Politique Monétaire

Billet n°151
Publié le 04/02/2020

La politique monétaire peut avoir des effets redistributifs au cours du cycle. Une baisse des taux d’intérêt accroit le prix des actifs et réduit le coût du crédit mais favorise aussi l’emploi. À long terme, la politique monétaire n’a pas d’effet redistributif systématique; d’autres facteurs (transferts intergénérationnels, progrès technologique) affectent plus fondamentalement l’évolution des inégalités.

Concentration de la richesse et des revenus dans le haut de la distribution en France et aux États-Unis
Graphique 1 Concentration de la richesse et des revenus dans le haut de la distribution en France et aux États-Unis Sources : Garbinti, Goupille et Piketty (2016), Piketty, Saez, et Zucman, (2016), wid.word. Note : Part du revenu national avant impôts détenue par les 1 % les plus aisés ; part de richesse personnelle nette détenue par les 1 % les plus aisés.
Billet n°150
Publié le 28/01/2020

La règle de Taylor fournit un parangon naturel du taux d’intérêt nominal à court terme, bien que sujet à une incertitude considérable. Ce billet quantifie cette incertitude et montre l’apport de cette quantification au diagnostic de politique monétaire. Il en ressort qu’en 2019 le taux d’intérêt à court terme en zone euro s’est situé proche du milieu de l’intervalle de référence ainsi obtenu.

Distribution des taux de Taylor, 2015-2019
Graphique 1 : Distribution des taux de Taylor, 2015-2019 Sources : Eurostat et calculs de l’auteur. Note : les zones en rose, du plus foncé au plus clair, indiquent les intervalles de confiance à 50%, 70% 80%, 90% et 95% des taux de Taylor.
Billet n°144
Publié le 13/12/2019

Par Jean Barthélemy et Eric Mengus

L’ancrage des anticipations d’inflation résulte d’un équilibre entre les anticipations du secteur privé sur les actions futures de la banque centrale et les actions de cette dernière. Cet équilibre est souvent réduit à un problème de règle de politique monétaire. Si l’adoption d’une règle aide à la formation des anticipations d’inflation, elle n’est cependant pas suffisante à leur ancrage définitif.

Billet n°128
Publié le 20/08/2019

La dynamique récente de l’inflation dans les pays avancés s’avère difficile à comprendre et à prévoir. Ce billet explore l’apport des projections de Consensus Economics Inc. dans la prévision de l’inflation totale en France, à échéance un an, sur la période 2009-2019.

Graphique 1 : Capter la tendance d’inflation à partir des projections de Consensus Economics Inc.
Graphique 1 : Capter la tendance d’inflation à partir des projections de Consensus Economics Inc. Sources : INSEE, Consensus Economics Inc. et calculs de l’auteur. Note : Inflation totale (IPCH en glissement annuel), moyenne des projections d’inflation pour l’année N+1 de Consensus Economics Inc. et tendance d’inflation pour la France
Billet n°127
Publié le 02/08/2019

La BCE évalue et communique une balance des risques pour la stabilité des prix et la croissance. Celle-ci fournit des informations utiles sur l’appréciation par le Conseil des gouverneurs des risques pesant sur les perspectives de la zone euro. En faisant abstraction des mesures de politique monétaire non conventionnelles, l’analyse depuis mi-2003 montre que : a) aux risques à la hausse pour l’inflation sont associés des hausses de taux, b) aux risques à la baisse pour la croissance des baisses de taux, et c) dans le cas de signaux contradictoires, la priorité est donnée à l’inflation.

Graphique 1. Balance des risques et taux directeurs de la BCE
Graphique 1. Balance des risques et taux directeurs de la BCE Sources : BCE et calculs des auteurs.
Billet n°113
Publié le 26/04/2019

Par Grégory Levieuge (Banque de France, Université d’Orléans)

Une banque centrale crédible peut orienter plus facilement les anticipations des agents, et par conséquent, les taux d’intérêt de long terme. La crédibilité rendrait donc moins nécessaire un usage intensif des taux directeurs. On relève effectivement une relation inverse entre crédibilité et volatilité des taux d’intérêt.

Lien inverse entre crédibilité et volatilité du taux d’intérêt
Graphique 1 : Lien inverse entre crédibilité et volatilité du taux d’intérêt Note : "Crédibilité" est l’indicateur proposé par Levieuge & Al. (2018), compris entre 0 (crédibilité minimale) et 1 (crédibilité maximale). La variance conditionnelle du taux d’intérêt traduit la volatilité du principal instrument de politique monétaire.
Billet n°100
Publié le 16/01/2019

Le taux d’intérêt de court terme ne reflète pas pleinement les conditions financières, surtout lorsqu’il avoisine sa valeur plancher. Les institutions financières et les banques centrales utilisent donc d’autres indicateurs plus riches en information, tels que les indices des conditions financières (ICF). Nous proposons un nouvel ICF intégrant des pondérations variables dans le temps qui identifie les sources d’évolution des conditions financières.

Graphique 1 : Dynamique de l’ICF de la Banque de France pour la zone euro
Graphique 1 : Dynamique de l’ICF de la Banque de France pour la zone euro Sources : Bloomberg et calculs des auteurs
Billet n°99
Publié le 15/01/2019

Par Pierre Guerin, Adrian Penalver et Pierre-François Weber

L'excédent de liquidité dans la zone euro a augmenté moins vite que les injections liées à la politique monétaire non conventionnelle. Une partie de la liquidité a été absorbée par les dépôts non monétaires ouverts dans les banques centrales nationales. Le rythme avec lequel la liquidité se raréfiera à mesure de la normalisation monétaire – entrainant à terme une dérive des taux interbancaires au-dessus du taux de la facilité de dépôt - dépendra aussi de l'évolution et du niveau de la demande autonome de liquidité.

Excédent de liquidité  exceptionnellement élevé en raison de la politique monétaire non conventionnelle
Graphique 1 : Excédent de liquidité exceptionnellement élevé en raison de la politique monétaire non conventionnelle Source : Entrepôt de données statistiques de la BCE. Les ruptures de lignes correspondent à la période pendant laquelle l'Eurosystème est passé de 12 à 8 périodes de maintenance par an. EAPP : Programme élargi d'achat d'actifs
Billet n°98
Publié le 11/01/2019

L’incertitude des marchés a, en moyenne, diminué après chacune des réunions de politique monétaire du Conseil des gouverneurs de la BCE, et plus encore ces dernières années. En particulier, les annonces relatives aux achats d’actifs ont eu un effet fortement modérateur sur l’incertitude, signe de l’efficacité de la communication de la BCE malgré la complexité croissante des politiques non conventionnelles.

Graphique 1 : L’incertitude des marchés diminue les jours de réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE
Graphique 1 : L’incertitude des marchés diminue les jours de réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE
Billet n°95
Publié le 19/12/2018

Par Jean Dalbard,  Hervé Le Bihan et Raphaël Vives

Le Conseil des gouverneurs de la BCE a confirmé lors de sa réunion du 13 décembre 2018 l’arrêt, à la fin de l’année, des achats nets d’actifs, débutés à la fin 2014. L’assouplissement quantitatif se poursuit cependant : il dépend principalement non des flux d’achats mais du stock d’actifs détenu par l’Eurosystème. Ce dernier restera inchangé tant que se poursuivra le réinvestissement des tombées de titres arrivant à maturité.

Graphique 1: Achats d’actifs de l’Eurosystème et réinvestissements depuis mars 2015
Graphique 1: Achats d’actifs de l’Eurosystème et réinvestissements depuis mars 2015 Source : BDF, BCE Note : Flux d’achats de l’ensemble des programmes APP, en milliards d’euros. En pointillé la cible d’achats notionnelle fixée par le Conseil des Gouverneurs. Mars 2015 : début des achats de titres publics

Pages