janvier 2022

Billet n°253
Publié le 31/01/2022

Par Julien André, Yannick Kalantzis , Antoine Lalliard et Paul Vertier

Le coût des logements occupés par leurs propriétaires n’est pas pris en compte dans la mesure harmonisée de l’inflation publiée en zone euro. Plusieurs méthodes existent pour l’inclure, parmi lesquelles les loyers imputés ou les prix d’acquisition. Intégrer ce coût dans la mesure de l’inflation produit des effets différents selon la méthode retenue, avec des ampleurs et des signes variables au cours du temps.

Figure 1 :  IPCH et IPCH étendu avec les loyers imputés et le prix d’acquisition des logements en zone euro (glissement annuel, en %)
Figure 1 : IPCH et IPCH étendu avec les loyers imputés et le prix d’acquisition des logements en zone euro (glissement annuel, en %) Source : Eurostat pour l’IPCH, calculs Banque de France pour l’IPCH étendu. Par convention, le poids retenu pour le prix des logements occupés par leur propriétaire est de 15% pour la zone euro.
Billet n°252
Publié le 21/01/2022

Les perturbations de l’offre observées durant la pandémie de Covid-19 expliquent environ 60 % de l’allongement des délais de livraison (le reste étant imputable aux facteurs de demande) en France. Ces perturbations ont nettement freiné la production manufacturière depuis 2020. D’après les régularités historiques, les goulets d’étranglement devraient se résorber en 2022, mais ces prévisions sont entourées d’une forte incertitude liée aux origines inhabituelles des perturbations.

Graphique 1 : Décomposition du choc – Délai de livraison des fournisseurs et PMI de production manufacturière en France
Graphique 1 : Décomposition du choc – Délai de livraison des fournisseurs et PMI de production manufacturière en France Source : Markit, calculs de l’auteur. Note : Valeur d’indice centrée et contributions en points de pourcentage, augmentation de l’indice = livraisons plus rapides. Observation la plus récente : 2021 M12.
Billet n°251
Publié le 18/01/2022

Sur la période récente, l’expansion monétaire comme l’expansion budgétaire ont été nécessaires dans la zone euro pour soutenir la demande et l’inflation, réduire les coûts de la crise pandémique et garantir une reprise solide. Des conflits d’objectifs entre ces deux politiques pourraient cependant réapparaître dans le futur, notamment du fait de l’accumulation continue de dette publique et de la forte augmentation de la taille du bilan de l’Eurosystème. S’appuyant sur les travaux menés au cours de la récente évaluation stratégique de la BCE, ce billet rappelle les récentes mesures monétaires et budgétaires et présente certains des arbitrages pour la période post-pandémie.

Graphique 1. Ratio dette publique/PIB dans la zone euro et ses principaux pays (axe de gauche) et évolution du bilan de l’Eurosystème/PIB (axe de droite) Source : Eurostat, comptes nationaux, données de l’Eurosystème. Calculs des auteurs.
Billet n°250
Publié le 14/01/2022

La politique monétaire de la Fed influe sur la structure de la dette des entreprises américaines. Une politique monétaire (PM) conventionnelle expansionniste accroît les prêts bancaires des entreprises et réduit leurs émissions d’obligations, tandis qu’une PM non conventionnelle expansionniste stimule les émissions d’obligations via le canal du rééquilibrage des portefeuilles, plutôt que via celui des prêts bancaires.

Figure 1 : Évolution des prêts et des titres de dette des sociétés non financières aux États-Unis
Figure 1 : Évolution des prêts et des titres de dette des sociétés non financières aux États-Unis
Billet n°249
Publié le 07/01/2022

Gábor Fukker, Thibaud Piquard, Aurore Schilte et Matthias Sydow

Le développement de l’intermédiation financière non bancaire nécessite une évaluation plus globale des risques, couvrant l’intégralité du système financier et les interactions entre intermédiaires financiers. La prise en compte des fonds d’investissement dans un stress test bancaire accroît de 1 % la diminution des fonds propres bancaires.

Figure 1 : Représentation des réseaux de détentions de titres pour les banques et les fonds de la zone euro
Figure 1 : Représentation des réseaux de détention de titres pour les banques et les fonds de la zone euro Source : Sydow et al. (2021). Note : Chaque point correspond à une entité d’un des secteurs considérés. Chaque trait montre qu’une banque (point bleu) ou un fonds (point violet) détient un titre émis par une autre entité.
Billet n°248
Publié le 05/01/2022

Par Mathilde Salin, Romain Svartzman, Etienne Espagne, Julien Gauthey, Paul Hadji-Lazaro, Thomas Allen, Joshua Berger, Julien Calas, Antoine Godin et Antoine Vallier

Comme le changement climatique, la perte de biodiversité pourrait être porteuse de risques financiers. À titre de première analyse, nous étudions d’une part les dépendances du portefeuille de titres détenu par les institutions financières françaises aux services rendus par les écosystèmes, et d’autre part les impacts sur la biodiversité des activités financées.

Graphique 1 : Dépendances du portefeuille de titres détenus par les institutions financières françaises aux services écosystémiques
Graphique 1 : Dépendances du portefeuille de titres détenus par les institutions financières françaises aux services écosystémiques Source : Svartzman et al. (2021) Note : 42% de la valeur du portefeuille de titres détenus par les institutions financières françaises a été émise par des entreprises qui dépendent fortement ou très fortement d’au moins un service écosystémique.