Politique Monétaire

Billet n°251
Publié le 18/01/2022

Sur la période récente, l’expansion monétaire comme l’expansion budgétaire ont été nécessaires dans la zone euro pour soutenir la demande et l’inflation, réduire les coûts de la crise pandémique et garantir une reprise solide. Des conflits d’objectifs entre ces deux politiques pourraient cependant réapparaître dans le futur, notamment du fait de l’accumulation continue de dette publique et de la forte augmentation de la taille du bilan de l’Eurosystème. S’appuyant sur les travaux menés au cours de la récente évaluation stratégique de la BCE, ce billet rappelle les récentes mesures monétaires et budgétaires et présente certains des arbitrages pour la période post-pandémie.

Graphique 1. Ratio dette publique/PIB dans la zone euro et ses principaux pays (axe de gauche) et évolution du bilan de l’Eurosystème/PIB (axe de droite) Source : Eurostat, comptes nationaux, données de l’Eurosystème. Calculs des auteurs.
Billet n°250
Publié le 14/01/2022

La politique monétaire de la Fed influe sur la structure de la dette des entreprises américaines. Une politique monétaire (PM) conventionnelle expansionniste accroît les prêts bancaires des entreprises et réduit leurs émissions d’obligations, tandis qu’une PM non conventionnelle expansionniste stimule les émissions d’obligations via le canal du rééquilibrage des portefeuilles, plutôt que via celui des prêts bancaires.

Figure 1 : Évolution des prêts et des titres de dette des sociétés non financières aux États-Unis
Figure 1 : Évolution des prêts et des titres de dette des sociétés non financières aux États-Unis
Billet n°247
Publié le 20/12/2021

Par Olivier de Bandt, Juan Carluccio, David Lodge, Javier Perez

Depuis la dernière évaluation stratégique de la BCE en 2003, les interdépendances entre pays se sont accrues, exposant davantage les conditions économiques et financières de la zone euro aux influences extérieures. Toutefois, d’après les analyses qui sous-tendent la nouvelle évaluation stratégique de la BCE, la mondialisation ne constitue pas un frein à l’objectif de stabilité des prix de la BCE, mais elle nécessite une adaptation de ses instruments et de sa boîte à outils d’analyse.

Graphique 1 : Ouverture commerciale 1995-2020, zone euro et monde
Graphique 1 : Ouverture commerciale 1995-2020, zone euro et monde Source : Calculs des auteurs à partir des Indicateurs du développement dans le monde et des données de la Banque centrale européenne. L’ouverture commerciale est définie comme la somme des importations et des exportations rapportée au PIB.
Billet n°241
Publié le 30/11/2021

Par Yolaine Fischer et Giulia Sestieri

Les avis divergent quant aux priorités économiques sur lesquelles la BCE devrait se concentrer. Après avoir rappelé la logique économique du mandat de la BCE, ainsi que son cadre juridique, ce billet livre quelques réflexions sur les raisons pour lesquelles la nouvelle stratégie intègre d’autres aspects, tels que le changement climatique, dans la manière dont la BCE remplit son mandat.

 Graphique 1. Quel est l’objectif principal de la politique monétaire de la BCE ?
Graphique 1. Quel est l’objectif principal de la politique monétaire de la BCE ? Source : Enquête téléphonique réalisée par Kantar pour la Banque de France en octobre 2020. Note : Échantillon : 1 005 personnes, de 18 ans et plus.
Billet n°240
Publié le 24/11/2021

En juillet 2021, la BCE a annoncé qu’une cible d’inflation de 2% à moyen terme lui permettait de mieux atteindre son objectif de stabilité des prix. Cette cible d’inflation claire et symétrique renforce la protection contre le risque de déflation et favorise l’ancrage des anticipations d’inflation.

Graphique 1 : Inflation dans la zone euro, de 1999 à juin 2021
Graphique 1 : Inflation dans la zone euro, de 1999 à juin 2021 Source : BCE Note : L’inflation est mesurée par la variation en glissement annuel de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) en %. La zone en jaune représente les différentes définitions quantitatives de l’objectif de stabilité des prix.
Billet n°239
Publié le 24/11/2021

En juillet 2021, la BCE a annoncé une nouvelle stratégie de politique monétaire. En amont, les services de l’Eurosystème ont produit une analyse approfondie et détaillée sur laquelle le Conseil des gouverneurs s’est appuyé. Ce billet résume les principales conclusions de la revue de la stratégie et met en lien des billets à paraître expliquant les études sous-jacentes.

Source : Banque Centrale Européenne
Billet n°237
Publié le 04/11/2021

La politique monétaire de la BCE peut influer sur l’euro via les spreads souverains. L’annonce d’une décision de politique monétaire induisant une réduction des spreads souverains durant la conférence de presse de la BCE entraîne une appréciation de l’euro. Cette relation s’observe généralement lorsque le risque de redénomination est élevé, suggérant que la politique monétaire limite le risque de fragmentation et renforce ainsi la solidité de l’euro.

Figure 1 : Taux de change EUR/USD et spreads souverains à dix ans dans la zone euro
Figure 1 : Taux de change EUR/USD et spreads souverains à dix ans dans la zone euro Note : Les spreads souverains sont calculés par rapport au Bund allemand à dix ans. Source : Banque de France, Bloomberg.
Billet n°212
Publié le 23/04/2021

Par Sylvérie Herbert, Maria Sole Pagliari et Adrian Penalver

Les coûts d’emprunt diminuent dans les économies avancées depuis plusieurs décennies, en particulier sur la partie longue de la courbe des rendements, et sans que la pandémie de coronavirus n’interrompe cette évolution. Même les obligations à long terme émises par certaines sociétés privées dans la zone euro se négocient à des taux d’intérêt négatifs. Cette diminution des coûts d’emprunt reflète principalement une baisse du taux d’intérêt naturel réel causée par le vieillissement de la population et le ralentissement de la croissance de la productivité, mais aussi une compression plus récente de la partie longue de la courbe des rendements sous l’effet des achats d’obligations par les banques centrales.

Figure 1 : Rendements souverains à dix ans et achats d’actifs
Figure 1 : Rendements souverains à dix ans et achats d’actifs Sources : Bloomberg, BCE.
Billet n°210
Publié le 14/04/2021

Par Oustry Antoine, Erkan Bünyamin, Svartzman Romain et Weber Pierre-François

Les titres acceptés en garantie par l’Eurosystème dans le cadre de sa politique de collatéral ne sont dans l’ensemble pas « alignés » sur les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, et sont donc a priori exposés aux risques climatiques dits de transition. Un meilleur « alignement » des pools de collatéral mobilisés par chaque contrepartie semble techniquement possible, mais soulève des questions méthodologiques.

Chart 1: Coverage rate and climate alignment of the pools of collateral pledged by Eurosystem counterparties, based on the methodology developed by Carbon4Finance
Graphique 1 : Taux de couverture des données et « alignement » climatique des pools de collatéral mobilisés par les contreparties de l’Eurosystème, selon la méthodologie développée par Carbon4Finance Sources : Carbon4Finance, Eurosystème, calcul des auteurs
Billet n°209
Publié le 25/03/2021

Par Emmanuel Cerclé, Hervé Le Bihan et Michaël Monot

Les bilans des banques centrales ont fortement augmenté, sous l’effet des politiques monétaires « non conventionnelles » mises en place face à la crise de 2008, puis à celle de la Covid-19. En raison des programmes d’achats nets d’actifs en place, ils sont encore en expansion. Toutefois, à plus long terme, leur taille pourrait se stabiliser, puis se replier graduellement, lorsque l’inflation sera durablement revenue au voisinage de l’objectif. L’ajustement de la taille de leur bilan devrait néanmoins demeurer dans la boîte à outils des banques centrales.

Graphique 1 : Évolution des bilans de l’Eurosystème, de la FED et la BoJ (en montant et en % du PIB) Source : BCE, FED, BoJ, Eurostat

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