Politique Monétaire

Billet n°178
Publié le 20/08/2020

Les effets d’un stimulus budgétaire sont-ils plus importants à la borne zéro des taux d’intérêt ? Certaines études empiriques suggèrent que la borne zéro ne semble pas en soi accroître les effets d’un stimulus budgétaire, contrairement à la sous-utilisation des capacités de production et à une politique monétaire accommodante, ce qui est de bon augure pour la réponse budgétaire à la crise de la Covid-19.

Figure 1. Multiplicateur budgétaire du PIB : cas du Royaume-Uni
Multiplicateur budgétaire du PIB : cas du Royaume-Uni Source : Glocker, Sestieri et Towbin (2019)
Billet n°172
Publié le 22/07/2020

Par Martial Delmas, Lucas Devigne, Emmanuelle Politronacci, Ghjuvanni Torre

La demande de monnaie fiduciaire de la zone euro affiche une croissance supérieure à celle du PIB depuis la création de l’euro. Pourtant, paradoxalement, l’usage des espèces en tant que moyen de paiement a tendance à décliner. La hausse de la demande de billets semble essentiellement due à une augmentation de la demande de précaution émanant des agents économiques.

Graphique 1 :  Progression continue des émissions nettes nominales de billets (en % du PIB)
Graphique 1 : Progression continue des émissions nettes nominales de billets (en % du PIB) Sources : Banque de France (BdF), Currency Information System (CIS) de l’Eurosystème et OCDE
Billet n°171
Publié le 17/07/2020

Par Erwan GAUTIER, Youssef ULGAZI, Paul VERTIER

Lors du confinement, l’inflation en France a fortement reculé alors que les ménages anticipaient une nette augmentation. Le changement profond et soudain de la structure de consommation des ménages et la forte dispersion des variations de prix de biens couramment achetés (produits frais, carburants) pourraient expliquer cet écart inédit qui est appelé à se réduire.

Graphique 1 : Inflation et anticipation d’inflation des ménages en France
Graphique 1 : Inflation et anticipation d’inflation des ménages en France Sources : Commission Européenne et Eurostat
Billet n°170
Publié le 07/07/2020

Les coûts du financement en dollar américain sur les marchés des changes ont fortement augmenté en mars 2020, quand l’offre de cette devise sur les marchés des swaps de change s’est tarie avec l’émergence de la pandémie. Les banques centrales ont réagi rapidement en activant des lignes de swap leur permettant de fournir de la liquidité en dollar aux banques de leurs juridictions.

Graphique 1 : Écarts par rapport à la parité des taux d’intérêt couverte en 2020 Source : Datastream, FRED. Calculs de l’auteur.
Billet n°168
Publié le 30/06/2020

En présence de taux d’intérêt nominaux avoisinant zéro, la politique monétaire conventionnelle ne peut plus guère être utilisée. Cette situation de trappe à liquidité ne sape cependant pas la capacité d’action des banques centrales. Une étude récente montre qu’elles peuvent stimuler l’économie même en période de taux bas, et donc qu’elles sont aptes à agir efficacement face à la crise du Covid-19.

Graphique 1 – L’effet d’un assouplissement monétaire reste positif sur la zone euro dans un régime de taux bas
Graphique 1 – L’effet d’un assouplissement monétaire reste positif sur la zone euro dans un régime de taux bas Source : Lhuissier, Mojon, et Jubio-Ramirez (2020). Note : La décision monétaire accommodante (« choc monétaire ») représente une baisse du taux souverain à 2 ans de l’ordre de 10 points de base.
Billet n°166
Publié le 12/06/2020

En réponse à la crise du COVID-19, l’Eurosystème a très vite mis en œuvre plusieurs mesures importantes pour soutenir le financement de l‘économie par le canal du crédit bancaire et celui du financement de marché. Ces mesures sont de trois ordres : adaptation et extension des opérations de crédit, assouplissement du dispositif de garanties, renforcement des programmes d’achat de titres.

Tableau : principales décisions de politique monétaire prises en mars-juin 2020
Tableau : principales décisions de politique monétaire prises en mars-juin 2020 Source : Banque de France
Billet n°164
Publié le 05/06/2020

Face à la pandémie de Covid-19, les interventions de prêteur en dernier ressort et les achats massifs d’actifs par les banques centrales s’imposaient d’autant plus que la transmission de la politique monétaire à l’économie réelle est asymétrique. En effet, une politique monétaire expansionniste a des effets plus limités qu’une politique restrictive, notamment en raison de la rigidité à la baisse des taux débiteurs bancaires.

Figure 1 - Variations annuelles de l’Eonia et des taux débiteurs bancaires dans la zone euro (%)
Figure 1 - Variations annuelles de l’Eonia et des taux débiteurs bancaires dans la zone euro (%) Source : Levieuge et Sahuc (2020)
Billet n°162
Publié le 20/05/2020

La monnaie de banque centrale est-elle une « monnaie magique » qui permettrait de ne pas émettre de dette publique ou d’éteindre la dette existante ? Ce billet explique ce qu’est la monnaie de banque centrale, comment elle est créée, et la relation entre banque centrale et finances publiques. Aucune option facile ne permettra d’échapper au financement des déficits budgétaires.

Graphique 1 Dette souveraine détenue par l’Eurosystème en % du PIB
Graphique 1 Dette souveraine détenue par l’Eurosystème en % du PIB Source : BCE ; Note : les dernières données se rapportent à T4 2019. Programme d’achats de titres du secteur public (PSPP)
Billet n°157
Publié le 15/04/2020

Le Covid-19 constitue une urgence de santé publique. L’activité économique est suspendue en raison des indispensables mesures de confinement prises presque partout dans le monde. Les mesures ciblées des principales banques centrales adoptées face à cette crise économique ont de nombreux points communs, mais elles diffèrent dans les détails et dans leurs libellés.

Figure 1 : Calendrier des principales mesures prises par les banques centrales en réponse à la crise du Covid-19
Figure 1 : Calendrier des principales mesures prises par les banques centrales en réponse à la crise du Covid-19 Source : Banque de France.
Billet n°151
Publié le 04/02/2020

La politique monétaire peut avoir des effets redistributifs au cours du cycle. Une baisse des taux d’intérêt accroit le prix des actifs et réduit le coût du crédit mais favorise aussi l’emploi. À long terme, la politique monétaire n’a pas d’effet redistributif systématique; d’autres facteurs (transferts intergénérationnels, progrès technologique) affectent plus fondamentalement l’évolution des inégalités.

Concentration de la richesse et des revenus dans le haut de la distribution en France et aux États-Unis
Graphique 1 Concentration de la richesse et des revenus dans le haut de la distribution en France et aux États-Unis Sources : Garbinti, Goupille et Piketty (2016), Piketty, Saez, et Zucman, (2016), wid.word. Note : Part du revenu national avant impôts détenue par les 1 % les plus aisés ; part de richesse personnelle nette détenue par les 1 % les plus aisés.

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