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Stabilité Financière

Par Bruno Cabrillac, Ludovic Gauvin, Jean-Baptiste Gossé, Florian Lalanne

Dans les pays où la dette publique est très élevée, un choc important pourrait empêcher de mener des politiques budgétaires contra-cycliques et accroître le risque de défaut. Des obligations indexées sur le PIB permettraient d’atténuer ces risques et d’éviter une restructuration coûteuse et déstabilisante. Une analyse contrefactuelle du cas grec illustre cette idée.

Graphique 1. Dette publique grecque : données observées et scenario sans restructuration avec des obligations indexées sur le PIB (en % du PIB) Source : FMI et calculs des auteurs. * En 2012 la dette grecque a été restructurée par le biais d’un Private Sector Involvement impliquant une décote de €107 milliards.

Si prédire les crises financières était aisé, les éviter le serait tout autant pour les autorités macroprudentielles. Les méthodes statistiques de prévision des crises financières se perfectionnent mais se heurtent à la difficulté que ces dernières restent des événements rares (fort heureusement) et soudains. Nous exposons ici l’intérêt des « systèmes d’alerte avancée» tout en montrant les limites dues au fait que le système financier est en constante mutation.

Par Sanvi Avouyi-Dovi avec Vladimir Borgy, Christian Pfister et Franck Sédillot

Dans le portefeuille des ménages en France, le poids de l’assurance-vie s’est stabilisé à haut niveau récemment (fin 2015). Sa croissance antérieure s’était faite au détriment de l’épargne règlementée et des placements en OPC (Organismes de Placement Collectif). Cette répartition serait surtout liée à des effets d’offre, comme l’innovation financière et les incitations fiscales, au-delà des crises et ce même si des ruptures de tendance se dessinent vers 2008.

Par S. Avouyi-Dovi avec B. Bureau, R. Lecat, Ch. O’Donnell, J.-P. Villetelle

Les entreprises en difficulté bénéficiant de crédits aux taux très bas, dites « zombies », restent assez rares en France. Leur part par taille d’entreprise est globalement stable depuis une décennie. En 2014, elles représentaient environ 2,5 % des PME et un peu plus de 1 % des autres (grandes entreprises, entreprises de taille intermédiaire et holdings). Les prêts zombies ne sauraient donc être un des facteurs-clé handicapant la productivité du travail en France.