Développement économique actuel

Par Ludivine Berret, Marie-Hélène Ferrer et Céline Rochon

Dans un monde marqué par une réduction des marges de manœuvre budgétaires et monétaires ainsi que par une montée des risques, renforcer le filet de sécurité mondial est souhaitable, en plus d’une meilleure coordination des politiques macroéconomiques. Ce sujet, discuté au sein du G7 sous Présidence française, plaide pour un multilatéralisme accru (cf. billet « Le G7, un moteur du multilatéralisme ? »).

Graphique 1 : Évolution de la taille et de la composition du filet de sécurité mondial*
Graphique 1 : Évolution de la taille et de la composition du filet de sécurité mondial* Source: FMI, Adequacy of the Global Financial Safety Net, 2016.

Par Clémence Berson, Hadrien Camatte, Antoine Lalliard et Julien Le Roux

Le « cône de Phillips » est un éventail de valeurs possibles de l’inflation obtenu à partir de différentes spécifications de la courbe de Phillips. La prévision d’inflation zone euro de l’Eurosystème de juin 2019 est un peu inférieure à la prévision médiane du cône de Phillips sur toute la période de projection et même légèrement au-dessous du cône en début de prévision. Elle est, en ce sens, assez prudente.

Graphique 1 : En zone euro, une prévision d’inflation prudente au regard du cône de Phillips
Graphique 1 : En zone euro, une prévision d’inflation prudente au regard du cône de Phillips Source : Eurostat, Eurosystème, calcul des auteurs. Note : au-delà du 1er trimestre 2019 est tracée en noir la projection de l’Eurosystème de juin 2019.

Par Florens Odendahl (Banque de France)

Considérer les résultats économiques futurs comme intrinsèquement incertains donne lieu à la notion de risque économique. Par exemple, quelle est la probabilité d’une baisse de la croissance future du PIB ? En élargissant ce concept à l’analyse de plusieurs variables, on peut, par exemple, s’interroger sur l’évolution conjointe des risques pour la croissance du PIB et l’inflation.

Figure 1 : La tendance centrale à elle seule ne reflète pas les informations relatives au risque macroéconomique
Graphique 1 : La tendance centrale à elle seule ne reflète pas les informations relatives au risque macroéconomique Source : Adrian et al. (2019) Note : Prévision de densité à un an de la croissance du PIB réel des États-Unis.

Les décisions de politique monétaire requièrent une évaluation préalable de différents scénarios économiques, y compris les plus extrêmes. Apprécié sur la base de l’indice des conditions financières de la Banque de France, le niveau des risques d’origine financière susceptibles de peser sur la distribution de la croissance future du PIB de la zone euro serait aujourd’hui limité.

Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018
Graphique 1 : Évolution de la distribution prévue de la croissance trimestrielle du PIB de la zone euro entre 2001 et 2018 Sources : Eurostat, Banque de France, calculs des auteurs.Note : Ce graphique représente pour chaque trimestre la répartition des prévisions du taux de croissance trimestriel du PIB pour le trimestre suivant, obtenue à partir de l’approche Growth at Risk

Par Gilbert Cette, Jimmy Lopez et Jacques Mairesse

L’effet positif sur la productivité d’une réduction des régulations sur le marché des biens et de la législation protectrice de l’emploi explique les nombreuses réformes structurelles dans les pays de l'OCDE. De nouvelles évaluations de la création et du partage des rentes montrent qu’une nouvelle déréglementation du marché des biens pourrait accroître substantiellement la productivité en France et en Italie.

Graphique 1 : Gains de PGF attendus d’une déréglementation des marchés de biens
Graphique 1 : Gains de PGF attendus d’une déréglementation des marchés de biens Sources : Calculs des auteurs fondés sur l’hypothèse d’un passage aux réglementations les plus pro-concurrentielles.

Le US Tax Cuts and Jobs Act mis en œuvre en 2018 a un impact sur l’activité aussi bien nationale qu’internationale des sociétés américaines. Néanmoins, la réduction de l’impôt sur les sociétés n’a eu qu’un effet transitoire sur la composition des revenus des investissements directs étrangers des États-Unis, sans entraîner jusqu’à présent d’amélioration significative du solde commercial.

Source : US Bureau of Economic Analysis (BEA)
Graphique 1. Revenu primaire aux États-Unis Source : US Bureau of Economic Analysis (BEA)

Par Jean-Baptiste Gossé (Banque de France) et Roger Vicquéry (London School of Economics)

Un système d’assurance chômage fédéral est en place depuis plus de 80 ans aux États-Unis. Il a contribué à amortir les effets des crises sans nécessiter de transferts budgétaires importants entre États fédérés. Ceci fournit l’exemple d’un système d’assurance chômage fondé sur des transferts temporaires et sur un modèle de subsidiarité entre niveaux fédéral et étatique.

Graphique 1. Des transferts fédéraux permanents limités hors crises exceptionnelles
Graphique 1. Des transferts fédéraux permanents limités hors crises exceptionnelles Note. Transferts nets annuels en % du PIB. Crise exceptionnelle : hausse du taux de chômage de plus de 5 points sur trois ans. Sources : calculs des auteurs à partir des données du NBER, Department Of Labor et Bureau of Economic Analysis.

Par Rafael Cezar et Florian Le Gallo

Les échanges de l’Union européenne avec les Etats-Unis dégagent un fort excédent commercial mais sont aussi marqués par un large déficit des revenus d’investissements directs. Ce dernier reflète certains choix des firmes multinationales relatifs à la localisation de leurs activités, notamment l’implantation de filiales américaines en Europe. Nous proposons de décrire ces échanges transatlantiques par un agrégat plus large que le seul solde de biens et services.

Un solde élargi UE – États-Unis quasi-équilibré entre 2012 et 2017
Graphique 1 : Un solde élargi UE – États-Unis quasi-équilibré entre 2012 et 2017 Sources : Eurostat (exportations de biens douaniers, services hors finance) et BEA (importations de biens douaniers, services financiers, revenus d’investissements directs. Calculs des auteurs.

Par Ludivine Berret, Bruno Cabrillac et Céline Rochon

Pour répondre à la crise de 2008, les pays du G7 ont dû mobiliser plusieurs leviers de politique économique, en particulier monétaire et budgétaire, si bien que leur capacité à relancer l’économie ou à faire face à une nouvelle crise s’est réduite. En conséquence, la tentation de mener des politiques non coopératives pourrait être exacerbée malgré ses effets néfastes. Bien que le poids du G7 dans l’économie mondiale ait sensiblement reculé, ce forum dont la France a pris la présidence en 2019, est l’espace privilégié pour prévenir cette tentation.

Graphique 1 : Réduction du poids du G20 et du G7 dans le PIB nominal mondial
Graphique 1 : Réduction du poids du G7 dans le PIB nominal mondial Source: Datastream et FMI-World Economic Outlook. (WEO)

Par Clément Mazet-Sonilhac et Clément Malgouyres (avec Juan Carluccio et Thierry Mayer)

La diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC) est considérée comme un facteur de croissance économique, notamment dans les pays développés. En particulier, la diffusion de l’internet haut débit pourrait améliorer la capacité des entreprises à trouver à l’étranger des partenaires commerciaux et des biens adaptés à leurs besoins. En France, le déploiement de l’ADSL entre 1998 et 2008 est corrélé à une augmentation significative des importations des entreprises.

Une décennie de déploiement progressif de l’internet haut débit
Graphique 1 : Une décennie de déploiement progressif de l’internet haut débit Source : Banque de France et calcul des auteurs

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