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Monetary policy

11/10/2017

Par Sanvi Avouyi-Dovi, Françoise Drumetz et Guillaume Horny

En France, début 2015, les taux d’intérêt des nouveaux crédits bancaires aux entreprises ont fortement baissé ; cette baisse durable, plus forte pour les crédits aux taux élevés, faisait suite à l’annonce de l’assouplissement quantitatif de la BCE. Sans changement significatif des caractéristiques des entreprises emprunteuses, elle atteste de l’amélioration des conditions de financement.

 

Publié le 11/10/2017 10:47
27/09/2017

Par Klodiana Istrefi et Sarah Mouabbi

L’incertitude relative à la trajectoire future des taux d’intérêt exerce un impact négatif sur l’économie. Une nouvelle mesure de l’incertitude sur les taux d’intérêt a été élaborée  pour les pays du G7, l’Espagne et la Suède, sur la période 1993-2015. Une incertitude sur les taux d’intérêt d’une ampleur telle que celle observée durant la crise récente peut entraîner une baisse de la production allant jusqu’à 3,8 %, une baisse de l’inflation mesurée par l’IPC allant jusqu’à 1 point de pourcentage et une hausse du chômage jusqu’à 1,2 points de pourcentage.

Publié le 27/09/2017 14:54
30/05/2017

By V.Bignon and C. Jobst

L'histoire économique et le vin peuvent contribuer à la compréhension de problèmes économiques actuels. Pour en témoigner, ce billet explique comment la crise du vin causée par le phylloxera à la fin du XIXe siècle permet d’identifier l'impact des opérations de prêt en dernier ressort des banques centrales sur le défaut des entreprises pendant une crise. La répartition des succursales de la Banque de France sur le territoire a engendré un accès plus ou moins difficile à la fenêtre d’escompte. Les départements ayant bénéficié d'un accès plus aisé au refinancement ont fait face à une augmentation plus contenue des taux de défaut quand la crise du phylloxera a frappé.

Publié le 30/05/2017 11:04
23/03/2017

 

Par Adrian Penalver

 

Le taux naturel d’intérêt est le taux d’intérêt réel théorique qui implique ni hausse, ni baisse de l’inflation.  Déterminé indépendamment de la politique monétaire, c’est un indicateur qui sert à évaluer le caractère accommodant ou restrictif d’une politique. Il n’est pas directement observable mais on estime qu’il est négatif dans la zone euro ces dernières années. Les difficultés à augmenter l’inflation par les politiques monétaires conventionnelles, avec des anticipations d’inflation faible et des taux d’intérêts nominaux à leur valeur plancher, justifient le recours de la BCE à des instruments non-conventionnels.

Publié le 23/03/2017 12:25
10/02/2017

Magali Marx, Benoit Nguyen et Jean-Guillaume  Sahuc

 

L’inflation en zone euro aurait été négative en 2015 et 2016 sans la politique menée par la BCE depuis 2014. L’impact de cette politique sur l’inflation, mesurée par l’IPCH (Indice des Prix à la Consommation Harmonisé) est estimé à environ +0,3 point de pourcentage (pp) dès 2015 et +0,8 pp en 2016 selon une étude de l’Eurosystème (la BCE et les 19 banques centrales nationales). L’effet cumulé sur 2015-18 des mesures prises en 2014-16 atteindrait presque +1,6 pp.

Graphique 1. Inflation en zone euro et effet estimé de la politique monétaire

 

Note: L’inflation est le glissement annuel de l’IPCH, en pourcentage. La ligne verte représente la moyenne annuelle de l’inflation réalisée. La zone rose représente le gain d’inflation apporté par la politique monétaire.

 

 

Publié le 10/02/2017 11:41
07/02/2017

par Benoit Mojon

Les mesures de politique monétaire « non-conventionnelle » mises en œuvre par la BCE ont permis d’immuniser les taux d’intérêt européens des mouvements de taux observés aux États-Unis depuis 2014 et y compris depuis l’élection de Donald Trump. Ce découplage, qui est adapté aux circonstances macroéconomiques de la zone euro, est le plus marqué pour les taux de maturités inférieures à 5 ans, qui sont les plus sensibles à l’orientation de la politique monétaire.

Publié le 07/02/2017 11:00