Politique Monétaire

Billet n°275
Publié le 23/06/2022

Par Paul Bouche, Julien Demuynck, Erwan Gautier, Frédérique Savignac

La Banque de France publie pour la première fois les résultats d’une enquête sur les anticipations d’inflation des chefs d’entreprise, collectées depuis fin 2021. Les anticipations d’inflation à un an ont augmenté depuis le début de l’année et leur médiane atteint 5% au 2ème trimestre 2022. Les anticipations à plus long terme (3-5 ans) progressent aussi mais plus lentement, avec une médiane à 3%. Cette enquête a été réalisée avant la normalisation de la politique monétaire de la BCE annoncée le 9 juin et qui devrait contribuer à « réancrer » progressivement les anticipations d’inflation.

Graphique 1 : Évolution des anticipations d’inflation depuis fin 2021 en France  (médianes en %)
Graphique 1 : Évolution des anticipations d’inflation depuis fin 2021 en France (médianes en %) Note : médiane pondérée par les effectifs de l’entreprise et la valeur ajoutée sur secteur de l’entreprise, 1% des réponses les plus élevées ne sont pas prises en compte dans les calculs. Source : Enquête AI-Banque de France.
Billet n°261
Publié le 15/03/2022

L’objectif d’inflation d’une banque centrale peut être formulé en utilisant une cible ponctuelle, une zone cible ou une combinaison des deux avec des bandes de tolérance autour d’une cible ponctuelle. Dans ce billet, nous montrons les inconvénients d’une zone cible pour l’ancrage des anticipations d’inflation et la stabilisation macroéconomique. L’analyse conforte ainsi l’adoption par la BCE d’une cible d’inflation ponctuelle claire et symétrique de 2 %.

Graphique 1 : Objectifs d’inflation, T2 2020
Graphique 1 : Objectifs d’inflation, T2 2020 Source : Sites internet des banques centrales, illustration des auteurs.
Billet n°253
Publié le 31/01/2022

Par Julien André, Yannick Kalantzis , Antoine Lalliard et Paul Vertier

Le coût des logements occupés par leurs propriétaires n’est pas pris en compte dans la mesure harmonisée de l’inflation publiée en zone euro. Plusieurs méthodes existent pour l’inclure, parmi lesquelles les loyers imputés ou les prix d’acquisition. Intégrer ce coût dans la mesure de l’inflation produit des effets différents selon la méthode retenue, avec des ampleurs et des signes variables au cours du temps.

Figure 1 :  IPCH et IPCH étendu avec les loyers imputés et le prix d’acquisition des logements en zone euro (glissement annuel, en %)
Figure 1 : IPCH et IPCH étendu avec les loyers imputés et le prix d’acquisition des logements en zone euro (glissement annuel, en %) Source : Eurostat pour l’IPCH, calculs Banque de France pour l’IPCH étendu. Par convention, le poids retenu pour le prix des logements occupés par leur propriétaire est de 15% pour la zone euro.
Billet n°251
Publié le 18/01/2022

Sur la période récente, l’expansion monétaire comme l’expansion budgétaire ont été nécessaires dans la zone euro pour soutenir la demande et l’inflation, réduire les coûts de la crise pandémique et garantir une reprise solide. Des conflits d’objectifs entre ces deux politiques pourraient cependant réapparaître dans le futur, notamment du fait de l’accumulation continue de dette publique et de la forte augmentation de la taille du bilan de l’Eurosystème. S’appuyant sur les travaux menés au cours de la récente évaluation stratégique de la BCE, ce billet rappelle les récentes mesures monétaires et budgétaires et présente certains des arbitrages pour la période post-pandémie.

Graphique 1. Ratio dette publique/PIB dans la zone euro et ses principaux pays (axe de gauche) et évolution du bilan de l’Eurosystème/PIB (axe de droite) Source : Eurostat, comptes nationaux, données de l’Eurosystème. Calculs des auteurs.
Billet n°250
Publié le 14/01/2022

La politique monétaire de la Fed influe sur la structure de la dette des entreprises américaines. Une politique monétaire (PM) conventionnelle expansionniste accroît les prêts bancaires des entreprises et réduit leurs émissions d’obligations, tandis qu’une PM non conventionnelle expansionniste stimule les émissions d’obligations via le canal du rééquilibrage des portefeuilles, plutôt que via celui des prêts bancaires.

Figure 1 : Évolution des prêts et des titres de dette des sociétés non financières aux États-Unis
Figure 1 : Évolution des prêts et des titres de dette des sociétés non financières aux États-Unis
Billet n°247
Publié le 20/12/2021

Par Olivier de Bandt, Juan Carluccio, David Lodge, Javier Perez

Depuis la dernière évaluation stratégique de la BCE en 2003, les interdépendances entre pays se sont accrues, exposant davantage les conditions économiques et financières de la zone euro aux influences extérieures. Toutefois, d’après les analyses qui sous-tendent la nouvelle évaluation stratégique de la BCE, la mondialisation ne constitue pas un frein à l’objectif de stabilité des prix de la BCE, mais elle nécessite une adaptation de ses instruments et de sa boîte à outils d’analyse.

Graphique 1 : Ouverture commerciale 1995-2020, zone euro et monde
Graphique 1 : Ouverture commerciale 1995-2020, zone euro et monde Source : Calculs des auteurs à partir des Indicateurs du développement dans le monde et des données de la Banque centrale européenne. L’ouverture commerciale est définie comme la somme des importations et des exportations rapportée au PIB.
Billet n°241
Publié le 30/11/2021

Par Yolaine Fischer et Giulia Sestieri

Les avis divergent quant aux priorités économiques sur lesquelles la BCE devrait se concentrer. Après avoir rappelé la logique économique du mandat de la BCE, ainsi que son cadre juridique, ce billet livre quelques réflexions sur les raisons pour lesquelles la nouvelle stratégie intègre d’autres aspects, tels que le changement climatique, dans la manière dont la BCE remplit son mandat.

 Graphique 1. Quel est l’objectif principal de la politique monétaire de la BCE ?
Graphique 1. Quel est l’objectif principal de la politique monétaire de la BCE ? Source : Enquête téléphonique réalisée par Kantar pour la Banque de France en octobre 2020. Note : Échantillon : 1 005 personnes, de 18 ans et plus.
Billet n°240
Publié le 24/11/2021

En juillet 2021, la BCE a annoncé qu’une cible d’inflation de 2% à moyen terme lui permettait de mieux atteindre son objectif de stabilité des prix. Cette cible d’inflation claire et symétrique renforce la protection contre le risque de déflation et favorise l’ancrage des anticipations d’inflation.

Graphique 1 : Inflation dans la zone euro, de 1999 à juin 2021
Graphique 1 : Inflation dans la zone euro, de 1999 à juin 2021 Source : BCE Note : L’inflation est mesurée par la variation en glissement annuel de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) en %. La zone en jaune représente les différentes définitions quantitatives de l’objectif de stabilité des prix.
Billet n°239
Publié le 24/11/2021

En juillet 2021, la BCE a annoncé une nouvelle stratégie de politique monétaire. En amont, les services de l’Eurosystème ont produit une analyse approfondie et détaillée sur laquelle le Conseil des gouverneurs s’est appuyé. Ce billet résume les principales conclusions de la revue de la stratégie et met en lien des billets à paraître expliquant les études sous-jacentes.

Source : Banque Centrale Européenne
Billet n°237
Publié le 04/11/2021

La politique monétaire de la BCE peut influer sur l’euro via les spreads souverains. L’annonce d’une décision de politique monétaire induisant une réduction des spreads souverains durant la conférence de presse de la BCE entraîne une appréciation de l’euro. Cette relation s’observe généralement lorsque le risque de redénomination est élevé, suggérant que la politique monétaire limite le risque de fragmentation et renforce ainsi la solidité de l’euro.

Figure 1 : Taux de change EUR/USD et spreads souverains à dix ans dans la zone euro
Figure 1 : Taux de change EUR/USD et spreads souverains à dix ans dans la zone euro Note : Les spreads souverains sont calculés par rapport au Bund allemand à dix ans. Source : Banque de France, Bloomberg.

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