Développement économique actuel

Billet n°252
Publié le 21/01/2022

Les perturbations de l’offre observées durant la pandémie de Covid-19 expliquent environ 60 % de l’allongement des délais de livraison (le reste étant imputable aux facteurs de demande) en France. Ces perturbations ont nettement freiné la production manufacturière depuis 2020. D’après les régularités historiques, les goulets d’étranglement devraient se résorber en 2022, mais ces prévisions sont entourées d’une forte incertitude liée aux origines inhabituelles des perturbations.

Graphique 1 : Décomposition du choc – Délai de livraison des fournisseurs et PMI de production manufacturière en France
Graphique 1 : Décomposition du choc – Délai de livraison des fournisseurs et PMI de production manufacturière en France Source : Markit, calculs de l’auteur. Note : Valeur d’indice centrée et contributions en points de pourcentage, augmentation de l’indice = livraisons plus rapides. Observation la plus récente : 2021 M12.
Billet n°236
Publié le 29/10/2021

Par Jean-Baptiste Gossé, Aymeric Schneider et Roger Vicquéry

Le plan européen post-Covid est la plus vaste initiative budgétaire sur le continent depuis 70 ans. Ce billet tire les leçons du plan Marshall en soulignant le rôle majeur des effets structurels induits par une conditionnalité adaptée au contexte, la nécessité de préparer la sortie du plan, l’influence des fondamentaux et l’importance du succès du plan comme vecteur d’intégration en Europe.

Graphique 1 : Plan Marshall et plan européen par type d'aide et taille des investissements financés (% du PIB des pays destinataires)
Graphique 1 : Plan Marshall et plan européen par type d'aide et taille des investissements financés (% du PIB des pays destinataires) Sources : Mutual security program, BRI, US Congress, ECA, FRED, Eurostat, Commission. Calculs des auteurs.
Billet n°234
Publié le 21/10/2021

Par Chloé Zapha et David Fouet

Les procédures amiables de règlement des difficultés financières, en préservant la réputation des entreprises, peuvent favoriser leur rebond. Pourtant, les dirigeants y ont peu recours, en partie par manque d’information sur ces dispositifs. Les petites entreprises bénéficieraient à se tourner vers les possibilités de restructuration dites de sortie de crise pensées pour elles.

Graphique 1 : Les procédures amiables, plus efficaces pour rebondir, ne représentent que 5% des procédures ouvertes en 2019
Graphique 1 : Les procédures amiables, plus efficaces pour rebondir, ne représentent que 5% des procédures ouvertes en 2019 Note : la liquidation judiciaire est dite directe dès lors que l’entreprise n’a pas eu recours à d’autres procédures en amont. Source : ministère de la Justice – Exploitation statistique du répertoire général civil, année 2019
Billet n°229
Publié le 27/09/2021

Par Nicolas Chatelais

La baisse du PIB en 2020 a été moindre aux États-Unis qu’en Europe. Les restrictions sur l’activité et les déplacements –imposées ou volontaires- liées à la lutte contre la pandémie, plus fortes en France/Italie/Espagne, expliqueraient plus de 40% de la divergence avec les États-Unis. Ce facteur a été amplifié par la différence de spécialisation sectorielle (avantage américain sur le digital, poids du tourisme en Europe). L’écart de soutien budgétaire explique moins de 20 % de l’écart.

Graphique 1 : Facteurs expliquant l’écart de variation du PIB entre les États-Unis et l’Europe en 2020
Graphique 1 : Facteurs expliquant l’écart de variation du PIB entre les États-Unis et l’Europe en 2020 Source : FMI, nationales, calculs de l’auteur
Billet n°222
Publié le 02/07/2021

Par Pierre Sicsic

En France en 2020, le creusement du déficit public a été plus fort qu’en 2009 et accompagné d’une détérioration du déficit extérieur. Ainsi, le besoin de financement de la Nation (ménages, entreprises et administrations) s’est élargi en 2020, à la différence de 2009, avec un creusement du besoin de financement des sociétés financières et non financières.

Graphique 1 : capacités de financement par secteur (en points de PIB)
Graphique 1 : capacités de financement par secteur (en points de PIB) Note : Sociétés pour sociétés financières et sociétés non financières.
Billet n°219
Publié le 11/06/2021

Par Vanessa Doucinet, David Ly et Ghjuvanni Torre

Entre fin décembre 2019 et fin mars 2021, la dette brute des entreprises s’est accrue de 224 milliards d’euros, tandis que leur trésorerie a progressé de 215 milliards. Une première analyse des 205 392 bilans reçus par la Banque de France permet de décomposer plus finement ces chiffres globalement rassurants : 6 à 7% du total des entreprises cotées pourraient être confrontées à des difficultés lors de la levée des mesures d’accompagnement.

Graphique 1 : évolution de l’endettement financier brut et de la trésorerie des entreprises étudiées Source : Banque de France – Direction des entreprises. Lecture du quadrant sensible, disque rouge : 11,4% d’entreprises n’ayant pas souscrit de PGE dont l’endettement brut a augmenté de 22% et la trésorerie a diminué de 33%.
Billet n°214
Publié le 05/05/2021

Par Mathilde Gerardin et Jean-François Ouvrard

Dans l’Enquête Mensuelle de Conjoncture (EMC) réalisée fin février-début mars 2021, les chefs d’entreprise ont été interrogés sur les coûts organisationnels liés à la COVID et leur capacité à les répercuter dans leurs prix de vente. Ces coûts sont parfois élevés pour certains secteurs mais la capacité à les transmettre aux prix serait en général limitée. Au final, les conséquences directes et indirectes sur le niveau général des prix à la consommation seraient donc a priori faibles, entre 0,1 à 0,3 point de pourcentage, mais ces coûts pourraient peser sur les marges de certaines entreprises.

Graphique 1 : Impact direct sur les prix de vente des surcoûts liés aux mesures sanitaires (en %)
Graphique 1 : Impact direct sur les prix de vente des surcoûts liés aux mesures sanitaires (en %) Source : Enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France Note : Dans les services à la personne, l’impact moyen des surcoûts liés aux mesures sanitaires sur le prix final payé par le client est de 0,56 %.
Billet n°211
Publié le 20/04/2021

Par Benjamin Bureau, Anne Duquerroy, Mathias Lé et Frédéric Vinas (Banque de France), Julien Giorgi et Suzanne Scott (Insee)

Depuis le début de la crise sanitaire, la Banque de France et l’INSEE estiment chaque mois la perte d’activité des entreprises, secteur par secteur. Ces enquêtes mensuelles se sont avérées être un baromètre fiable et quasiment en temps réel de l’effet des restrictions. Parallèlement, nos deux institutions ont lancé un travail commun, différent et complémentaire sur le plan méthodologique : il est fondé ex post sur les chiffres d’affaires réels des entreprises (mesurés par les déclarations de TVA), il compare le « choc d’activité » à un contrefactuel qu’aurait été le chiffre d’affaires en l’absence de choc sanitaire, et il permet une analyse plus fine infrasecteur. Ce blog en présente les premiers résultats, cohérents avec nos enquêtes mensuelles. Ils seront ensuite prolongés par une analyse ex post de la situation de trésorerie et financière des entreprises.

Graphique 1 - Évolution du choc d’activité économique agrégé au cours de l’année 2020
Graphique 1 - Évolution du choc d’activité économique agrégé au cours de l’année 2020 Source : données de TVA (DGFiP). Calculs des auteurs
Billet n°206
Publié le 03/03/2021

Par Stefan Gebauer, Jean-François Ouvrard et Camille Thubin

Nous étudions le rôle des motifs de précaution dans la récente hausse de l’épargne des ménages français. Différentes approches montrent que l’incertitude élevée a contribué à la forte hausse de l’épargne en 2020, notamment durant le premier confinement. Sur l’année entière, cependant, les effets d’incertitude ont été faibles comparés à la contribution des restrictions administratives sur les dépenses.

Figure 1 : Taux d’épargne des ménages en France (en % du revenu disponible)
Figure 1 : Taux d’épargne des ménages en France (en % du revenu disponible) Source : INSEE (observation la plus récente : T4 2020). Note : Épargne des ménages en % du revenu disponible brut. Observation la plus récente : T4 2020.
Billet n°205
Publié le 23/02/2021

Par Olivier de Bandt, Jean-Charles Bricongne et Lionel Fontagné

L’environnement auquel font face les décideurs de politique économique aujourd’hui est caractérisé à la fois par une forte incertitude et un haut niveau de mondialisation. Le billet met en évidence une perception d’incertitude croissante par les agents économiques lorsque des chocs externes se multiplient, et une transmission plus rapide de ces chocs lorsque l’économie est plus ouverte, ou que les biens échangés sont produits au sein de « chaines de valeur » plus sophistiquées. La mondialisation a donc accru l'impact macroéconomique de l'incertitude sur l'économie réelle, amplifiant les conséquences des chocs d'incertitude internationaux.

Graphique 1 : Incertitude et ouverture du compte courant de la zone euro (1999-2019
Graphique 1 : Incertitude et ouverture du compte courant de la zone euro (1999-2019)

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