Marchés Financiers

Billet n°155
Publié le 12/03/2020

Quel serait le coût économique de la faillite d’une entreprise d’importance systémique ? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre ici, en évaluant l’effet récessif d’une défaillance systémique. Dans les deux ans suivant un tel événement, on peut s’attendre à une diminution de 3 % de la consommation totale et à la survenance de trois nouveaux défauts systémiques.

Source : Gourieroux, Monfort, Mouabbi et Renne (2019)
Graphique : Probabilité d’une chute de la consommation de la zone euro de plus de 10 % ou 20 % (horizon = 12 mois) Source : Gourieroux, Monfort, Mouabbi et Renne (2019)
Billet n°152
Publié le 13/02/2020

Par Emilie Candus et Jean-Luc Le Goff

La croissance des fonds labellisés a été très importante en 2019. Avec des taux de souscription plus élevés que la moyenne du secteur et des niveaux de performance dans l’ensemble assez comparables, le label s’avère un facteur d’attractivité. Le succès des labels est toutefois inégal et leur pénétration reste encore faible dans le paysage de la gestion collective française. Des efforts de pédagogie et de promotion restent à mener pour accroître la diffusion de ces produits auprès des épargnants.

Graphique 1. Les fonds labellisés, seulement 7% du marché de la gestion collective française en 2019
Graphique 1. Les fonds labellisés, seulement 7% du marché de la gestion collective française en 2019 Sources: Association Française de la Gestion financière (AFG), Banque de France, Ministères de l’économie et de la transition écologique Note : Estimation du marché de la gestion collective responsable en France fin 2019
Billet n°140
Publié le 29/10/2019

Par Florian Lalanne et Irena Peresa

En réponse à l’ouverture accrue du compte de capital de la Chine, les principaux indices d’investissement ont commencé à intégrer des titres libellés en renminbi. Cela devrait soutenir les investissements de portefeuille en Chine et accroître la corrélation entre prix des actifs domestiques et facteurs externes. Les conséquences pour les autres marchés émergents sont incertaines.

Graphique 1 : Composition de l’indice MSCI Emerging Markets (en %).
Graphique 1 : Composition de l’indice MSCI Emerging Markets (en %). Source : MSCI. Note : L’indice est composé d’actions. Les actions A chinoises sont des actions libellées en renminbi négociées à Shanghai et à Shenzhen, tandis que les actions offshore sont principalement négociées à Hong-Kong.
Billet n°117
Publié le 04/06/2019

Par Jade Al Yahya (Banque de France)

Depuis 2018, l’ACPR et l’AMF étudient l’adaptation des pratiques commerciales des établissements financiers au vieillissement démographique. Les consommateurs les plus âgés sont notamment plus susceptibles de faire l’expérience de la vulnérabilité. Pourtant, selon les premiers résultats de l’analyse, une offre commerciale fondée sur le seul critère de l’âge, le plus couramment utilisé aujourd’hui, est loin d’être satisfaisante.

Figure 1. Projection de la population de l’Union Européenne par classe d’âge.
Figure 1. Projection de la population de l’Union Européenne par classe d’âge. Source : Eurostat.
Billet n°116
Publié le 27/05/2019

Les décisions de politique monétaire requièrent une évaluation préalable de différents scénarios économiques, y compris les plus extrêmes. Apprécié sur la base de l’indice des conditions financières de la Banque de France, le niveau des risques d’origine financière susceptibles de peser sur la distribution de la croissance future du PIB de la zone euro serait aujourd’hui limité.

Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018
Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018 Sources : Eurostat, Banque de France, calculs des auteurs.Note : Ce graphique représente pour chaque trimestre la répartition des prévisions du taux de croissance trimestriel du PIB pour le trimestre suivant, obtenue à partir de l’approche Growth at Risk
Billet n°108
Publié le 14/03/2019

Le secteur bancaire évalue les risques de crédit associés aux emprunteurs. Quelles sont les conséquences à attendre d’une information produite par une tierce partie ? Exploitant un changement dans la méthodologie de cotation de la Banque de France, ce billet montre comment la communication d’une information plus détaillée sur les entreprises permet d’accroître l’offre de crédit à leur bénéfice.

Graphique : Les entreprises dont la cote est affinée obtiennent plus de crédit
Graphique : Les entreprises dont la cote est affinée obtiennent plus de crédit
Billet n°104
Publié le 21/02/2019

Par John Hutchinson et Arthur Saint-Guilhem 

Depuis plusieurs décennies, l’écart entre rendement du capital et taux sans risque augmente dans la zone euro et aux États-Unis. Nous constatons que la prime de risque constitue le principal déterminant de cet écart mais que les marges jouent également un rôle. Plus récemment, la contribution des marges a diminué dans la zone euro et augmenté aux États-Unis.

Graphique 1 : Écart croissant entre rendement du capital et taux sans risque dans la zone euro et aux États-Unis
Graphique 1 : Écart croissant entre rendement du capital et taux sans risque dans la zone euro et aux États-Unis Source : AMECO, FRED, AWM, et calculs des auteurs. Note : Le rendement réel du capital est un rendement avant impôt dans la zone euro ; aux États-Unis, rendement d’après Gomme et al., 2011. Les taux réels sont l’OIS 3 mois et les bons du Trésor.
Billet n°100
Publié le 16/01/2019

Le taux d’intérêt de court terme ne reflète pas pleinement les conditions financières, surtout lorsqu’il avoisine sa valeur plancher. Les institutions financières et les banques centrales utilisent donc d’autres indicateurs plus riches en information, tels que les indices des conditions financières (ICF). Nous proposons un nouvel ICF intégrant des pondérations variables dans le temps qui identifie les sources d’évolution des conditions financières.

Graphique 1 : Dynamique de l’ICF de la Banque de France pour la zone euro
Graphique 1 : Dynamique de l’ICF de la Banque de France pour la zone euro Sources : Bloomberg et calculs des auteurs
Billet n°92
Publié le 08/11/2018

Par Silvia Gabrieli et Claire Labonne

Entre 2011 et l’annonce des OMT, des ratios élevés de créances douteuses sur les pays périphériques ont entravé l’accès des banques au marché interbancaire. La détention importante d’obligations émises par les souverains périphériques a également accru le coût du financement interbancaire. L’introduction des OMT en 2012 et des TLTRO en 2014 a réussi à réduire ces sources de fragmentation.

Billet n°83
Publié le 11/09/2018

Par Stéphane Lhuissier
La crise financière de 2008 et la crise de la dette souveraine dans la zone euro ont entraîné des récessions majeures, alors que l’éclatement de la bulle technologique en 2000 n’a eu qu’un impact macroéconomique modéré. Ce principe du « tout ou rien » résulte du phénomène d’amplification : dans un système financier fragile, les agents sont plus sensibles aux changements des conditions financières.

Graphique 1 – Effets différenciés d’un choc financier négatif sur la production industrielle dans la zone euro
Graphique 1 – Effets différenciés d’un choc financier négatif sur la production industrielle dans la zone euro Note : Réponses impulsionnelles de la production à un choc financier. L’ampleur du choc financier est la même dans les deux cas. La ligne en tiret-points retrace la médiane et les lignes continues correspondent à des intervalles de probabilité de 68 %.

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