Inflation

Billet n°233
Publié le 14/10/2021

Par Erwan GAUTIER, Magali MARX et Paul VERTIER

Une hausse de 1% du prix du gazole raffiné importé se traduit in fine par une hausse de 0,75% du prix HT et de 0,3% du prix TTC du gazole à la pompe en France. L’ajustement est progressif mais rapide : après une semaine, la hausse du prix HT est de 0,45% soit plus de 50% de la transmission finale. Les prix réagissent de la même manière à un choc à la hausse ou à la baisse.

Graphique 1 : Réaction du prix du gazole à un choc de 1% du coût de la matière première
Graphique 1 : Réaction du prix du gazole à un choc de 1% du coût de la matière première Sources : Ministère de la transition écologique, Reuters. Calcul des auteurs
Billet n°232
Publié le 11/10/2021

Par Yannick Kalantzis et Youssef Ulgazi

La hausse récente de l'inflation en France est de nature temporaire mais peut encore durer plusieurs trimestres. Elle est liée à une normalisation après le creux de 2020 et à l’augmentation des prix industriels et de l’énergie. Après un point haut lié à ces effets temporaires, l’inflation reviendrait en dessous de 2% dans le courant de 2022.

Figure 1  : Projection de l’inflation française par la Banque de France  (Indice des prix à la consommation harmonisé, en %).
Figure 1 : Projection de l’inflation française par la Banque de France (Indice des prix à la consommation harmonisé, en %). Source : INSEE jusqu’au 2e trimestre 2021 et pour le point du 3e trimestre 2021, projections Banque de France sur fond bleuté. Seule l’inflation du mois de juillet était connue pour le 3e trimestre lors de la réalisation de ces projections.
Billet n°52
Publié le 09/03/2018

Par Eric Monnet et Angel Gomez

L’écart d’inflation sous-jacente entre États-Unis (US) et zone euro (ZE) est dû essentiellement au poids des loyers dans les indices des prix. Depuis le billet de l’année dernière sur la question, ce constat est confirmé : l’inflation sous-jacente hors loyers est actuellement plus faible aux États-Unis qu’en zone euro, mais l’inflation sous-jacente reste nettement plus élevée aux États-Unis.

Graphique 1 : Inflation sous-jacente vs inflation sous-jacente hors loyers (données trimestrielles). Sources : IPC (BLS) pour les US et IPCH (Eurostat) pour la ZE
Billet n°50
Publié le 28/02/2018

Par Yannick Kalantzis et Jean-François Ouvrard

Une hausse de 10 EUR du prix du pétrole augmente les prix à la consommation de 0,4% en zone euro et en France. Une partie non négligeable de cette hausse vient des composantes hors énergie des prix à la consommation. Cet effet indirect s'élève à 0,1 point en zone euro et 0,15 point en France.

Inflation en zone euro observée et simulée avec un prix du pétrole constant (glissements annuels en %) Source : Eurostat, calculs des auteurs ; note : à chaque date, le prix du pétrole est supposé constant sur les deux années qui précèdent.
Billet n°49
Publié le 22/02/2018

Depuis 2008, en France, les salaires minima de branche ont progressivement ralenti en termes nominaux. Dans un contexte d’inflation proche de zéro, ils ont augmenté à un rythme inférieur à 1% par an depuis 2014. Ces hausses de salaires négociés dépendent de l’inflation passée et de l’évolution du Smic. Le début de redressement de l’inflation observé en 2017 pourrait donc entraîner une hausse nominale un peu plus élevée des salaires négociés en 2018.

Billet n°40
Publié le 29/11/2017

Par Louis de Charsonville, Violaine Faubert et Antoine Sigwalt

Depuis début 2016, l’inflation sous-jacente française est nettement inférieure à la moyenne de la zone euro. Cet écart s’explique par des différences de fondamentaux économiques, comme le rétablissement plus modeste du marché du travail en France que dans l’ensemble de la zone, et, plus récemment, par des chocs temporaires, comme la baisse du prix des communications.

Billet n°35
Publié le 30/10/2017

Par Gilbert Cette, Laure Frey et Gilles Moec[1]

La Fed justifie la faiblesse actuelle de l’inflation malgré un marché de l’emploi dynamique par l’impact de facteurs transitoires sur les prix. Lors d’une situation proche à la fin des années 1990, les révisions apportées ultérieurement aux statistiques de coût du travail révélèrent une erreur de diagnostic qui ne s’est toutefois pas traduite par une erreur de politique monétaire.

Billet n°34
Publié le 17/10/2017

Par Marie Aouriri et Héloïse Tournoux

Le débat sur les dépenses publiques justifie des comparaisons fines. L’écart Franco-Allemand sur les masses salariales publiques dépasse 5 points de PIB depuis plus de 20 ans. Il est surestimé de près de 2 points par les emplois hospitaliers (non comptabilisés en emploi public en Allemagne). Pour l’enseignement, plus d’un point s’explique par la démographie et des différences d’organisation. Pour autant, sur les autres fonctions, un surcroît significatif de 2 points subsiste.

Billet n°17
Publié le 10/05/2017

L’inflation reprend en zone euro (ZE) : ceci s’explique par la nette remontée des prix d’importation depuis le début de l’année et l’amélioration lente de la situation économique. En l’absence de chocs majeurs, l’inflation devrait s’établir autour de 1,8 % en 2019 selon une courbe de Phillips augmentée des prix d’importation.

Billet n°12
Publié le 30/03/2017

Par Louis de Charsonville et Caroline Jardet

L’inflation des services en France s’est établie à 1,0% en 2016, un niveau nettement inférieur à sa moyenne de 1999 à 2015 (environ 2%). Ce billet explore par quels mécanismes la chute des prix du pétrole et la baisse de l’inflation totale ont contribué à ralentir les prix des services depuis mi-2014. L’analyse de ces interactions suggère une remontée de l’inflation des services, après 2017, vers 2%.

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