Language switcher

Current economic developments

27/11/2017

Bruno Cabrillac et Francesco Pappadà

La capacité de recouvrement en matière de TVA est procyclique, et elle réagit négativement et significativement aux relèvements des taux d’imposition. Les pays qui présentent une forte sensibilité de la capacité de recouvrement ont une plus faible capacité à rembourser leurs dettes et sont donc confrontés à un risque de défaut plus élevé. L’émission d’obligations indexées sur le PIB peut protéger ces pays du risque conjugué en phase descendante du cycle de hausse du ratio de dette/PIB et de baisse des recettes fiscales.

 

Publié le 27/11/2017 15:01
13/11/2017

Par Yannick Kalantzis et Camille Thubin

La part de l’industrie manufacturière dans le PIB français a baissé de 9 points en quarante ans. Cette évolution s’explique surtout par le progrès technique et les préférences des consommateurs. Le commerce extérieur n’a joué qu’un rôle secondaire.

 

Publié le 13/11/2017 15:59
06/11/2017

Par Guillaume Gaulier et Jean-François Ouvrard

Le rebond d’activité en France s’est accompagné d’une accélération des importations. Ce dynamisme traduit l’ouverture des économies et la cyclicité des composantes de la demande. À moyen terme 1 euro supplémentaire de demande ne génère pas plus de 0,33 euro d’importations (leur poids dans le PIB) ; mais deux à trois points de croissance des importations restent difficiles à expliquer depuis mi-2016.

Publié le 06/11/2017 10:06
17/10/2017

Par Marie Aouriri et Héloïse Tournoux

Le débat sur les dépenses publiques justifie des comparaisons fines. L’écart Franco-Allemand sur les masses salariales publiques dépasse 5 points de PIB depuis plus de 20 ans. Il est surestimé de près de 2 points par les emplois hospitaliers (non comptabilisés en emploi public en Allemagne). Pour l’enseignement, plus d’un point s’explique par la démographie et des différences d’organisation. Pour autant, sur les autres fonctions, un surcroît significatif de 2 points subsiste.

 

Publié le 17/10/2017 10:29
04/10/2017

Par Clément Mazet-Sonilhac et Jean-Stéphane Mésonnier

 

 En France, le coût des fonds propres (Cost of Equity) des sociétés non-financières a fortement crû lors des crises de 2007-2009 et de 2011-2012, tiré par une hausse de la prime de risque sur actions. Le COE mesure en effet le rendement attendu pour acquérir ou conserver une action vu son risque. Il dépassait souvent depuis 2007 la rentabilité des fonds propres (Return on Equity). Depuis 2016, le COE est inférieur au ROE pour les grandes entreprises non-financières cotées françaises ; ceci favorise l’investissement productif.

 

Publié le 04/10/2017 17:05
30/08/2017

par Marie-Elisabeth de la Serve et Laurent Ferrara

Depuis le vote sur le Brexit, l’économie britannique a fait preuve de résilience. Toutefois, du fait du niveau historiquement bas du taux d’épargne, de l’incertitude sur l’investissement et du risque inflationniste, nous pouvons nous interroger sur la soutenabilité à court terme du modèle actuel de croissance de l’économie britannique.

 

Publié le 30/08/2017 17:06
29/08/2017

Par Simon Ray, avec Denis Fougère et Rémy Lecat

Le boom des années 2000 en France a stimulé l’investissement des entreprises aux actifs immobiliers importants (canal positif du collatéral). À l’inverse, il a défavorisé l’investissement des entreprises moins dotées, souvent plus jeunes, en raison du coût induit (canal négatif du profit), ce qui justifie l’attention actuelle donnée au financement des PME.

Publié le 29/08/2017 11:22
27/06/2017

Par Cristina Jude

La poussée de l’endettement des entreprises chinoises, dans un contexte de baisse de rentabilité industrielle, inquiète en termes de stabilité financière, y compris au-delà des frontières. Néanmoins le risque de crise bancaire apparaît à ce stade contenu tout en requérant de rester vigilant.

 

Publié le 27/06/2017 11:37
15/03/2017

par Sophie Haincourt

Selon nos estimations, l’appréciation du dollar depuis mi-2014 aurait coûté 0,2 point de croissance à l’économie américaine. Sur la même période, la dépréciation de l’euro aurait contribué à la croissance de la zone euro à hauteur de 0,5 point. En revanche, l’appréciation de l’euro depuis mi-2015 aurait  réduit la croissance de la ZE de 0,2 point de pourcentage. Cela est dû au taux d’ouverture élevé et à l’exposition importante aux pays émergents.

Graphique 1 : Appréciation du dollar depuis mi-2014 : un point haut historique

        

Source : Calculs de l’auteur basés sur les données BRI (61 monnaies) et le WEO d’octobre 2015. Les graphiques reproduisent les fouchettes d’évolutions passées des taux de change effectifs réels (ajusté de l’IPC) du dollar et de l’euro, calculées sur des périodes ininterrompues de hausse (baisse) de 36 mois. Dernière observation : décembre 2016.

 

Publié le 15/03/2017 14:35
13/03/2017

Par S. Avouyi-Dovi avec B. Bureau, R. Lecat, Ch. O’Donnell, J.-P. Villetelle

 

Les entreprises en difficulté bénéficiant de crédits aux taux très bas, dites « zombies », restent assez rares en France. Leur part par taille d’entreprise est globalement stable depuis une décennie. En 2014, elles représentaient environ 2,5 % des PME et un peu plus de 1 % des autres (grandes entreprises, entreprises de taille intermédiaire et holdings). Les prêts zombies ne sauraient donc être un des facteurs-clé handicapant la productivité du travail en France.

 

Graphique 1 : Pourcentage d’entreprises aux moins bonnes cotations bénéficiant de taux très bas

Source : calculs des auteurs.

Publié le 13/03/2017 16:53

Pages