Politique Monétaire

Billet n°212
Publié le 23/04/2021

Par Sylvérie Herbert, Maria Sole Pagliari et Adrian Penalver

Les coûts d’emprunt diminuent dans les économies avancées depuis plusieurs décennies, en particulier sur la partie longue de la courbe des rendements, et sans que la pandémie de coronavirus n’interrompe cette évolution. Même les obligations à long terme émises par certaines sociétés privées dans la zone euro se négocient à des taux d’intérêt négatifs. Cette diminution des coûts d’emprunt reflète principalement une baisse du taux d’intérêt naturel réel causée par le vieillissement de la population et le ralentissement de la croissance de la productivité, mais aussi une compression plus récente de la partie longue de la courbe des rendements sous l’effet des achats d’obligations par les banques centrales.

Figure 1 : Rendements souverains à dix ans et achats d’actifs
Figure 1 : Rendements souverains à dix ans et achats d’actifs Sources : Bloomberg, BCE.
Billet n°210
Publié le 14/04/2021

Par Oustry Antoine, Erkan Bünyamin, Svartzman Romain et Weber Pierre-François

Les titres acceptés en garantie par l’Eurosystème dans le cadre de sa politique de collatéral ne sont dans l’ensemble pas « alignés » sur les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, et sont donc a priori exposés aux risques climatiques dits de transition. Un meilleur « alignement » des pools de collatéral mobilisés par chaque contrepartie semble techniquement possible, mais soulève des questions méthodologiques.

Chart 1: Coverage rate and climate alignment of the pools of collateral pledged by Eurosystem counterparties, based on the methodology developed by Carbon4Finance
Graphique 1 : Taux de couverture des données et « alignement » climatique des pools de collatéral mobilisés par les contreparties de l’Eurosystème, selon la méthodologie développée par Carbon4Finance Sources : Carbon4Finance, Eurosystème, calcul des auteurs
Billet n°209
Publié le 25/03/2021

Par Emmanuel Cerclé, Hervé Le Bihan et Michaël Monot

Les bilans des banques centrales ont fortement augmenté, sous l’effet des politiques monétaires « non conventionnelles » mises en place face à la crise de 2008, puis à celle de la Covid-19. En raison des programmes d’achats nets d’actifs en place, ils sont encore en expansion. Toutefois, à plus long terme, leur taille pourrait se stabiliser, puis se replier graduellement, lorsque l’inflation sera durablement revenue au voisinage de l’objectif. L’ajustement de la taille de leur bilan devrait néanmoins demeurer dans la boîte à outils des banques centrales.

Graphique 1 : Évolution des bilans de l’Eurosystème, de la FED et la BoJ (en montant et en % du PIB) Source : BCE, FED, BoJ, Eurostat
Billet n°208
Publié le 12/03/2021

Par Samuel Bieber

Le tiering, ou mécanisme à 2 paliers, appliqué depuis plus d’un an dans la zone euro, permet d’exempter de taux d’intérêt négatifs une partie des réserves détenues par les banques auprès de la banque centrale. Ce mécanisme a été mis en place afin de soutenir la transmission de la politique monétaire par le canal des banques. Il n’a pas eu d’effets indésirables sur les taux du marché monétaire.

Graphique 1 : Excédents de liquidité exemptés et non exemptés de taux négatifs (milliards d’euros)
Graphique 1 : Excédents de liquidité exemptés et non exemptés de taux négatifs (milliards d’euros) Source : Banque de France, Banque centrale européenne
Billet n°200
Publié le 22/01/2021

Par Ivan Odonnat

Les taux d’intérêt de référence, qui servent à valoriser les instruments du marché monétaire et au-delà de nombreux contrats financiers (découverts bancaires, crédits immobiliers, emprunts obligataires, etc.), ne sont pertinents que s’ils sont fiables et représentatifs des conditions de financement des agents économiques. L’encours concerné équivaut à quelque 350 trillions USD au plan mondial !

Graphique 1 : Évolution des indices de référence dans la zone euro
Graphique 1 : Évolution des indices de référence dans la zone euro Sources : EMMI et BCE
Billet n°193
Publié le 15/12/2020

La Réserve fédérale n’a pas d’objectif explicite de stabilité financière, mais les discours publics de ses responsables révèlent qu’une augmentation du temps de parole consacré à la stabilité financière est associée à une politique monétaire plus accommodante. La stabilité financière est surtout devenue un sujet de préoccupation dans les discours de la Fed à l’époque de la crise financière mondiale.

Figure 1. Principaux sujets abordés dans les discours de la Fed
Figure 1. Principaux sujets abordés dans les discours de la Fed Source : Istrefi, Odendahl, Sestieri (2020). La figure montre la proportion de six sujets extraits des discours de la Fed sur la période allant de 1997 à 2018. Les proportions représentées sont des moyennes annuelles.
Billet n°178
Publié le 20/08/2020

Les effets d’un stimulus budgétaire sont-ils plus importants à la borne zéro des taux d’intérêt ? Certaines études empiriques suggèrent que la borne zéro ne semble pas en soi accroître les effets d’un stimulus budgétaire, contrairement à la sous-utilisation des capacités de production et à une politique monétaire accommodante, ce qui est de bon augure pour la réponse budgétaire à la crise de la Covid-19.

Figure 1. Multiplicateur budgétaire du PIB : cas du Royaume-Uni
Multiplicateur budgétaire du PIB : cas du Royaume-Uni Source : Glocker, Sestieri et Towbin (2019)
Billet n°172
Publié le 22/07/2020

Par Martial Delmas, Lucas Devigne, Emmanuelle Politronacci, Ghjuvanni Torre

La demande de monnaie fiduciaire de la zone euro affiche une croissance supérieure à celle du PIB depuis la création de l’euro. Pourtant, paradoxalement, l’usage des espèces en tant que moyen de paiement a tendance à décliner. La hausse de la demande de billets semble essentiellement due à une augmentation de la demande de précaution émanant des agents économiques.

Graphique 1 :  Progression continue des émissions nettes nominales de billets (en % du PIB)
Graphique 1 : Progression continue des émissions nettes nominales de billets (en % du PIB) Sources : Banque de France (BdF), Currency Information System (CIS) de l’Eurosystème et OCDE
Billet n°171
Publié le 17/07/2020

Par Erwan GAUTIER, Youssef ULGAZI, Paul VERTIER

Lors du confinement, l’inflation en France a fortement reculé alors que les ménages anticipaient une nette augmentation. Le changement profond et soudain de la structure de consommation des ménages et la forte dispersion des variations de prix de biens couramment achetés (produits frais, carburants) pourraient expliquer cet écart inédit qui est appelé à se réduire.

Graphique 1 : Inflation et anticipation d’inflation des ménages en France
Graphique 1 : Inflation et anticipation d’inflation des ménages en France Sources : Commission Européenne et Eurostat
Billet n°170
Publié le 07/07/2020

Les coûts du financement en dollar américain sur les marchés des changes ont fortement augmenté en mars 2020, quand l’offre de cette devise sur les marchés des swaps de change s’est tarie avec l’émergence de la pandémie. Les banques centrales ont réagi rapidement en activant des lignes de swap leur permettant de fournir de la liquidité en dollar aux banques de leurs juridictions.

Graphique 1 : Écarts par rapport à la parité des taux d’intérêt couverte en 2020 Source : Datastream, FRED. Calculs de l’auteur.

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