Stabilité Financière

Billet n°121
Publié le 11/07/2019

Par Edouard Vidon, Céline Rochon

Les cyberattaques sont devenues une menace majeure, notamment pour la stabilité financière mondiale. En décryptant l’interaction stratégique entre les cybercriminels et leurs cibles, la théorie des jeux fournit des indications précieuses, mettant en évidence les limites et les effets secondaires de politiques de dissuasion non coordonnées et l’importance du partage des informations entre autorités publiques. La coopération internationale est essentielle et le G7 montre la voie.

Graphique 1 La théorie des jeux en application : Comment la dissuasion peut maintenir le statu quo
Graphique 1 La théorie des jeux en application : Comment la dissuasion peut maintenir le statu quo Note : Adapté de Zagare, 2019
Billet n°119
Publié le 04/07/2019

par Constant Bourdeloux, Henri de La Guéronnière, Cristina Jude, Astrid Labouret, (Banque de France) 

Les prêts à effet de levier (leveraged loans) sont des prêts accordés à des entreprises très endettées. Le fort dynamisme de ce marché aux États-Unis depuis cinq ans ainsi que l’intégration des leveraged loans à des produits financiers titrisés rappelle, à certains égards, le marché des subprimes ayant déclenché la crise de 2008. Si cette comparaison est discutable, les risques que fait peser ce marché sur la stabilité financière ne sont cependant pas à ignorer.

Graphique 1 : Encours de prêts à effet de levier institutionnels aux États-Unis et en Europe
Graphique 1 : Encours de prêts à effet de levier institutionnels aux États-Unis et en Europe Source : données S&P LCD et Bloomberg, calculs Banque de France. La taille exacte de ce marché est toutefois source de divergences, du fait du manque de données et de définition conventionnelle.
Billet n°102
Publié le 07/02/2019

Par Thomas Ferrière et Laure Frey

L’endettement immobilier des ménages est un enjeu de stabilité financière, comme l’a montré la crise de 2008. Le risque est souvent apprécié à partir du ratio de la dette rapportée à la valeur du bien financé. Or les ratios très élevés recouvrent en grande partie des acquisitions hors résidence principale de ménages à plus hauts revenus qui ne sont pas nécessairement les plus risqués. L’examen de ce seul ratio ne suffit donc pas pour établir un diagnostic complet.

Graphique 1: Des ratios prêt-valeur (LTV) plus faibles pour les résidences principales
Graphique 1: Des ratios prêt-valeur (LTV) plus faibles pour les résidences principales (En % de la valeur 2014 du bien) Sources : Enquête Patrimoine 2014 de l’INSEE et calculs des auteurs
Billet n°93
Publié le 20/11/2018

Par Vincent Grossmann-Wirth et Benoît Hallinger

La politique monétaire non conventionnelle de l’Eurosystème a conduit à l’accumulation d’un fort excédent de liquidité du système bancaire de la zone euro, concentré dans quelques pays. Depuis 2015, cette concentration s’explique avant tout par le programme d’achat de titres (APP) et la géographie des comptes et circuits de règlement liés à son exécution.

Graphique 1 : Forte concentration de l’excédent de liquidité sur quelques pays
Graphique 1 : Forte concentration de l’excédent de liquidité sur quelques pays Sources : BCE, Banque de France.
Billet n°62
Publié le 19/04/2018

Par Bruno Cabrillac, Ludovic Gauvin, Jean-Baptiste Gossé, Florian Lalanne

Dans les pays où la dette publique est très élevée, un choc important pourrait empêcher de mener des politiques budgétaires contra-cycliques et accroître le risque de défaut. Des obligations indexées sur le PIB permettraient d’atténuer ces risques et d’éviter une restructuration coûteuse et déstabilisante. Une analyse contrefactuelle du cas grec illustre cette idée.

Graphique 1. Dette publique grecque : données observées et scenario sans restructuration avec des obligations indexées sur le PIB (en % du PIB) Source : FMI et calculs des auteurs. * En 2012 la dette grecque a été restructurée par le biais d’un Private Sector Involvement impliquant une décote de €107 milliards.
Billet n°56
Publié le 28/03/2018

Si prédire les crises financières était aisé, les éviter le serait tout autant pour les autorités macroprudentielles. Les méthodes statistiques de prévision des crises financières se perfectionnent mais se heurtent à la difficulté que ces dernières restent des événements rares (fort heureusement) et soudains. Nous exposons ici l’intérêt des « systèmes d’alerte avancée» tout en montrant les limites dues au fait que le système financier est en constante mutation.

Billet n°13
Publié le 06/04/2017

Par Sanvi Avouyi-Dovi avec Vladimir Borgy, Christian Pfister et Franck Sédillot

Dans le portefeuille des ménages en France, le poids de l’assurance-vie s’est stabilisé à haut niveau récemment (fin 2015). Sa croissance antérieure s’était faite au détriment de l’épargne règlementée et des placements en OPC (Organismes de Placement Collectif). Cette répartition serait surtout liée à des effets d’offre, comme l’innovation financière et les incitations fiscales, au-delà des crises et ce même si des ruptures de tendance se dessinent vers 2008.

Billet n°9
Publié le 13/03/2017

Par S. Avouyi-Dovi avec B. Bureau, R. Lecat, Ch. O’Donnell, J.-P. Villetelle

Les entreprises en difficulté bénéficiant de crédits aux taux très bas, dites « zombies », restent assez rares en France. Leur part par taille d’entreprise est globalement stable depuis une décennie. En 2014, elles représentaient environ 2,5 % des PME et un peu plus de 1 % des autres (grandes entreprises, entreprises de taille intermédiaire et holdings). Les prêts zombies ne sauraient donc être un des facteurs-clé handicapant la productivité du travail en France.

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