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Marché du travail, des biens et des services

Par Baptiste Meunier

Le Japon est confronté à la stagnation des salaires malgré le plein emploi. Si l’atonie de facteurs conjoncturels, productivité et anticipations d’inflation, expliquent en partie cette énigme, les caractéristiques structurelles du modèle social pèsent aussi, notamment la dualité de l’emploi. Par conséquent, les perspectives de hausses des salaires, et donc d’inflation, y restent limitées.

Wage growth and unemployment in Japan
Graphique 1 – Croissance des salaires et chômage au Japon Source : OCDE

Par Julia Schmidt (avec Walter Steingress)

Les conflits commerciaux actuels se focalisent sur les droits de douane à l’importation, mais les barrières non tarifaires représentent encore une part importante des obstacles au commerce. L’harmonisation entre pays des normes réglementant les produits réduirait ces obstacles et équivaudrait à une baisse de 1,8 pp des droits de douane à l’importation, par rapport à un taux moyen de 2,0 % appliqué par l’UE.

Graphique 1 : Indice de restriction au commerce
Graphique 1 : Indice de restriction au commerce Source : Indice mondial de restriction au commerce par Kee et al. (2009). Les données utilisées ont été calculées pour l’année 2009. Sect. manuf. = Secteur manufacturier.

Par Françoise Drumetz et Rémy Lecat

Malgré un taux de chômage encore élevé, des difficultés de recrutement ont déjà commencé à apparaître en France. Le taux de chômage actuel se rapproche de son niveau structurel, mais les salaires ont été peu dynamiques. Ces tensions reflètent en partie des effets temporaires, usuels quand les créations d’emploi sont fortes. À moyen terme, une formation professionnelle plus efficace permettrait d’abaisser le niveau du taux de chômage à partir duquel des tensions se manifestent.

Graphique 1 : Rigidité à la baisse du chômage en France ? Taux de chômage minimum, maximum et moyen sur 1985-2017
Graphique 1 : Rigidité à la baisse du chômage en France ? Taux de chômage minimum, maximum et moyen sur 1985-2017 Source : Eurostat

En vigueur au sein de nombreux pays de l’OCDE, l’activité partielle vise à préserver l’emploi au sein des établissements confrontés à des difficultés conjoncturelles. Si ce dispositif a permis de sauvegarder des emplois pendant la Grande Récession de 2008-2009, il peut aussi avoir des effets pervers sur l’économie. Des réformes judicieuses permettraient de minimiser ces effets.

Graphique 1 : Activité partielle et croissance Source : OCDE.

Par Violaine Faubert et Antoine Lalliard

Depuis 2008, seul le nombre d’emplois occupés par des plus de 50 ans a continûment progressé en zone euro, conséquence du vieillissement de la population et de l’augmentation de l’âge effectif de départ à la retraite. A l’inverse, l’emploi des moins de 50 ans affiche une nette baisse sur la même période, en dépit de sa stabilisation récente. Toutefois, la catégorie des plus de 60 ans est la seule à n’avoir pas vu son salaire horaire progresser entre 2010 et 2014.

Graphique 1: Nombre d’emplois dans la zone euro par classe d’âge et pour l’ensemble de la population de 15 à 74 ans. Écart au premier trimestre 2008 (milliers) Source : Eurostat.

Par Benoit Mojon et Xavier Ragot

La faiblesse de l’inflation salariale pourrait être un écho de la forte augmentation de l’offre de travail des plus de 55 ans. De fait, le taux de participation de ces travailleurs a considérablement augmenté depuis le milieu des années 1990. Il est passé de 33 à 55 % en moyenne dans l’OCDE. On observe que depuis 2013, les pays où cette augmentation de l’offre de travail des travailleurs en fin de carrière a le plus augmenté sont aussi ceux où l’inflation salariale a été la plus modérée.

Graphique 1: Inflation salariale et participation des travailleurs de plus de 55 dans les pays du G7

Par Pierre Sicsic et Antoine Sigwalt

Au troisième trimestre 2017, l’emploi salarié en France progresse de plus de 40 mille selon les sources administratives fournies par les employeurs. A contrario, le taux de chômage augmente de 9,2 % à 9,4 % en France métropolitaine selon l’enquête emploi auprès de ménages. Cette divergence peut en principe provenir des évolutions de la population active. Elle renvoie aussi en pratique à des différences entre les deux sources quant à la mesure des variations trimestrielles de l’emploi.

En France, la flexibilité du marché du travail repose essentiellement sur les salariés en CDD et intérim. Ceux-ci sont moins bien rémunérés, reçoivent moins de formations et obtiennent difficilement un CDI. Cette dualité du marché du travail crée des difficultés sociales et économiques. Des politiques publiques sont envisageables pour favoriser les transitions vers les CDI.