Croissance à long terme

Billet n°203
Publié le 10/02/2021

Quel serait l’effet économique d’une taxe carbone européenne en France comparativement au reste de l’UE ? L’impact à moyen terme sur la valeur ajoutée y serait 20% moins fort que dans le reste de l’UE. Cet écart résulterait davantage de différences de structure sectorielle (poids des secteurs les plus touchés, flux intersectoriels) que de différences d’intensité carbone entre secteurs homologues.

Graphique 1 : Décomposition sectorielle de l’impact sur la valeur ajoutée réelle en France et dans le reste de l’UE
Graphique 1 : Décomposition sectorielle de l’impact sur la valeur ajoutée réelle en France et dans le reste de l’UE Source : Calcul des auteurs
Billet n°202
Publié le 03/02/2021

Par Jérémi Montornès et Marie-Baïanne Khder

Les auteurs faisaient partie de la Direction des études et synthèses économiques de l’Insee lors de la rédaction de l’article dont le billet est tiré. Les auteurs remercient D. Blanchet pour ses conseils et suggestions lors de la rédaction de l’article. Ils demeurent seuls responsables des erreurs et omissions.

La croissance du PIB irlandais sur la période récente est fortement influencée par les transferts de multinationales américaines. Ces opérations se sont intensifiées depuis 2015. Les évolutions du PIB irlandais et de ses composantes ne reflètent plus seulement les fluctuations conjoncturelles mais aussi les choix de localisation d’activité des multinationales.

Graphique 1 : Évolution trimestrielle du PIB et du RNB en volume (en %, cvs-cjo)
Graphique 1 : Évolution trimestrielle du PIB et du RNB en volume (en %, cvs-cjo) Source : CSO, Comptes nationaux
Billet n°199
Publié le 12/01/2021

Par Antonin Bergeaud et Simon Ray

Les mesures sanitaires prises en France et dans le reste de l’Europe ont contraint les entreprises et les travailleurs à mettre en place un télétravail généralisé. En ayant permis de faire sauter un certain nombre de verrous, ce choc marquera sans aucun doute un tournant dans le recours au télétravail, avec des implications importantes pour les employés, les entreprises et l’économie.

Graphique 1 : Hétérogénéité des potentialités de télétravail par département
Graphique 1 : Hétérogénéité des potentialités de télétravail par département Source : DADS, Dingel et Neiman (2020) et DARES (2019)
Billet n°198
Publié le 05/01/2021

Le télétravail a connu un fort développement avec le Covid-19 et devrait rester une pratique commune dans le futur. Cela pourrait se traduire par des effets favorables sur la productivité des entreprises notamment à travers l’accélération de la diffusion des technologies. Mais la littérature économique souligne que le plein bénéfice de cet effet favorable appelle une préparation appropriée.

Figure 1: Relation en U inversée entre intensité du télétravail (en proportion de la durée travaillée) et productivité pour deux activités différentes
Figure 1: Relation en U inversée entre intensité du télétravail (en proportion de la durée travaillée) et productivité pour deux activités différentes Inspirée de OCDE (2020)
Billet n°194
Publié le 18/12/2020

Les technologies digitales sont souvent vues comme un vecteur potentiel de la troisième révolution industrielle. Ce billet exploite une enquête originale de la Banque de France pour mesurer la digitalisation des entreprises et en déterminer l’impact potentiel sur la productivité. Le recours à ces technologies, stimulé par le contexte sanitaire, pourrait faciliter et renforcer le rebond économique.

Graphique 1 : Recours aux TIC et aux technologies digitales dans l’industrie manufacturière en 2018
Graphique 1 : Recours aux TIC et aux technologies digitales dans l’industrie manufacturière en 2018 Sources : Enquête sur l’utilisation des facteurs de production et FIBEN (Banque de France). Champ : Entreprises de plus de 20 salariés dont au moins un établissement appartient à l’industrie manufacturière.
Billet n°190
Publié le 03/12/2020

1er prix du concours organisé par Bloc-notes Éco, édition 2020 - par Mathilde Salin et Louis Daumas

Il reste moins d’une génération pour accomplir l’essentiel des mutations permettant d’atténuer le changement climatique. Une transition aussi rapide impliquera la perte d’une part non négligeable du capital physique, humain et financier accumulé dans les secteurs intensifs en carbone. Il s’agit de prendre acte de cette perte et d’explorer des pistes pour la rendre tolérable.

Un exemple : Propagation des actifs échoués dans le secteur de l’extraction
Un exemple : Propagation des actifs échoués dans le secteur de l’extraction Sources : auteurs et Cahen-Fourot et al., 2019. Note : Des actifs échoués (sous-emploi forcé du capital) dans le secteur extractif fossile entraîneront directement ou indirectement des naufrages d’actifs dans des secteurs en aval.
Billet n°179
Publié le 03/09/2020

Si le choc de la Covid-19 sur l’économie mondiale est, à maints égards, inédit, la reprise attendue pourrait néanmoins ressembler aux reprises passées. La reconstruction et réallocation sectorielle de l’activité et de l’emploi sont des processus qui prennent du temps, tandis que l’endettement est susceptible de peser sur la demande agrégée. La durée de la reprise dépendra donc moins de la nature du choc que des mesures prises pour limiter son impact.

Figure 1. Baisse du chômage en France, en Allemagne, en Italie et aux États-Unis durant les dernières reprises.
Figure 1. Baisse du chômage en France, en Allemagne, en Italie et aux États-Unis durant les dernières reprises. Source : OCDE.
Billet n°169
Publié le 03/07/2020

La politique climatique a eu pour l’instant des résultats limités malgré les engagements nationaux dans le cadre de l’accord de Paris. Des scénarios permettant d’établir le bilan coûts/avantages de cette politique mettent en évidence les principaux obstacles auxquels elle se heurte. Ses gains nets sont très significatifs mais éloignés dans le temps et très inégalement répartis entre pays.

Impact sur le PIB mondial du réchauffement et des politiques climatiques (en % du PIB)
Figure 1 : Impact sur le PIB mondial du réchauffement et des politiques climatiques (en % du PIB)
Billet n°165
Publié le 10/06/2020

Les fortes augmentations de la dette publique ont suivi les guerres. Si au 20ième siècle elles ont en général débouché sur une forte inflation, cela n’avait pas été le cas lors des siècles précédents. Une des raisons est le cantonnement de cette dette afin de reporter son remboursement dans le futur.

Graphique 1 : Inflation et dette publique au Royaume Uni (1700-1950)
Graphique 1 : Inflation et dette publique au Royaume Uni (1700-1950) Source : Banque d’Angleterre
Billet n°159
Publié le 27/04/2020

La récession actuelle devrait être moins profonde que la Grande Dépression de 1929, mais plus que la Grande Récession de 2008. Elle pourrait être moins longue que ces deux crises financières en raison de la nature temporaire et exogène du choc qui en est à l’origine. Elle pourrait favoriser le déploiement de l’économie numérique, ce qui dynamiserait la productivité et la croissance.

Graphique 1a : La récession actuelle au regard des précédentes. Zone euro
Graphique 1a : La récession actuelle au regard des précédentes. Zone euro. Source : www.longtermproductivity.com Note : Croissance du PIB en %, périodes de guerre en pointillés, estimations FMI en orange

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