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Par Eric Monnet et Angel Gomez

L’écart d’inflation sous-jacente entre États-Unis (US) et zone euro (ZE) est dû essentiellement au poids des loyers dans les indices des prix. Depuis le billet de l’année dernière sur la question, ce constat est confirmé : l’inflation sous-jacente hors loyers est actuellement plus faible aux États-Unis qu’en zone euro, mais l’inflation sous-jacente reste nettement plus élevée aux États-Unis.

Graphique 1 : Inflation sous-jacente vs inflation sous-jacente hors loyers (données trimestrielles). Sources : IPC (BLS) pour les US et IPCH (Eurostat) pour la ZE

En 2017, diverses études ont relancé le débat aux États-Unis sur la place des femmes dans la profession d’économistes, ainsi que sur les freins à lever pour la développer. La part de femmes économistes est faible dans la plupart des pays (19 % en moyenne mondiale), dans tous les champs de l’économie et stagne dans le temps. Il existe cependant des différences entre pays. En France, par exemple, la part des femmes est un peu plus élevée, notamment pour les maîtres de conférence.

Carte 1 : Part de femmes-économistes par pays Source : Female representation in Economics, RePEc, janvier 2018

Par Yannick Kalantzis et Jean-François Ouvrard

Une hausse de 10 EUR du prix du pétrole augmente les prix à la consommation de 0,4% en zone euro et en France. Une partie non négligeable de cette hausse vient des composantes hors énergie des prix à la consommation. Cet effet indirect s'élève à 0,1 point en zone euro et 0,15 point en France.

Inflation en zone euro observée et simulée avec un prix du pétrole constant (glissements annuels en %) Source : Eurostat, calculs des auteurs ; note : à chaque date, le prix du pétrole est supposé constant sur les deux années qui précèdent.

Depuis 2008, en France, les salaires minima de branche ont progressivement ralenti en termes nominaux. Dans un contexte d’inflation proche de zéro, ils ont augmenté à un rythme inférieur à 1% par an depuis 2014. Ces hausses de salaires négociés dépendent de l’inflation passée et de l’évolution du Smic. Le début de redressement de l’inflation observé en 2017 pourrait donc entraîner une hausse nominale un peu plus élevée des salaires négociés en 2018.

Par Édouard Jousselin avec Simon Ray

En France, le marché de l’immobilier a poursuivi sa reprise en 2017. Il est soutenu par la capacité d’emprunt des ménages : les revenus ont progressé et les conditions de crédit sont restées favorables. Cette situation s’explique par des taux bas et une durée d’emprunt longue. Après avoir augmenté de 20 % entre 2014 et 2016, la capacité d’emprunt des ménages s’est stabilisée en 2017.

Graphique 1 : Maintien de la reprise du marché immobilier en 2017 - Glissement annuel en % Sources : Insee-Notaires ; Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer.

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