Par Ludivine Berret, Bruno Cabrillac et Céline Rochon

Pour répondre à la crise de 2008, les pays du G7 ont dû mobiliser plusieurs leviers de politique économique, en particulier monétaire et budgétaire, si bien que leur capacité à relancer l’économie ou à faire face à une nouvelle crise s’est réduite. En conséquence, la tentation de mener des politiques non coopératives pourrait être exacerbée malgré ses effets néfastes. Bien que le poids du G7 dans l’économie mondiale ait sensiblement reculé, ce forum dont la France a pris la présidence en 2019, est l’espace privilégié pour prévenir cette tentation.

Graphique 1 : Réduction du poids du G20 et du G7 dans le PIB nominal mondial
Graphique 1 : Réduction du poids du G7 dans le PIB nominal mondial Source: Datastream et FMI-World Economic Outlook. (WEO)

Le taux d’intérêt de court terme ne reflète pas pleinement les conditions financières, surtout lorsqu’il avoisine sa valeur plancher. Les institutions financières et les banques centrales utilisent donc d’autres indicateurs plus riches en information, tels que les indices des conditions financières (ICF). Nous proposons un nouvel ICF intégrant des pondérations variables dans le temps qui identifie les sources d’évolution des conditions financières.

Graphique 1 : Dynamique de l’ICF de la Banque de France pour la zone euro
Graphique 1 : Dynamique de l’ICF de la Banque de France pour la zone euro Sources : Bloomberg et calculs des auteurs

Par Pierre Guerin, Adrian Penalver et Pierre-François Weber

L'excédent de liquidité dans la zone euro a augmenté moins vite que les injections liées à la politique monétaire non conventionnelle. Une partie de la liquidité a été absorbée par les dépôts non monétaires ouverts dans les banques centrales nationales. Le rythme avec lequel la liquidité se raréfiera à mesure de la normalisation monétaire – entrainant à terme une dérive des taux interbancaires au-dessus du taux de la facilité de dépôt - dépendra aussi de l'évolution et du niveau de la demande autonome de liquidité.

Excédent de liquidité  exceptionnellement élevé en raison de la politique monétaire non conventionnelle
Graphique 1 : Excédent de liquidité exceptionnellement élevé en raison de la politique monétaire non conventionnelle Source : Entrepôt de données statistiques de la BCE. Les ruptures de lignes correspondent à la période pendant laquelle l'Eurosystème est passé de 12 à 8 périodes de maintenance par an. EAPP : Programme élargi d'achat d'actifs

L’incertitude des marchés a, en moyenne, diminué après chacune des réunions de politique monétaire du Conseil des gouverneurs de la BCE, et plus encore ces dernières années. En particulier, les annonces relatives aux achats d’actifs ont eu un effet fortement modérateur sur l’incertitude, signe de l’efficacité de la communication de la BCE malgré la complexité croissante des politiques non conventionnelles.

Graphique 1 : L’incertitude des marchés diminue les jours de réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE
Graphique 1 : L’incertitude des marchés diminue les jours de réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE

Par l’équipe éditoriale de Bloc-notes Eco

Bloc-notes Eco a fêté ses 2 ans en décembre 2018. C’est le moment de revenir sur une période riche en analyses économiques et monétaires avec près de cent billets publiés. Les billets sur l’inflation, la politique monétaire ou la stabilité financière ont eu beaucoup d’échos. Mais ceux sur la croissance et le commerce mondial, la désindustrialisation de la France, l’augmentation du nombre de monopoles aux États-Unis ont également suscité beaucoup d’intérêt de la part de nos lecteurs. Zoom.

La part de richesse héritée dans le patrimoine a fortement varié au cours du temps. Cette part dépend en effet de conditions économiques et démographiques qui ne sont pas immuables. Du 19è siècle au début de la première guerre mondiale, elle était très élevée. Après une forte baisse, elle remonte dans de nombreux pays.

Part de richesse héritée. Europe et États-Unis, 1900-2010
Graphique 1 : Part de richesse héritée. Europe et États-Unis, 1900-2010

Par Jean Dalbard,  Hervé Le Bihan et Raphaël Vives

Le Conseil des gouverneurs de la BCE a confirmé lors de sa réunion du 13 décembre 2018 l’arrêt, à la fin de l’année, des achats nets d’actifs, débutés à la fin 2014. L’assouplissement quantitatif se poursuit cependant : il dépend principalement non des flux d’achats mais du stock d’actifs détenu par l’Eurosystème. Ce dernier restera inchangé tant que se poursuivra le réinvestissement des tombées de titres arrivant à maturité.

Graphique 1: Achats d’actifs de l’Eurosystème et réinvestissements depuis mars 2015
Graphique 1: Achats d’actifs de l’Eurosystème et réinvestissements depuis mars 2015 Source : BDF, BCE Note : Flux d’achats de l’ensemble des programmes APP, en milliards d’euros. En pointillé la cible d’achats notionnelle fixée par le Conseil des Gouverneurs. Mars 2015 : début des achats de titres publics

Par Clément Mazet-Sonilhac et Clément Malgouyres (avec Juan Carluccio et Thierry Mayer)

La diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC) est considérée comme un facteur de croissance économique, notamment dans les pays développés. En particulier, la diffusion de l’internet haut débit pourrait améliorer la capacité des entreprises à trouver à l’étranger des partenaires commerciaux et des biens adaptés à leurs besoins. En France, le déploiement de l’ADSL entre 1998 et 2008 est corrélé à une augmentation significative des importations des entreprises.

Une décennie de déploiement progressif de l’internet haut débit
Graphique 1 : Une décennie de déploiement progressif de l’internet haut débit Source : Banque de France et calcul des auteurs

Par Vincent Grossmann-Wirth et Benoît Hallinger

La politique monétaire non conventionnelle de l’Eurosystème a conduit à l’accumulation d’un fort excédent de liquidité du système bancaire de la zone euro, concentré dans quelques pays. Depuis 2015, cette concentration s’explique avant tout par le programme d’achat de titres (APP) et la géographie des comptes et circuits de règlement liés à son exécution.

Graphique 1 : Forte concentration de l’excédent de liquidité sur quelques pays
Graphique 1 : Forte concentration de l’excédent de liquidité sur quelques pays Sources : BCE, Banque de France.

Par Silvia Gabrieli et Claire Labonne

Entre 2011 et l’annonce des OMT, des ratios élevés de créances douteuses sur les pays périphériques ont entravé l’accès des banques au marché interbancaire. La détention importante d’obligations émises par les souverains périphériques a également accru le coût du financement interbancaire. L’introduction des OMT en 2012 et des TLTRO en 2014 a réussi à réduire ces sources de fragmentation.

Par Gilbert Cette et Ombeline Jullien de Pommerol

Un épuisement de la diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de leurs effets sur la croissance apparait au début des années 2000 dans les pays développés. Cela suggère une pause dans la troisième révolution industrielle avant le choc naissant de l’économie numérique.

Graphique 1 – Stabilisation du Coefficient de capital TIC en valeur depuis 2000
Graphique 1 – Stabilisation du Coefficient de capital TIC en valeur depuis 2000 Source : calculs des auteurs sur la base de données d’investissement en TIC fournies par l’OCDE.

Par Adrien Boileau et Olivier Gonzalez

La loi de modernisation de l’économie a réduit les délais de paiement en les plafonnant, pour l’essentiel, à 60 jours. Aujourd’hui, les délais moyens sont stables, mais les retards continuent de peser sur la trésorerie des entreprises qui semblent peu enclines à payer leurs fournisseurs plus vite pour ne pas fragiliser leur solvabilité. Pourtant, concilier ces deux objectifs est possible.

Graphique 1 : Nette réduction des délais fournisseurs et clients imputable à la loi de modernisation de l’économie (LME)
Graphique 1 : Nette réduction des délais fournisseurs et clients imputable à la loi de modernisation de l’économie (LME) Source : Banque de France – base FIBEN, données à fin octobre 2017.

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