mondialisation

Billet n°290
Publié le 10/11/2022

Par Thibault Lemaire et Paul Vertier

Les hausses des prix mondiaux des matières premières depuis mi-2020 ont alimenté l’inflation en Afrique. Une nouvelle méthode d’estimation montre qu’elles seraient transmises à hauteur de 30 % aux prix à la consommation du continent, un chiffre supérieur aux estimations existantes. L’effet est plus marqué dans les pays à faible revenu et là où l’alimentation pèse le plus dans la consommation.

Graphique 1 : Effet d’une hausse de 1 % des prix des matières premières sur les prix à la consommation en Afrique
Graphique 1 : Effet d’une hausse de 1 % des prix des matières premières sur les prix à la consommation en Afrique Source : Calculs des auteurs fondés sur la méthode des projections locales. Données Banque mondiale, Fonds monétaire international (FMI), The International Disaster Database (EM-DAT), Armed Conflict Location and Event Data Project (ACLED).
Billet n°289
Publié le 04/11/2022

Par Amélie Robinette

En 2022, la place financière de Paris conserve son rang sur les marchés des changes et des dérivés de taux de gré à gré dans le monde. Le volume d’activité y est en nette hausse depuis trois ans, tiré par une forte internationalisation et facilité par une numérisation croissante.

Tableau 1 : La France, au 7e rang mondial sur le marché des changes, au 5e pour les dérivés de taux
Tableau 1 : La France, au 7e rang mondial sur le marché des changes, au 5e pour les dérivés de taux Source : Banque de France pour la France, BRI pour les données mondiales
Billet n°288
Publié le 28/10/2022

Par Barbara Castelleti Font et Véronique Genre

Depuis 2007, le déficit récurrent du compte courant français tend à s’aggraver. Toutefois, le solde des échanges de services et celui des revenus primaires, traditionnellement excédentaires, limitent voire compensent le déficit des échanges de biens, qui a atteint un niveau record en 2021 du fait notamment de la facture énergétique. La France a ainsi récemment renoué avec l’excédent courant, en 2019 puis en 2021. La pérennité de cet excédent courant est toutefois loin d’être acquise.

Graphique 1. France : solde des transactions courantes (% du PIB)
Graphique 1. France : solde des transactions courantes (% du PIB) Source : Banque de France et Insee
Billet n°280
Publié le 22/07/2022

Par Roger Vicquéry

Les récentes tensions géopolitiques ont replacé au cœur des réflexions le rôle hégémonique du dollar et son potentiel déclin. Une nouvelle mesure à long terme de la concurrence entre monnaies à l’échelle mondiale montre qu’en deux siècles, aucune des grandes devises internationales n’a été capable de conserver aussi longtemps un tel leadership.

Graphique 1 : Essor et déclin des monnaies mondiales sur deux siècles Source : Vicquéry (2022). Parts pondérées par le PIB de dominance monétaire internationale.
Billet n°279
Publié le 18/07/2022

Par Camille Macaire et Marie-Élisabeth de la Serve

La crise pandémique a renforcé la centralité de la Chine dans les chaînes de valeur internationales. Toutefois, l’évolution de son positionnement au sein de ces chaînes est un phénomène plus ancien. L’intégration a été particulièrement marquée avec les pays de l’ASEAN, qui importent une part croissante de biens intermédiaires en provenance de Chine.

Graphique 2 : La crise du Covid a renforcé la part de la Chine dans le commerce mondial
Graphique 1 : La Chine construit de nouvelles dépendances à ses produits, surtout auprès des pays de l’ASEAN Source : OCDE Tiva Note : Part de la valeur ajoutée chinoise dans la demande finale, secteur manufacturier
Billet n°270
Publié le 16/05/2022

Par Tristan Jourde

L’invasion russe en Ukraine a conduit à une modification de la structure des interconnexions entre les marchés financiers. Si les effets de contagion sont restés globalement limités, la guerre a fait émerger de nouvelles corrélations négatives entre, d’une part, certains indices de matières premières (aluminium, pétrole, or, argent, blé) et, d’autre part, les marchés actions, en particulier européens.

Graphique 1 : Réseau d’interconnexion avant la guerre en Ukraine
Graphique 1 : Réseau d’interconnexion avant la guerre en Ukraine Source: Refinitiv Datastream ; calculs de l’auteur. Codes ISO : Allemagne (DEU), Australie (AUS), Canada (CAN), États-Unis (USA), France (FRA), Italie (ITA), Japon (JPN), Pays-Bas (NLD), Royaume-Uni (GBR).
Billet n°260
Publié le 11/03/2022

Par Bruno Cabrillac et Vincent Fleuriet

La crise de Covid-19, combinant des chocs d’offre et de demande avec des pressions inflationnistes associées, permet de réévaluer les atouts des régimes de change fixe vis-à-vis de ceux en change flexible ou intermédiaire, notamment en Afrique subsaharienne (ASS). En effet, dans ce contexte, l’ancrage externe de la monnaie grâce au taux de change fixe donne plus de marges de manœuvre à la politique monétaire.

Inflation en Afrique subsaharienne
Inflation en Afrique subsaharienne Source : FMI (Perspectives économiques mondiales, oct. 2021, en pointillés = prévisions) et calculs Banque de France.
Billet n°238
Publié le 12/11/2021

Par J.-C. Bricongne, J. Carluccio, L. Fontagné, G. Gaulier et S. Stumpner

La crise de la Covid-19 a entraîné un effondrement des exportations françaises en avril et mai 2020. À l’aide des données douanières nous étudions le rôle des performances individuelles des exportateurs. Bien que le nombre d’exportateurs se soit contracté d’environ un quart, hors aéronautique c’est la réduction des exportations de la centaine des plus grands exportateurs (représentant 36% des exportations françaises avant la Covid) qui explique environ la moitié de la chute observée au niveau agrégé.

Graphique 1 : les plus grands exportateurs ont contribué plus que leur part pré-crise (avril-mai 2020 relativement à avril-mai 2019)
Graphique 1 : les plus grands exportateurs ont contribué plus que leur part pré-crise (avril-mai 2020 relativement à avril-mai 2019) Source : Calculs des auteurs sur la base des données de Douanes.
Billet n°231
Publié le 07/10/2021

Par Florian Le Gallo et Kevin Schmitt

Après un premier semestre atone, les voyages internationaux reprennent à l’été 2021. La France enregistre ainsi 10,6 milliards de recettes, inférieures de 29% à celles de l’été 2019 mais supérieures de 25% à celles de 2020. Ce rebond provient des voyageurs des pays proches. Toutefois, les dépenses de voyages des Français à l’étranger s’avèrent également plus dynamiques, si bien que l’excédent diminue encore légèrement par rapport à l’été 2020.

Graphique 1 : recettes mensuelles de voyages de la France (milliards d’euros, non cvs)
Graphique 1 : recettes mensuelles de voyages de la France (milliards d’euros, non cvs) Source : Banque de France
Billet n°227
Publié le 18/08/2021

La pandémie a plus durement touché certaines économies en raison de leur spécialisation sectorielle. Ainsi la spécialisation dans l’aéronautique explique près des deux-tiers de la perte de parts de marché mondiale à l’exportation de biens de la France au second semestre 2020, et le tiers de la baisse de 8 points sur l’ensemble de l’année.

Graphique 1 : Exportations de biens en valeur (Comptes trimestriels, 2019T4=100).
Graphique 1 : Exportations de biens en valeur (Comptes trimestriels, 2019T4=100). Source : Comptes nationaux trimestriels, données désaisonnalisées et corrigées des effets de calendrier.

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