableau de flux de trésorerie 2019 et 2020 des PME (pour 100 euros de chiffre d’affaires)
Graphique 1 : tableau de flux de trésorerie 2019 et 2020 des PME (pour 100 euros de chiffre d’affaires) Source : Banque de France, base FIBEN 2019 et 2020, échantillon de PME exposées à la crise sanitaire en 2020. Note : BFRE, Besoin en fond de roulement d’exploitation ; BFRHE, Besoin en fond de roulement hors exploitation.
Billet n°223
Publié le 14/07/2021

Par Antoine Berthou et Sebastian Stumpner

Les confinements imposés par les gouvernements durant la pandémie de Covid-19 ont contribué aux perturbations du commerce international de biens. Nous montrons que les échanges bilatéraux ont davantage diminué lors des premiers confinements, plus stricts, introduits au printemps 2020. En outre, l’impact quantitatif des confinements sur le commerce s’est atténué au second semestre 2020, notamment dans le cas du pays exportateur.

Graphique 1 : Affaiblissement progressif en 2020 de l’effet des confinements sur le commerce bilatéral
Graphique 1 : Affaiblissement progressif en 2020 de l’effet des confinements sur le commerce bilatéral
Billet n°222
Publié le 02/07/2021

Par Pierre Sicsic

En France en 2020, le creusement du déficit public a été plus fort qu’en 2009 et accompagné d’une détérioration du déficit extérieur. Ainsi, le besoin de financement de la Nation (ménages, entreprises et administrations) s’est élargi en 2020, à la différence de 2009, avec un creusement du besoin de financement des sociétés financières et non financières.

Graphique 1 : capacités de financement par secteur (en points de PIB)
Graphique 1 : capacités de financement par secteur (en points de PIB) Note : Sociétés pour sociétés financières et sociétés non financières.
Billet n°221
Publié le 25/06/2021

Par Hadrien CAMATTE, Théophile LEGRAND et Quoc-Trieu LE

L'évaluation du degré d'appétit des investisseurs pour le risque est d’intérêt pour la stabilité financière et pour l’analyse des marchés. Ce billet présente un indicateur d’appétit pour le risque développé à la Banque de France et illustre son apport à la compréhension des impacts de marché depuis le début de la crise de la COVID-19.

Graphique 1 : Indicateur d’appétit pour le risque depuis début 2020
Graphique 1 : Indicateur d’appétit pour le risque depuis début 2020 Sources : Bloomberg, calculs des auteurs
Billet n°220
Publié le 18/06/2021

Par Thomas Ferrière, Dorian Henricot 

Les dynamiques de prix de l’immobilier professionnel et de l’immobilier résidentiel sont très corrélées en France, à la fois historiquement et géographiquement. La crise sanitaire constitue initialement un choc asymétrique affectant plutôt la demande d’immobilier professionnel. Nous montrons néanmoins qu’une baisse des prix dans ce secteur pourrait affecter les prix de l’immobilier résidentiel, particulièrement dans les zones où l’offre est la plus contrainte.

Graphique 1 : croissance annuelle des prix des bureaux et des logements en moyenne nationale, et distribution par département.
Graphique 1 : croissance annuelle des prix des bureaux et des logements en moyenne nationale, et distribution par département.
Billet n°219
Publié le 11/06/2021

Par Vanessa Doucinet, David Ly et Ghjuvanni Torre

Entre fin décembre 2019 et fin mars 2021, la dette brute des entreprises s’est accrue de 224 milliards d’euros, tandis que leur trésorerie a progressé de 215 milliards. Une première analyse des 205 392 bilans reçus par la Banque de France permet de décomposer plus finement ces chiffres globalement rassurants : 6 à 7% du total des entreprises cotées pourraient être confrontées à des difficultés lors de la levée des mesures d’accompagnement.

Graphique 1 : évolution de l’endettement financier brut et de la trésorerie des entreprises étudiées Source : Banque de France – Direction des entreprises. Lecture du quadrant sensible, disque rouge : 11,4% d’entreprises n’ayant pas souscrit de PGE dont l’endettement brut a augmenté de 22% et la trésorerie a diminué de 33%.
Billet n°218
Publié le 02/06/2021

Par Julia Schmidt et Olivier Sirello

Depuis le début de la pandémie en 2020, les résidents de la zone euro ont fortement ajusté leurs investissements de portefeuille à l’international. De fortes ventes d’actifs étrangers en mars 2020 ont été suivies par des achats importants de titres à l’étranger. En parallèle, les non-résidents ont acheté des titres de dette émis par la zone euro, notamment de court terme.

Graphique 1:  la zone euro a massivement acheté des titres américains à partir du deuxième trimestre 2020
Graphique 1: la zone euro a massivement acheté des titres américains à partir du deuxième trimestre 2020 Source : Banque Centrale Européenne.
Billet n°217
Publié le 18/05/2021

En dépit de soutiens financiers internationaux significatifs, les pays à faible revenu (PFR) devraient garder de la crise des séquelles plus fortes que les pays avancés ou émergents. Renforcer le filet de sécurité financière mis en place par le FMI pour les PFR est dans l’intérêt de tous, afin d’éviter que ces pays ne deviennent les maillons faibles des risques mondiaux, notamment sanitaires ou climatiques.

Graphique 1 : Évolution moyenne du PIB par tête
Graphique 1 : Évolution moyenne du PIB par tête Source : FMI (WEO, REO, avril 2021)
Billet n°216
Publié le 12/05/2021

Par Grâce Constant, Andréa Tran Van Hong et Marie Rouger 

Face à la crise de la Covid-19, alors que l’économie de la Nouvelle-Calédonie, fortement dépendante du nickel, résiste dans un marché mondial bien orienté, celle de la Polynésie Française se montre plus vulnérable aux restrictions sanitaires, compte tenu du poids du tourisme. L’impact est toutefois limité grâce aux services non marchands, facteur important de résilience dans les deux territoires.

Graphique 1 : Caractéristiques économiques des collectivités d’outre-mer (COM) dans l’Océan Pacifique.
Graphique 1 : Caractéristiques économiques des collectivités d’outre-mer (COM) dans l’Océan Pacifique. Source : Insee
Billet n°215
Publié le 07/05/2021

Par Florian Bonnet, Hippolyte d’Albis et Aurélie Sotura

Depuis cent ans, les écarts de revenus interdépartementaux par adulte n’ont cessé de diminuer. La diagonale des faibles revenus, autrefois très marquée du nord-ouest au sud-est, a laissé place à une « diagonale des faibles densités de population » qui s’étend aujourd’hui du nord-est au sud-ouest.

Graphique 1. Coefficient de Gini du revenu par adulte entre les 90 départements, 1922-2015
Graphique 1. Coefficient de Gini du revenu par adulte entre les 90 départements, 1922-2015 Source : archives fiscales et calculs des auteurs.
Billet n°214
Publié le 05/05/2021

Par Mathilde Gerardin et Jean-François Ouvrard

Dans l’Enquête Mensuelle de Conjoncture (EMC) réalisée fin février-début mars 2021, les chefs d’entreprise ont été interrogés sur les coûts organisationnels liés à la COVID et leur capacité à les répercuter dans leurs prix de vente. Ces coûts sont parfois élevés pour certains secteurs mais la capacité à les transmettre aux prix serait en général limitée. Au final, les conséquences directes et indirectes sur le niveau général des prix à la consommation seraient donc a priori faibles, entre 0,1 à 0,3 point de pourcentage, mais ces coûts pourraient peser sur les marges de certaines entreprises.

Graphique 1 : Impact direct sur les prix de vente des surcoûts liés aux mesures sanitaires (en %)
Graphique 1 : Impact direct sur les prix de vente des surcoûts liés aux mesures sanitaires (en %) Source : Enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France Note : Dans les services à la personne, l’impact moyen des surcoûts liés aux mesures sanitaires sur le prix final payé par le client est de 0,56 %.

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