mai 2019

Les décisions de politique monétaire requièrent une évaluation préalable de différents scénarios économiques, y compris les plus extrêmes. Apprécié sur la base de l’indice des conditions financières de la Banque de France, le niveau des risques d’origine financière susceptibles de peser sur la distribution de la croissance future du PIB de la zone euro serait aujourd’hui limité.

Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018
Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018 Sources : Eurostat, Banque de France, calculs des auteurs.Note : Ce graphique représente pour chaque trimestre la répartition des prévisions du taux de croissance trimestriel du PIB pour le trimestre suivant, obtenue à partir de l’approche Growth at Risk

Par Guillaume Gaulier (Banque de France), Aude Sztulman (Université Paris-Dauphine) et Deniz Ünal (CEPII)

L’essoufflement de la dynamique des chaînes de valeur mondiales est considéré comme l'une des causes du ralentissement du commerce mondial depuis la crise de 2008. Or, mesurée comme la part des échanges de pièces détachées et composants dans le commerce mondial en volume, et compte tenu de l’évolution du cycle des affaires, le développement des chaînes de valeur internationales se serait poursuivi après la crise.

Graphique 1 : Part des pièces et composants (P&C) dans le commerce manufacturier en volume
Graphique 1 : Part des pièces et composants (P&C) dans le commerce manufacturier en volume Source : Calculs des auteurs à partir de la base WTFC du CEPII (environ 5000 produits pour le commerce bilatéral de plus de 200 pays) et du FMI (écart de production pour le monde).

Par Laurent Abraham et Jean-Baptiste Gossé (Banque de France)

A vingt ans, l’euro bénéficie d’un soutien remarquablement élevé. Toutefois, un paradoxe existe dans l’opinion : chaque État semble considérer que la monnaie unique bénéficie plus aux autres pays. L’amélioration du fonctionnement des institutions nationales et européennes pourrait réduire ce paradoxe et renforcer l’attachement à l’euro.

Graphique 1. Des bénéfices de l’euro davantage perçus au niveau européen qu’au niveau national.
Graphique 1 : Des bénéfices de l’euro davantage perçus au niveau européen qu’au niveau national. Source : Eurobaromètre Flash. Note : Écart moyen entre les bienfaits perçus de l’euro pour l’Union et pour le pays, 2011-2018, hors Lettonie et Lituanie du fait de la période étudiée. Plus le vert est foncé, plus cet écart est marqué.