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Depuis le vote sur le Brexit, l’économie britannique a fait preuve de résilience. Toutefois, du fait du niveau historiquement bas du taux d’épargne, de l’incertitude sur l’investissement et du risque inflationniste, nous pouvons nous interroger sur la soutenabilité à court terme du modèle actuel de croissance de l’économie britannique.

Par Simon Ray, avec Denis Fougère et Rémy Lecat

Le boom des années 2000 en France a stimulé l’investissement des entreprises aux actifs immobiliers importants (canal positif du collatéral). À l’inverse, il a défavorisé l’investissement des entreprises moins dotées, souvent plus jeunes, en raison du coût induit (canal négatif du profit), ce qui justifie l’attention actuelle donnée au financement des PME.

Ce billet résume une étude sur la période 1995-2007 n’intégrant que les effets locaux de la concurrence chinoise sur le marché du travail en France : celle-ci a exercé une pression à la baisse sur l’emploi manufacturier et le salaire horaire moyen; elle a aussi modifié la distribution des salaires, avec toutefois des effets limités sur les salaires les plus bas, probablement en raison du plancher que représente le SMIC.

En 2017, l’activité française devrait accélérer aux environs de 1,6%. Au-delà du soutien de la politique monétaire, des réformes structurelles ambitieuses sont nécessaires pour relever son rythme potentiel actuel qui dépasse difficilement 1 point 1/4. Ces réformes concernent notamment l’éducation, la formation professionnelle, le droit du travail et la concurrence.

Par Hervé Le Bihan et Imène Rahmouni Rousseau

Les marchés financiers confirment que, depuis l’automne 2016, les risques de déflation se sont dissipés en zone euro. Les indicateurs – certes sujets à de nombreux biais - continuent toutefois à refléter des anticipations d’inflation plus basses à moyen terme que la cible d’inflation de l’Eurosystème (une inflation inférieure à, mais proche de, 2%).

La poussée de l’endettement des entreprises chinoises, dans un contexte de baisse de rentabilité industrielle, inquiète en termes de stabilité financière, y compris au-delà des frontières. Néanmoins le risque de crise bancaire apparaît à ce stade contenu tout en requérant de rester vigilant.

Le projet d'union des marchés de capitaux (UMC) préconise de diversifier le financement des entreprises, notamment par des titres de dette en complément des prêts bancaires. Le choix entre instruments d’endettement importe-t-il dans les reprises économiques ? En fait, les entreprises substituent du financement obligataire au financement bancaire en phase de reprise. De plus, les reprises sont plus vigoureuses là où la part du financement obligataire est élevée.

Les règles de Taylor offrent des recommandations indicatives de taux d’intérêt directeurs, fondées sur l’écart entre variables macroéconomiques et leur cible ou leur niveau potentiel. Elles peuvent être calculées pour chacun des pays de la zone euro. En forte divergence au pic de la crise des dettes souveraines, elles convergent nettement depuis 2014, reflétant la resynchronisation des cycles économiques en zone euro.

L'histoire économique et le vin peuvent contribuer à la compréhension de problèmes économiques actuels. Pour en témoigner, ce billet explique comment la crise du vin causée par le phylloxera à la fin du XIXe siècle permet d’identifier l'impact des opérations de prêt en dernier ressort des banques centrales sur le défaut des entreprises pendant une crise. La répartition des succursales de la Banque de France sur le territoire a engendré un accès plus ou moins difficile à la fenêtre d’escompte. Les départements ayant bénéficié d'un accès plus aisé au refinancement ont fait face à une augmentation plus contenue des taux de défaut quand la crise du phylloxera a frappé.

Par M. Marx, B. Mojon et F.R. Velde

Les taux sans risque ont baissé depuis 1980, pas le rendement du capital (Graphique 1). Dans le cadre d’un modèle à générations imbriquées, Marx, Mojon et Velde (2017) montrent que ces évolutions contrastées peuvent s’expliquer principalement par une augmentation du risque (perçu) sur la croissance de la productivité. Ceci implique que les taux réels vont probablement rester bas pendant plusieurs années.

Le G20 appelle aux investissements d’infrastructure afin de soutenir la croissance. Parmi ceux-ci, le Train à Grande Vitesse (TGV) offre aux entreprises l’opportunité de gains de productivité par le biais de réorganisations et d’une spécialisation accrue des sites dans leurs activités d’excellence. Pour les entreprises actives en 2011, l’impact sur le taux de marge serait de 0,6 à 1,9 points de pourcentage selon le secteur.

L’inflation reprend en zone euro (ZE) : ceci s’explique par la nette remontée des prix d’importation depuis le début de l’année et l’amélioration lente de la situation économique. En l’absence de chocs majeurs, l’inflation devrait s’établir autour de 1,8 % en 2019 selon une courbe de Phillips augmentée des prix d’importation.

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