Union Européenne

Billet n°286
Publié le 14/10/2022

Par Boris Julien-Vauzelle, Camille Jehle, Jean-Baptiste Gossé

En 2021 et au 1er semestre 2022, les start-ups européennes ont levé des montants records et 68 ont atteint le statut de « licorne ». Cette dynamique a jusqu’ici reposé sur l’intervention croissante d’investisseurs américains et asiatiques, en particulier pour les levées de fonds de grande ampleur, soulignant l’impératif pour l’Union Européenne (UE) de renforcer son propre secteur du capital-risque.

Graphique 1 : Origine des investisseurs selon le montant des levées de fonds des start-ups de l’UE27 (2016-2021)
Graphique 1 : Origine des investisseurs selon le montant des levées de fonds des start-ups de l’UE27 (2016-2021) Source : calculs de la Banque de France, à partir de données Crunchbase (au 31/07/2022)
Billet n°276
Publié le 30/06/2022

Par Hadrien CAMATTE, Théophile LEGRAND et Aster RECOULES

Les achats nets de titres par l’Eurosystème dans le cadre du PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme) se sont arrêtés fin mars 2022, deux ans après le lancement. Ce programme a permis de contrer la fragmentation du marché des dettes souveraines dans la zone euro face à la pandémie de Covid-19 et continuera à préserver la transmission de la politique monétaire via la flexibilité dans les réinvestissements.

Graphique 1 : Réduction du risque de fragmentation dans la zone euro depuis avril 2020
Graphique 1 : Réduction du risque de fragmentation dans la zone euro depuis avril 2020 Source : Bloomberg, calcul des auteurs Note : la fragmentation est mesurée comme l’écart entre le rendement moyen des obligations d’État de la zone euro à 10 ans pondéré par le PIB et le taux des swaps OIS à 10 ans (Overnight Indexed Swap).
Billet n°236
Publié le 29/10/2021

Par Jean-Baptiste Gossé, Aymeric Schneider et Roger Vicquéry

Le plan européen post-Covid est la plus vaste initiative budgétaire sur le continent depuis 70 ans. Ce billet tire les leçons du plan Marshall en soulignant le rôle majeur des effets structurels induits par une conditionnalité adaptée au contexte, la nécessité de préparer la sortie du plan, l’influence des fondamentaux et l’importance du succès du plan comme vecteur d’intégration en Europe.

Graphique 1 : Plan Marshall et plan européen par type d'aide et taille des investissements financés (% du PIB des pays destinataires)
Graphique 1 : Plan Marshall et plan européen par type d'aide et taille des investissements financés (% du PIB des pays destinataires) Sources : Mutual security program, BRI, US Congress, ECA, FRED, Eurostat, Commission. Calculs des auteurs.
Billet n°203
Publié le 10/02/2021

Quel serait l’effet économique d’une taxe carbone européenne en France comparativement au reste de l’UE ? L’impact à moyen terme sur la valeur ajoutée y serait 20% moins fort que dans le reste de l’UE. Cet écart résulterait davantage de différences de structure sectorielle (poids des secteurs les plus touchés, flux intersectoriels) que de différences d’intensité carbone entre secteurs homologues.

Graphique 1 : Décomposition sectorielle de l’impact sur la valeur ajoutée réelle en France et dans le reste de l’UE
Graphique 1 : Décomposition sectorielle de l’impact sur la valeur ajoutée réelle en France et dans le reste de l’UE Source : Calcul des auteurs
Billet n°181
Publié le 25/09/2020

Par Emilie Hermet et Dorothée de Franclieu

Face à l’impact économique de la crise de la Covid-19, la Commission européenne a autorisé un assouplissement temporaire du cadre régissant le recours aux aides d’État. Si cette mesure s’est avérée nécessaire dans l’urgence, son utilisation large, prolongée et hétérogène risquerait de favoriser des distorsions de concurrence sur le marché intérieur.

Graphique 1 : Répartition par pays des plafonds d’aides d’État autorisées par la Commission du 19 mars au 8 juillet 2020
Graphique 1 : Répartition par pays des plafonds d’aides d’État autorisées par la Commission du 19 mars au 8 juillet 2020
Billet n°116
Publié le 27/05/2019

Les décisions de politique monétaire requièrent une évaluation préalable de différents scénarios économiques, y compris les plus extrêmes. Apprécié sur la base de l’indice des conditions financières de la Banque de France, le niveau des risques d’origine financière susceptibles de peser sur la distribution de la croissance future du PIB de la zone euro serait aujourd’hui limité.

Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018
Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018 Sources : Eurostat, Banque de France, calculs des auteurs.Note : Ce graphique représente pour chaque trimestre la répartition des prévisions du taux de croissance trimestriel du PIB pour le trimestre suivant, obtenue à partir de l’approche Growth at Risk
Billet n°114
Publié le 06/05/2019

Par Laurent Abraham et Jean-Baptiste Gossé (Banque de France)

A vingt ans, l’euro bénéficie d’un soutien remarquablement élevé. Toutefois, un paradoxe existe dans l’opinion : chaque État semble considérer que la monnaie unique bénéficie plus aux autres pays. L’amélioration du fonctionnement des institutions nationales et européennes pourrait réduire ce paradoxe et renforcer l’attachement à l’euro.

Graphique 1. Des bénéfices de l’euro davantage perçus au niveau européen qu’au niveau national.
Graphique 1 : Des bénéfices de l’euro davantage perçus au niveau européen qu’au niveau national. Source : Eurobaromètre Flash. Note : Écart moyen entre les bienfaits perçus de l’euro pour l’Union et pour le pays, 2011-2018, hors Lettonie et Lituanie du fait de la période étudiée. Plus le vert est foncé, plus cet écart est marqué.
Billet n°30
Publié le 19/09/2017

Morgan Després, Édouard Vidon

Le renforcement de l’intégration financière, via les marchés de capitaux, peut soutenir la croissance et la résilience de l’économie européenne en encourageant l’ investissement transfrontière en fonds propres. L’achèvement de l’Union bancaire nécessite de réaliser en parallèle des progrès dans la réduction du risque de crédit et dans le partage des risques, tout en gardant sous contrôle les risques systémiques. Ces priorités doivent être considérées comme faisant partie d’un même plan d’action et sont d’autant plus cruciales à l’horizon du Brexit.

Billet n°14
Publié le 13/04/2017

Par Edouard Vidon

La théorie des jeux fournit des exemples et des leçons utiles pour les négociateurs qu’ils soient faucons ou colombes, tels que le risque de « tomber d'une falaise » dans le jeu dit de la « poule mouillée » (game of chicken). Des stratèges de banques d'investissement et des universitaires ont déjà commencé à jouer avec ces outils pour analyser la « partie » du Brexit. Les états-majors des négociateurs y accordent certainement toute leur attention.

La pendule des négociations du Brexit a été déclenchée Photo : T. Depenbusch (via wikicommons)