Développement économique actuel

Billet n°36
Publié le 06/11/2017

Par Guillaume Gaulier et Jean-François Ouvrard

Le rebond d’activité en France s’est accompagné d’une accélération des importations. Ce dynamisme traduit l’ouverture des économies et la cyclicité des composantes de la demande. À moyen terme 1 euro supplémentaire de demande ne génère pas plus de 0,33 euro d’importations (leur poids dans le PIB) ; mais deux à trois points de croissance des importations restent difficiles à expliquer depuis mi-2016.

Billet n°32
Publié le 04/10/2017

Par Clément Mazet-Sonilhac et Jean-Stéphane Mésonnier

En France, le coût des fonds propres (Cost of Equity) des sociétés non-financières a fortement crû lors des crises de 2007-2009 et de 2011-2012, tiré par une hausse de la prime de risque sur actions. Le COE mesure en effet le rendement attendu pour acquérir ou conserver une action vu son risque. Il dépassait souvent depuis 2007 la rentabilité des fonds propres (Return on Equity). Depuis 2016, le COE est inférieur au ROE pour les grandes entreprises non-financières cotées françaises ; ceci favorise l’investissement productif.

Billet n°28
Publié le 30/08/2017

Depuis le vote sur le Brexit, l’économie britannique a fait preuve de résilience. Toutefois, du fait du niveau historiquement bas du taux d’épargne, de l’incertitude sur l’investissement et du risque inflationniste, nous pouvons nous interroger sur la soutenabilité à court terme du modèle actuel de croissance de l’économie britannique.

Billet n°27
Publié le 29/08/2017

Par Simon Ray, avec Denis Fougère et Rémy Lecat

Le boom des années 2000 en France a stimulé l’investissement des entreprises aux actifs immobiliers importants (canal positif du collatéral). À l’inverse, il a défavorisé l’investissement des entreprises moins dotées, souvent plus jeunes, en raison du coût induit (canal négatif du profit), ce qui justifie l’attention actuelle donnée au financement des PME.

Billet n°23
Publié le 27/06/2017

La poussée de l’endettement des entreprises chinoises, dans un contexte de baisse de rentabilité industrielle, inquiète en termes de stabilité financière, y compris au-delà des frontières. Néanmoins le risque de crise bancaire apparaît à ce stade contenu tout en requérant de rester vigilant.

Billet n°18
Publié le 15/05/2017

Le G20 appelle aux investissements d’infrastructure afin de soutenir la croissance. Parmi ceux-ci, le Train à Grande Vitesse (TGV) offre aux entreprises l’opportunité de gains de productivité par le biais de réorganisations et d’une spécialisation accrue des sites dans leurs activités d’excellence. Pour les entreprises actives en 2011, l’impact sur le taux de marge serait de 0,6 à 1,9 points de pourcentage selon le secteur.

Billet n°10
Publié le 15/03/2017

par Sophie Haincourt

Selon nos estimations, l’appréciation du dollar depuis mi-2014 aurait coûté 0,2 point de croissance à l’économie américaine. Sur la même période, la dépréciation de l’euro aurait contribué à la croissance de la zone euro à hauteur de 0,5 point. En revanche, l’appréciation de l’euro depuis mi-2015 aurait réduit la croissance de la ZE de 0,2 point de pourcentage. Cela est dû au taux d’ouverture élevé et à l’exposition importante aux pays émergents.

Billet n°8
Publié le 23/02/2017

L’indicateur en temps réel de la Banque de France augure d’un léger rebond de la croissance mondiale passant de 3% en 2016 à 3,3% en 2017. Un consensus de plusieurs organisations internationales se dégage en ce sens. Contrairement aux révisions systématiques à la baisse observées depuis 2011, le Fonds Monétaire International a confirmé mi-janvier ce regain d’optimisme annoncé en octobre.

Graphique 1 : Prévisions de croissance mondiale systématiquement revues à la baisse Source : FMI
Billet n°4
Publié le 26/01/2017

Eric Monnet et Camille Thubin

En France, l’investissement en construction n'a jamais retrouvé son niveau d'avant la crise de 2008, contrairement aux autres types d'investissement. La chute de la construction a fortement affecté négativement l'emploi et la croissance du PIB français jusqu'en 2016. S'agissant de la seule construction en logement, et malgré une reprise récente, les facteurs démographiques défavorables pourraient contraindre à nouveau la croissance de l’investissement au-delà de 2017.

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