Billet n°109
Publié le 21/03/2019

Le US Tax Cuts and Jobs Act mis en œuvre en 2018 a un impact sur l’activité aussi bien nationale qu’internationale des sociétés américaines. Néanmoins, la réduction de l’impôt sur les sociétés n’a eu qu’un effet transitoire sur la composition des revenus des investissements directs étrangers des États-Unis, sans entraîner jusqu’à présent d’amélioration significative du solde commercial.

Source : US Bureau of Economic Analysis (BEA)
Graphique 1. Revenu primaire aux États-Unis Source : US Bureau of Economic Analysis (BEA)
Billet n°108
Publié le 14/03/2019

Le secteur bancaire évalue les risques de crédit associés aux emprunteurs. Quelles sont les conséquences à attendre d’une information produite par une tierce partie ? Exploitant un changement dans la méthodologie de cotation de la Banque de France, ce billet montre comment la communication d’une information plus détaillée sur les entreprises permet d’accroître l’offre de crédit à leur bénéfice.

Graphique : Les entreprises dont la cote est affinée obtiennent plus de crédit
Graphique : Les entreprises dont la cote est affinée obtiennent plus de crédit
Billet n°107
Publié le 08/03/2019

À l’occasion de la Journée Internationale pour les Droits des Femmes, la Banque de France a organisé le 7 mars une table ronde sur l'impact économique des inégalités de genre, avec Sylvie Goulard, Sous-Gouverneure de la Banque de France, Isabelle Hudon, Ambassadrice du Canada en France, et Peter Praet, Membre du Directoire de la Banque centrale européenne. Ce billet fait écho à ces discussions, pour conclure qu’il y a urgence à agir, à tous les niveaux.

Billet n°106
Publié le 06/03/2019

Par Grâce Constant, Elisabeth Fonteny et Meghann Puloc’h

L’économie bleue englobe toutes les activités économiques liées aux océans, mers et côtes. Grâce à l’Outre-mer, la France dispose du deuxième domaine maritime au monde. La démographie mondiale et le commerce contribuent au développement de l'économie bleue, qui constitue un levier de croissance durable et innovant pour l’Outre-mer, à condition de surmonter certains freins structurels.

Graphique 1 : Poids disparates de l’économie bleue dans l’Outre mer en 2015(*)
Graphique 1 : Poids disparates de l’économie bleue dans l’Outre mer en 2015(*) Sources: INSEE, ISPF, ISEE, Acoss (**)
Billet n°105
Publié le 28/02/2019

Par Jean-Baptiste Gossé (Banque de France) et Roger Vicquéry (London School of Economics)

Un système d’assurance chômage fédéral est en place depuis plus de 80 ans aux États-Unis. Il a contribué à amortir les effets des crises sans nécessiter de transferts budgétaires importants entre États fédérés. Ceci fournit l’exemple d’un système d’assurance chômage fondé sur des transferts temporaires et sur un modèle de subsidiarité entre niveaux fédéral et étatique.

Graphique 1. Des transferts fédéraux permanents limités hors crises exceptionnelles
Graphique 1. Des transferts fédéraux permanents limités hors crises exceptionnelles Note. Transferts nets annuels en % du PIB. Crise exceptionnelle : hausse du taux de chômage de plus de 5 points sur trois ans. Sources : calculs des auteurs à partir des données du NBER, Department Of Labor et Bureau of Economic Analysis.
Billet n°104
Publié le 21/02/2019

Par John Hutchinson et Arthur Saint-Guilhem 

Depuis plusieurs décennies, l’écart entre rendement du capital et taux sans risque augmente dans la zone euro et aux États-Unis. Nous constatons que la prime de risque constitue le principal déterminant de cet écart mais que les marges jouent également un rôle. Plus récemment, la contribution des marges a diminué dans la zone euro et augmenté aux États-Unis.

Graphique 1 : Écart croissant entre rendement du capital et taux sans risque dans la zone euro et aux États-Unis
Graphique 1 : Écart croissant entre rendement du capital et taux sans risque dans la zone euro et aux États-Unis Source : AMECO, FRED, AWM, et calculs des auteurs. Note : Le rendement réel du capital est un rendement avant impôt dans la zone euro ; aux États-Unis, rendement d’après Gomme et al., 2011. Les taux réels sont l’OIS 3 mois et les bons du Trésor.
Billet n°103
Publié le 14/02/2019

Par Rafael Cezar et Florian Le Gallo

Les échanges de l’Union européenne avec les Etats-Unis dégagent un fort excédent commercial mais sont aussi marqués par un large déficit des revenus d’investissements directs. Ce dernier reflète certains choix des firmes multinationales relatifs à la localisation de leurs activités, notamment l’implantation de filiales américaines en Europe. Nous proposons de décrire ces échanges transatlantiques par un agrégat plus large que le seul solde de biens et services.

Un solde élargi UE – États-Unis quasi-équilibré entre 2012 et 2017
Graphique 1 : Un solde élargi UE – États-Unis quasi-équilibré entre 2012 et 2017 Sources : Eurostat (exportations de biens douaniers, services hors finance) et BEA (importations de biens douaniers, services financiers, revenus d’investissements directs. Calculs des auteurs.
Billet n°102
Publié le 07/02/2019

Par Thomas Ferrière et Laure Frey

L’endettement immobilier des ménages est un enjeu de stabilité financière, comme l’a montré la crise de 2008. Le risque est souvent apprécié à partir du ratio de la dette rapportée à la valeur du bien financé. Or les ratios très élevés recouvrent en grande partie des acquisitions hors résidence principale de ménages à plus hauts revenus qui ne sont pas nécessairement les plus risqués. L’examen de ce seul ratio ne suffit donc pas pour établir un diagnostic complet.

Graphique 1: Des ratios prêt-valeur (LTV) plus faibles pour les résidences principales
Graphique 1: Des ratios prêt-valeur (LTV) plus faibles pour les résidences principales (En % de la valeur 2014 du bien) Sources : Enquête Patrimoine 2014 de l’INSEE et calculs des auteurs
Billet n°101
Publié le 30/01/2019

Par Ludivine Berret, Bruno Cabrillac et Céline Rochon

Pour répondre à la crise de 2008, les pays du G7 ont dû mobiliser plusieurs leviers de politique économique, en particulier monétaire et budgétaire, si bien que leur capacité à relancer l’économie ou à faire face à une nouvelle crise s’est réduite. En conséquence, la tentation de mener des politiques non coopératives pourrait être exacerbée malgré ses effets néfastes. Bien que le poids du G7 dans l’économie mondiale ait sensiblement reculé, ce forum dont la France a pris la présidence en 2019, est l’espace privilégié pour prévenir cette tentation.

Graphique 1 : Réduction du poids du G20 et du G7 dans le PIB nominal mondial
Graphique 1 : Réduction du poids du G7 dans le PIB nominal mondial Source: Datastream et FMI-World Economic Outlook. (WEO)
Billet n°100
Publié le 16/01/2019

Le taux d’intérêt de court terme ne reflète pas pleinement les conditions financières, surtout lorsqu’il avoisine sa valeur plancher. Les institutions financières et les banques centrales utilisent donc d’autres indicateurs plus riches en information, tels que les indices des conditions financières (ICF). Nous proposons un nouvel ICF intégrant des pondérations variables dans le temps qui identifie les sources d’évolution des conditions financières.

Graphique 1 : Dynamique de l’ICF de la Banque de France pour la zone euro
Graphique 1 : Dynamique de l’ICF de la Banque de France pour la zone euro Sources : Bloomberg et calculs des auteurs
Billet n°99
Publié le 15/01/2019

Par Pierre Guerin, Adrian Penalver et Pierre-François Weber

L'excédent de liquidité dans la zone euro a augmenté moins vite que les injections liées à la politique monétaire non conventionnelle. Une partie de la liquidité a été absorbée par les dépôts non monétaires ouverts dans les banques centrales nationales. Le rythme avec lequel la liquidité se raréfiera à mesure de la normalisation monétaire – entrainant à terme une dérive des taux interbancaires au-dessus du taux de la facilité de dépôt - dépendra aussi de l'évolution et du niveau de la demande autonome de liquidité.

Excédent de liquidité  exceptionnellement élevé en raison de la politique monétaire non conventionnelle
Graphique 1 : Excédent de liquidité exceptionnellement élevé en raison de la politique monétaire non conventionnelle Source : Entrepôt de données statistiques de la BCE. Les ruptures de lignes correspondent à la période pendant laquelle l'Eurosystème est passé de 12 à 8 périodes de maintenance par an. EAPP : Programme élargi d'achat d'actifs
Billet n°98
Publié le 11/01/2019

L’incertitude des marchés a, en moyenne, diminué après chacune des réunions de politique monétaire du Conseil des gouverneurs de la BCE, et plus encore ces dernières années. En particulier, les annonces relatives aux achats d’actifs ont eu un effet fortement modérateur sur l’incertitude, signe de l’efficacité de la communication de la BCE malgré la complexité croissante des politiques non conventionnelles.

Graphique 1 : L’incertitude des marchés diminue les jours de réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE
Graphique 1 : L’incertitude des marchés diminue les jours de réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE

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