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Par Liang Bai (Université d’Édimbourg) et Sebastian Stumpner (Banque de France)

Ces dernières années, la part des importations chinoises dans les dépenses des États-Unis a rapidement augmenté. Des données détaillées sur la consommation des ménages américains (2004-2015) permettent d’estimer que la pénétration chinoise a freiné la hausse des prix des biens de consommation échangeables d’environ 0,2 pp par an. Ceci représente, toutes choses égales par ailleurs, une réduction du coût de la vie d’environ 200 dollars par ménage en 2015.

Graphique 1 : La Chine est devenue le principal exportateur de biens vers les États-Unis.
Graphique 1 : La Chine est devenue le principal exportateur de biens vers les États-Unis. Source : Calculs des auteurs à partir des données du CEPII et du Bureau d’analyse économique (Bureau of economic analysis – BEA).

Par Jade Al Yahya (Banque de France)

Depuis 2018, l’ACPR et l’AMF étudient l’adaptation des pratiques commerciales des établissements financiers au vieillissement démographique. Les consommateurs les plus âgés sont notamment plus susceptibles de faire l’expérience de la vulnérabilité. Pourtant, selon les premiers résultats de l’analyse, une offre commerciale fondée sur le seul critère de l’âge, le plus couramment utilisé aujourd’hui, est loin d’être satisfaisante.

Figure 1. Projection de la population de l’Union Européenne par classe d’âge.
Figure 1. Projection de la population de l’Union Européenne par classe d’âge. Source : Eurostat.

Les décisions de politique monétaire requièrent une évaluation préalable de différents scénarios économiques, y compris les plus extrêmes. Apprécié sur la base de l’indice des conditions financières de la Banque de France, le niveau des risques d’origine financière susceptibles de peser sur la distribution de la croissance future du PIB de la zone euro serait aujourd’hui limité.

Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018
Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018 Sources : Eurostat, Banque de France, calculs des auteurs.Note : Ce graphique représente pour chaque trimestre la répartition des prévisions du taux de croissance trimestriel du PIB pour le trimestre suivant, obtenue à partir de l’approche Growth at Risk

Par Guillaume Gaulier (Banque de France), Aude Sztulman (Université Paris-Dauphine) et Deniz Ünal (CEPII)

L’essoufflement de la dynamique des chaînes de valeur mondiales est considéré comme l'une des causes du ralentissement du commerce mondial depuis la crise de 2008. Or, mesurée comme la part des échanges de pièces détachées et composants dans le commerce mondial en volume, et compte tenu de l’évolution du cycle des affaires, le développement des chaînes de valeur internationales se serait poursuivi après la crise.

Graphique 1 : Part des pièces et composants (P&C) dans le commerce manufacturier en volume
Graphique 1 : Part des pièces et composants (P&C) dans le commerce manufacturier en volume Source : Calculs des auteurs à partir de la base WTFC du CEPII (environ 5000 produits pour le commerce bilatéral de plus de 200 pays) et du FMI (écart de production pour le monde).

Par Laurent Abraham et Jean-Baptiste Gossé (Banque de France)

A vingt ans, l’euro bénéficie d’un soutien remarquablement élevé. Toutefois, un paradoxe existe dans l’opinion : chaque État semble considérer que la monnaie unique bénéficie plus aux autres pays. L’amélioration du fonctionnement des institutions nationales et européennes pourrait réduire ce paradoxe et renforcer l’attachement à l’euro.

Graphique 1. Des bénéfices de l’euro davantage perçus au niveau européen qu’au niveau national.
Graphique 1 : Des bénéfices de l’euro davantage perçus au niveau européen qu’au niveau national. Source : Eurobaromètre Flash. Note : Écart moyen entre les bienfaits perçus de l’euro pour l’Union et pour le pays, 2011-2018, hors Lettonie et Lituanie du fait de la période étudiée. Plus le vert est foncé, plus cet écart est marqué.

Par Grégory Levieuge (Banque de France, Université d’Orléans)

Une banque centrale crédible peut orienter plus facilement les anticipations des agents, et par conséquent, les taux d’intérêt de long terme. La crédibilité rendrait donc moins nécessaire un usage intensif des taux directeurs. On relève effectivement une relation inverse entre crédibilité et volatilité des taux d’intérêt.

Lien inverse entre crédibilité et volatilité du taux d’intérêt
Graphique 1 : Lien inverse entre crédibilité et volatilité du taux d’intérêt Note : "Crédibilité" est l’indicateur proposé par Levieuge & Al. (2018), compris entre 0 (crédibilité minimale) et 1 (crédibilité maximale). La variance conditionnelle du taux d’intérêt traduit la volatilité du principal instrument de politique monétaire.

Par Sophie Guilloux-Nefussi, Sophie Haincourt, Edouard Jousselin (Banque de France), et Anne Perrot (Conseil d’Analyse Économique)

La montée en puissance d’acteurs numériques mondiaux avec des modèles d’affaire inédits bouscule les marchés traditionnels. L’économie numérique constitue-t-elle une rupture fondamentale par rapport aux industries d’hier ? En théorie, les principes économiques qui sous-tendent la politique de la concurrence ne sont pas remis en cause. Mais la rapidité des effets de réseaux et l’utilisation de grandes quantités de données personnelles doivent pousser les autorités de la concurrence à adapter leurs outils de contrôle et renforcer leurs compétences numériques.

Source : www.shutterstock.com (515267014)

Par Marie-Anne Rouquier

Bloc-notes-éco étend le champ de ses analyses aux régions avec des contributions du Réseau de la Banque. Ainsi, de façon occasionnelle, Bloc-notes-éco proposera des billets consacrés par exemple à une analyse d’une industrie, une institution économique locale ou un produit d’une région. Ce billet est le premier de ce genre.

Indispensable à l’homme, le sel est une denrée précieuse. Utilisé dans l’histoire comme monnaie d’échange et support de rémunération, il est un produit central de l’économie jusqu’au XIXe siècle. Grâce à ses salines, la Franche-Comté a connu une prospérité remarquable pendant plus de mille ans en exploitant « l’or blanc » de son sous-sol. Restaurées et reconverties, elles revivent aujourd’hui.

Site d'Arc-et-Senans
Site d'Arc-et-Senans Source : Michel Pierre

Par Gilbert Cette, Jimmy Lopez et Jacques Mairesse

L’effet positif sur la productivité d’une réduction des régulations sur le marché des biens et de la législation protectrice de l’emploi explique les nombreuses réformes structurelles dans les pays de l'OCDE. De nouvelles évaluations de la création et du partage des rentes montrent qu’une nouvelle déréglementation du marché des biens pourrait accroître substantiellement la productivité en France et en Italie.

Graphique 1 : Gains de PGF attendus d’une déréglementation des marchés de biens
Graphique 1 : Gains de PGF attendus d’une déréglementation des marchés de biens Sources : Calculs des auteurs fondés sur l’hypothèse d’un passage aux réglementations les plus pro-concurrentielles.

Le US Tax Cuts and Jobs Act mis en œuvre en 2018 a un impact sur l’activité aussi bien nationale qu’internationale des sociétés américaines. Néanmoins, la réduction de l’impôt sur les sociétés n’a eu qu’un effet transitoire sur la composition des revenus des investissements directs étrangers des États-Unis, sans entraîner jusqu’à présent d’amélioration significative du solde commercial.

Source : US Bureau of Economic Analysis (BEA)
Graphique 1. Revenu primaire aux États-Unis Source : US Bureau of Economic Analysis (BEA)

Le secteur bancaire évalue les risques de crédit associés aux emprunteurs. Quelles sont les conséquences à attendre d’une information produite par une tierce partie ? Exploitant un changement dans la méthodologie de cotation de la Banque de France, ce billet montre comment la communication d’une information plus détaillée sur les entreprises permet d’accroître l’offre de crédit à leur bénéfice.

Graphique : Les entreprises dont la cote est affinée obtiennent plus de crédit
Graphique : Les entreprises dont la cote est affinée obtiennent plus de crédit

À l’occasion de la Journée Internationale pour les Droits des Femmes, la Banque de France a organisé le 7 mars une table ronde sur l'impact économique des inégalités de genre, avec Sylvie Goulard, Sous-Gouverneure de la Banque de France, Isabelle Hudon, Ambassadrice du Canada en France, et Peter Praet, Membre du Directoire de la Banque centrale européenne. Ce billet fait écho à ces discussions, pour conclure qu’il y a urgence à agir, à tous les niveaux.

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