mondialisation

Billet n°187
Publié le 18/11/2020

Par Peter Gubert et Patrick Branthomme

La balance des paiements technologique (BPT) propose un cadre d’analyse des transferts internationaux de technologie. Après un excédent en 2018, le solde de la BPT de la France est à l’équilibre fin 2019. La BPT de l’Union Européenne dégage un excédent comparable à celui des États-Unis.

Graphique 1 : France : le solde de la BPT à l’équilibre en 2019 après un léger excédent en 2018 (Mds d’euros / solde des échanges de services hors assurance et tourisme.)
Graphique 1 : France : le solde de la BPT à l’équilibre en 2019 après un léger excédent en 2018 (Mds d’euros / solde des échanges de services hors assurance et tourisme) Source : Banque de France
Billet n°180
Publié le 16/09/2020

Par Vivien Levy-Garboua, François Mouriaux, Tatiana Mosquera Yon et Mylène Sabatini

Depuis la crise financière de 2008, les institutions financières captives (holdings financières, entités ad-hoc), filiales de sociétés non financières (SNF), ont contribué à une croissance du secteur financier plus rapide que celle du PIB. Cette dynamique serait le reflet de la structuration de plus en plus complexe et internationalisée des SNF. Cette évolution ne semble toutefois pas s’être accompagnée d’un développement d’opérations financières à risque de leur part.

Graphique 1a. Investissements directs étrangers par pays, passif, en % du PIB
Graphique 1a. Investissements directs étrangers par pays, passif, en % du PIB Source : BCE
Billet n°177
Publié le 13/08/2020

La crise sanitaire a fortement impacté le commerce mondial et a redonné de la vigueur aux débats relatifs à la localisation de la production. La relocalisation généralisée des activités sur le territoire national conduirait à abandonner les gains à la spécialisation internationale, sans pour autant apporter une meilleure résilience des chaines de valeur. Les sources d’approvisionnement des entreprises françaises étant principalement européennes, une stratégie industrielle coordonnée à l’échelle de l’Union serait pertinente.

Graphique 1 : Taux de variation (en volume) de la production industrielle et du commerce extérieur entre janvier-avril 2019 et janvier-avril 2020
Graphique 1 : Taux de variation (en volume) de la production industrielle et du commerce extérieur entre janvier-avril 2019 et janvier-avril 2020 Source : CPB World Trade-Monitor. Calculs des auteurs.
Billet n°163
Publié le 27/05/2020

Une pandémie est caractéristique des défis qui ne peuvent être surmontés que par une action mondiale. Malgré un contexte pré-crise lourd de tensions géopolitiques et commerciales, cette nécessaire coordination internationale a bien été au rendez-vous dans le domaine économique. Cependant, la phase de sortie de crise exacerbera les conflits d’intérêts et constituera un « stress test » pour le multilatéralisme.

Graphique 1. Types de mesures prises par les Gouvernements en réponse à la crise du Covid19 (en % du nombre des pays du G20+)
Graphique 1. Types de mesures prises par les Gouvernements en réponse à la crise du Covid-19 (en % du nombre des pays du G20+) Source : FMI, avril 2020.
Billet n°142
Publié le 12/11/2019

Par Bruno Cabrillac et Baptiste Meunier

Les positions extérieures nettes (PEN) des pays du G20 divergent depuis 1990. Si cela résulte en partie de déséquilibres persistants des soldes de biens et services, les PEN ont leur propre dynamique : le portefeuille génère revenus et plus ou moins-values. Cette dynamique a eu un effet stabilisateur au prix de risques financiers pour certains débiteurs, par ex. les États-Unis, et d’une accumulation excessive d’actifs sûrs par certains créditeurs.

Graphique 1 – Effets financiers et facteurs réels Sources : Lane et Milesi-Ferretti (2017), calculs des auteurs
Billet n°140
Publié le 29/10/2019

Par Florian Lalanne et Irena Peresa

En réponse à l’ouverture accrue du compte de capital de la Chine, les principaux indices d’investissement ont commencé à intégrer des titres libellés en renminbi. Cela devrait soutenir les investissements de portefeuille en Chine et accroître la corrélation entre prix des actifs domestiques et facteurs externes. Les conséquences pour les autres marchés émergents sont incertaines.

Graphique 1 : Composition de l’indice MSCI Emerging Markets (en %).
Graphique 1 : Composition de l’indice MSCI Emerging Markets (en %). Source : MSCI. Note : L’indice est composé d’actions. Les actions A chinoises sont des actions libellées en renminbi négociées à Shanghai et à Shenzhen, tandis que les actions offshore sont principalement négociées à Hong-Kong.
Billet n°137
Publié le 15/10/2019

Par Patrick Branthomme et Laurent Paul

Lancées en septembre 2013 par les autorités chinoises, les « nouvelles routes de la soie » visent à mieux connecter l’Asie et l’Europe. Celle-ci doit défendre au mieux ses intérêts économiques et le cadre multilatéral. Elle pourra prendre appui sur les récentes avancées du G20 qui a établi des principes sur la transparence des financements, la qualité des infrastructures et le respect des normes environnementales et sociétales.

Les couloirs d’échanges terrestres et maritimes de la BRI Source: Hong Kong Trade Development Council (HKTDC) Research
Billet n°134
Publié le 30/09/2019

Par Sanvi Avouyi-Dovi, Pierre Bui-Quang et Pierre Sicsic

Le solde des revenus primaires augmente depuis plusieurs années. La hausse d’environ 10 milliards d’euros de la rémunération des résidents français travaillant à l’étranger est plus forte que celle des revenus des investissements directs (ID) depuis 2010. L’amélioration du solde des revenus est désormais tirée par le solde des revenus des salariés.

Graphique 1 : Une nette augmentation du solde des revenus des frontaliers depuis 2010
Graphique 1 : Une nette augmentation du solde des revenus des frontaliers depuis 2010 Source : rapport annuel de la Balance des Paiements, Banque de France. Note : soldes des revenus primaires exprimés en milliards d’euros (MdE). IP : Investissements de portefeuille ; AI : Autres Investissements
Billet n°118
Publié le 07/06/2019

Par Liang Bai (Université d’Édimbourg) et Sebastian Stumpner (Banque de France)

Ces dernières années, la part des importations chinoises dans les dépenses des États-Unis a rapidement augmenté. Des données détaillées sur la consommation des ménages américains (2004-2015) permettent d’estimer que la pénétration chinoise a freiné la hausse des prix des biens de consommation échangeables d’environ 0,2 pp par an. Ceci représente, toutes choses égales par ailleurs, une réduction du coût de la vie d’environ 200 dollars par ménage en 2015.

Graphique 1 : La Chine est devenue le principal exportateur de biens vers les États-Unis.
Graphique 1 : La Chine est devenue le principal exportateur de biens vers les États-Unis. Source : Calculs des auteurs à partir des données du CEPII et du Bureau d’analyse économique (Bureau of economic analysis – BEA).
Billet n°115
Publié le 23/05/2019

Par Guillaume Gaulier (Banque de France), Aude Sztulman (Université Paris-Dauphine) et Deniz Ünal (CEPII)

L’essoufflement de la dynamique des chaînes de valeur mondiales est considéré comme l'une des causes du ralentissement du commerce mondial depuis la crise de 2008. Or, mesurée comme la part des échanges de pièces détachées et composants dans le commerce mondial en volume, et compte tenu de l’évolution du cycle des affaires, le développement des chaînes de valeur internationales se serait poursuivi après la crise.

Graphique 1 : Part des pièces et composants (P&C) dans le commerce manufacturier en volume
Graphique 1 : Part des pièces et composants (P&C) dans le commerce manufacturier en volume Source : Calculs des auteurs à partir de la base WTFC du CEPII (environ 5000 produits pour le commerce bilatéral de plus de 200 pays) et du FMI (écart de production pour le monde).

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