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Billet n°292

Depuis le mois de juillet 2022, la BCE a relevé ses taux directeurs de 200 points de base au total, successivement 50 pb puis deux fois 75 pb, soit les hausses les plus fortes depuis sa création. Dans quelle mesure se sont-elles transmises au marché monétaire, première étape de la transmission de la politique monétaire ? Sur le marché non sécurisé (€STR), la transmission a été presque parfaite, mais sur le marché sécurisé (repo), elle est restée incomplète.

Billet n°291

Par Pauline Bacos et Naelle Verniest

Les Sustainability-linked bonds (SLB) ont un format innovant permettant de lier le taux d’intérêt d’une dette à l’atteinte d‘objectifs environnementaux, sociaux ou de gouvernance. Beaucoup de SLB comportent aujourd’hui des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce mécanisme doit néanmoins contraindre davantage les émetteurs pour devenir un véritable outil de décarbonation.

Billet n°290

Par Thibault Lemaire et Paul Vertier

Les hausses des prix mondiaux des matières premières depuis mi-2020 ont alimenté l’inflation en Afrique. Une nouvelle méthode d’estimation montre qu’elles seraient transmises à hauteur de 30 % aux prix à la consommation du continent, un chiffre supérieur aux estimations existantes. L’effet est plus marqué dans les pays à faible revenu et là où l’alimentation pèse le plus dans la consommation.

Billet n°289

Par Amélie Robinette

En 2022, la place financière de Paris conserve son rang sur les marchés des changes et des dérivés de taux de gré à gré dans le monde. Le volume d’activité y est en nette hausse depuis trois ans, tiré par une forte internationalisation et facilité par une numérisation croissante.

Billet n°288

Par Barbara Castelleti Font et Véronique Genre

Depuis 2007, le déficit récurrent du compte courant français tend à s’aggraver. Toutefois, le solde des échanges de services et celui des revenus primaires, traditionnellement excédentaires, limitent voire compensent le déficit des échanges de biens, qui a atteint un niveau record en 2021 du fait notamment de la facture énergétique. La France a ainsi récemment renoué avec l’excédent courant, en 2019 puis en 2021. La pérennité de cet excédent courant est toutefois loin d’être acquise.

Billet n°287

Par Lionel Fontagné, Fabio Grieco, Pierre-François Weber

L’analyse des résultats de récentes simulations du FMI montre que la proposition novatrice d’un prix plancher du carbone laisse ouverte la question de la répartition de l’effort entre pays et des fuites de carbone. Dès lors, des pistes complémentaires pourraient être approfondies, notamment l’articulation avec une taxe carbone aux frontières, ainsi que l’équivalence prix-carbone des mesures réglementaires.

Billet n°286

Par Boris Julien-Vauzelle, Camille Jehle, Jean-Baptiste Gossé

En 2021 et au 1er semestre 2022, les start-ups européennes ont levé des montants records et 68 ont atteint le statut de « licorne ». Cette dynamique a jusqu’ici reposé sur l’intervention croissante d’investisseurs américains et asiatiques, en particulier pour les levées de fonds de grande ampleur, soulignant l’impératif pour l’Union Européenne (UE) de renforcer son propre secteur du capital-risque.

Billet n°285

Par Camille Cornand (Univ Lyon, CNRS, GATE), Paul Hubert

La politique monétaire consiste en partie à piloter les anticipations d’inflation des différents agents. De nouveaux éléments, issus de données américaines, sur la fréquence hétérogène de révision des prévisions et sur les désaccords au sein et entre diverses catégories d’agents suggèrent qu’un ciblage de la communication sur des groupes spécifiques pourrait être un précieux outil pour les banquiers centraux.

Billet n°284

Par Bruno Terrien 

Les retards de paiement constituent une faiblesse structurelle des entreprises ultramarines. En incitant à accélérer le recouvrement des créances clients, la crise sanitaire a permis une baisse significative du besoin de trésorerie lié aux délais de paiement. Néanmoins, les entreprises confrontées aux retards les plus longs n’ont pas bénéficié de cet allègement.

Billet n°283

Par Nicoletta Berardi, Benjamin Bureau et Frédéric Delamarre.

Ce billet évalue la situation financière des PME françaises à fin mars 2022, soit après deux ans de crise de la Covid-19, et au tout début de la guerre en Ukraine. Il ressort que la grande majorité des PME ont bien résisté à la crise sanitaire, en maitrisant notamment leur endettement bancaire net.

Billet n°282

Les ratios de dette sur PIB ont fortement augmenté dans les économies avancées durant la Grande récession et la récente pandémie, et peuvent constituer une source de vulnérabilité. Certains économistes proposent d’indexer le service de la dette sur la croissance du PIB afin de fournir au gouvernement un stabilisateur automatique pour ses finances. Une nouvelle étude suggère que les obligations indexées sur le PIB sont plus coûteuses pour le gouvernement et empêchent les risques extrêmes élevés de peser sur les ratios dette/PIB seulement à court terme.

Billet n°281

Le co-mouvement des rendements des obligations souveraines est inhabituellement marqué sur la période la plus récente. Un facteur mondial explique généralement une grande partie de la variation des rendements à 10 ans, mais ce qui est particulièrement frappant au cours des derniers mois, c’est l’importance de ce facteur pour expliquer les rendements à 2 ans. Cela suggère qu’un choc commun détermine les anticipations relatives à la politique monétaire dans les grandes économies avancées.

Billet n°280

Par Roger Vicquéry

Les récentes tensions géopolitiques ont replacé au cœur des réflexions le rôle hégémonique du dollar et son potentiel déclin. Une nouvelle mesure à long terme de la concurrence entre monnaies à l’échelle mondiale montre qu’en deux siècles, aucune des grandes devises internationales n’a été capable de conserver aussi longtemps un tel leadership.

Billet n°279

Par Camille Macaire et Marie-Élisabeth de la Serve

La crise pandémique a renforcé la centralité de la Chine dans les chaînes de valeur internationales. Toutefois, l’évolution de son positionnement au sein de ces chaînes est un phénomène plus ancien. L’intégration a été particulièrement marquée avec les pays de l’ASEAN, qui importent une part croissante de biens intermédiaires en provenance de Chine.

Billet n°278

Par Tamaki Descombes, Antoine Kergadallan et Quoc-Trieu Le

Les obligations vertes sont en forte croissance depuis 10 ans, notamment sous l’impulsion de l’Union Européenne et de ses États membres qui sont les premiers émetteurs mondiaux. Ce billet décrit les caractéristiques de ce marché et évoque ses défis et perspectives : interactions avec la politique monétaire, appétit des investisseurs, risque de « greenwashing ».

Billet n°277

Dans un contexte où les emplois industriels peuvent être remplacés par des robots, ce billet montre que la politique monétaire se transmet de façon différente selon le degré de robotisation d’un secteur industriel. Les emplois dans les industries fortement robotisées sont deux fois moins sensibles à une variation de taux d’intérêt que ceux dans les industries peu robotisées.

Billet n°276

Par Hadrien CAMATTE, Théophile LEGRAND et Aster RECOULES

Les achats nets de titres par l’Eurosystème dans le cadre du PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme) se sont arrêtés fin mars 2022, deux ans après le lancement. Ce programme a permis de contrer la fragmentation du marché des dettes souveraines dans la zone euro face à la pandémie de Covid-19 et continuera à préserver la transmission de la politique monétaire via la flexibilité dans les réinvestissements.

Billet n°275

Par Paul Bouche, Julien Demuynck, Erwan Gautier, Frédérique Savignac

La Banque de France publie pour la première fois les résultats d’une enquête sur les anticipations d’inflation des chefs d’entreprise, collectées depuis fin 2021. Les anticipations d’inflation à un an ont augmenté depuis le début de l’année et leur médiane atteint 5% au 2ème trimestre 2022. Les anticipations à plus long terme (3-5 ans) progressent aussi mais plus lentement, avec une médiane à 3%. Cette enquête a été réalisée avant la normalisation de la politique monétaire de la BCE annoncée le 9 juin et qui devrait contribuer à « réancrer » progressivement les anticipations d’inflation.

Billet n°274

Par Stéphane Dees, Jean-François Ouvrard et Pierre-François Weber

La modélisation occupe une place importante dans le plan d’action de l’Eurosystème sur le changement climatique. L’analyse macroéconomique et la préparation des décisions de politique monétaire reposent en effet sur des travaux quantitatifs où les modèles jouent un rôle central.

Billet n°273

Par Céline Grislain-Letrémy et Bertrand Villeneuve (Université Paris-Dauphine)

Au cours des dernières décennies, l’augmentation des coûts liés aux catastrophes naturelles a été largement imputable à l’urbanisation dans les zones exposées, phénomène que des restrictions d’usage des sols et les polices d’assurance peuvent limiter. Des politiques simples et fréquemment observées, basées sur la délimitation d’une zone rouge interdisant toute construction et d’une zone sans différenciation tarifaire de l’assurance, s’avèrent relativement efficaces. La redéfinition des zones rouges pour refléter le changement climatique ou la pression démographique est un enjeu majeur.

Billet n°272

Pour évaluer la qualité de sa production de recherche, la Banque de France a construit son propre classement des revues académiques en économie et finance. L’objectif de ce classement est d’inciter à la production de recherches dans les thématiques d’intérêt pour la Banque de France. Ce billet explicite les dix principes utilisés pour guider la construction de ce classement.

Billet n°271

Par Eric Monnet, Angelo Riva et Stefano Ungaro

Durant la Grande Dépression, les ruées bancaires ont été caractérisées en France par une fuite des banques vers les Caisses d’épargne, jugées plus sûres. Nous distinguons et quantifions les effets de ces paniques bancaires et analysons les conditions les conduisant à renforcer la crise économique.

Billet n°270

Par Tristan Jourde

L’invasion russe en Ukraine a conduit à une modification de la structure des interconnexions entre les marchés financiers. Si les effets de contagion sont restés globalement limités, la guerre a fait émerger de nouvelles corrélations négatives entre, d’une part, certains indices de matières premières (aluminium, pétrole, or, argent, blé) et, d’autre part, les marchés actions, en particulier européens.

Billet n°269

Les négociations de salaire de branche pour 2022 se sont jusqu’ici généralement conclues par des hausses de salaire se situant autour de 3% alors qu’elles étaient plus proches de 1% ces dernières années. L’inflation, plus soutenue depuis fin 2021, et les hausses récentes du SMIC contribuent à cette croissance plus dynamique des salaires négociés.

Billet n°268

Par Sebastian Stumpner

Ce billet de blog examine dans quelle mesure la récente flambée des coûts de transport à l’international a alimenté l'inflation des prix à l'importation aux États-Unis. Si nous constatons un impact modéré au niveau global, d’importantes disparités, largement fonction du degré de conteneurisation, existent entre les produits.

Billet n°267

Les ménages aisés consomment davantage de biens numériques que les ménages pauvres. La numérisation rendant biens et services moins chers, les ménages aux revenus plus élevés en bénéficient d'avantage. En utilisant les données relatives aux ménages américains, ce billet soutient que l’effet prix relatif de la numérisation est significatif et amplifie les effets qu’elle exerce sur les inégalités de revenus.

Billet n°266

Par Hyacinthe Buisson, Henri Fraisse et Matthias Laporte

La popularisation des techniques d’intelligence artificielle (IA) pourrait permettre aux banques de développer de nouveaux modèles de risque de crédit. Ceux-ci seraient susceptibles d’entrainer des baisses substantielles d’exigence de fonds propres. Pour autant, l’opacité de ces algorithmes et les défis de gouvernance qu’ils présentent pourraient freiner leur adoption.

Billet n°265

Par Stéphane Dees, Jean-François Ouvrard et Pierre-François Weber

Les perturbations macroéconomiques et sur les marchés financiers liées au changement climatique et aux politiques de transition pourraient affecter la conduite de la politique monétaire : les risques climatiques pourraient nuire à sa transmission, limiter ses marges de manœuvre dans l’utilisation des instruments conventionnels et compliquer l’évaluation de son orientation.

Billet n°264

Par Léa Le Quéau, Agathe Madeline et Paul Sabalot

Avec près de 800 milliards d’euros de dette à émettre pour financer le plan de relance NextGenerationEU, l’Union européenne rejoint la catégorie des grands émetteurs publics de la zone euro. La dette européenne dispose de solides atouts pour s’imposer comme actif de référence mais elle doit encore atteindre une masse critique afin d’offrir une liquidité suffisante sur le marché secondaire.

Billet n°263

Par Mathieu Gex, Marie-Aline Vives

En réaction à l’invasion militaire russe de l’Ukraine, le Conseil de l’Union européenne a adopté des mesures restrictives dans les domaines économique et financier parmi lesquelles l’exclusion de sept banques russes et trois banques biélorusses du système de messagerie financière internationale, SWIFT. Il s’agit ici d’expliquer de rôle clé de SWIFT pour l’écosystème financier international.

Billet n°262

Par Léa Grisey

Les acteurs financiers font état de nombreuses lacunes en matière de données, qui entraveraient leur prise en compte des risques liés au climat. Or, si le manque de données fiables, comparables, prospectives et granulaires constitue un défi, des solutions provisoires permettent de le pallier. De plus, de récents travaux devraient permettre de progressivement combler les lacunes persistantes.

Billet n°261

L’objectif d’inflation d’une banque centrale peut être formulé en utilisant une cible ponctuelle, une zone cible ou une combinaison des deux avec des bandes de tolérance autour d’une cible ponctuelle. Dans ce billet, nous montrons les inconvénients d’une zone cible pour l’ancrage des anticipations d’inflation et la stabilisation macroéconomique. L’analyse conforte ainsi l’adoption par la BCE d’une cible d’inflation ponctuelle claire et symétrique de 2 %.

Billet n°260

Par Bruno Cabrillac et Vincent Fleuriet

La crise de Covid-19, combinant des chocs d’offre et de demande avec des pressions inflationnistes associées, permet de réévaluer les atouts des régimes de change fixe vis-à-vis de ceux en change flexible ou intermédiaire, notamment en Afrique subsaharienne (ASS). En effet, dans ce contexte, l’ancrage externe de la monnaie grâce au taux de change fixe donne plus de marges de manœuvre à la politique monétaire.

Billet n°259

Dans plusieurs secteurs, dont la recherche en économie, des efforts importants ont été faits pour combattre la discrimination de genre. La discrimination positive a été l’une des politiques les plus débattues ces dernières décennies. À qualifications identiques, embaucher ou promouvoir une femme au lieu d’un homme aura un effet positif sur l’ensemble des individus dans un métier, car cela réduira les préjugés et créera des modèles pour des femmes plus jeunes. Malgré ces efforts, la représentation des femmes dans le domaine de la recherche économique, et la reconnaissance académique de leurs travaux, semblent toujours très inférieures par rapport à celles des hommes.

Billet n°258

Par Christina Jude, Antoine Lalliard et Pierre Sicsic.

Le taux d’emploi en France a dépassé son niveau de la fin 2019. C’est une particularité française. Il demeure cependant faible comparativement aux autres pays, en particulier pour les jeunes et les hommes de plus de 60 ans. Sa progression depuis une vingtaine d’année y avait été jusqu’à récemment plus lente que dans les autres grands pays.

Billet n°257

Dans le cadre du premier exercice pilote climatique, la Banque de France et l’ACPR ont développé une suite de modèles pour quantifier les risques financiers associés à différents scénarios de transition climatique. Nous en présentons ici quelques résultats. Dans certains scénarios, la probabilité de défaut de l’industrie pétrolière augmenterait de 400 bps, son spread de crédit de 30 bps en 2050 et sa valorisation boursière serait amputée de 40% à 50%.

Billet n°256

L’augmentation de la détention d’actifs monétaires par le secteur non-financier dans la zone euro et aux États-Unis pendant la pandémie s’explique par la forte progression de l’épargne financière liée aux transferts publics et à la croissance soutenue des prêts, et notamment, en zone euro, des prêts garantis par l’État. Les arbitrages de portefeuille ont renforcé la dynamique monétaire aux États-Unis alors qu’ils l’ont atténuée en zone euro.

Billet n°255

Par Annabelle de Gaye et Noëmie Lisack

Afin d’évaluer les risques financiers associés au changement climatique, la Banque de France et l’ACPR ont développé une suite de modèles quantifiant des scenarios adverses de transition bas carbone en France. Malgré un effet macroéconomique limité à court terme, les impacts-clés se situent au niveau sectoriel et sont fortement hétérogènes. Un second billet abordera la stabilité financière.

Billet n°254

Par Antonin Bergeaud, Jean-Benoît Eymeoud, Thomas Garcia et Dorian Henricot

En France, le marché de l’immobilier d’entreprise commence à s’ajuster à l’essor du télétravail et son impact sur l’immobilier de bureaux est déjà visible. Dans les départements plus exposés au télétravail, la crise Covid-19 a entraîné une hausse des taux de vacance et une baisse de la construction et des prix. Les indicateurs de long terme suggèrent que les marchés anticipent une utilisation durable du télétravail.

Billet n°253

Par Julien André, Yannick Kalantzis , Antoine Lalliard et Paul Vertier

Le coût des logements occupés par leurs propriétaires n’est pas pris en compte dans la mesure harmonisée de l’inflation publiée en zone euro. Plusieurs méthodes existent pour l’inclure, parmi lesquelles les loyers imputés ou les prix d’acquisition. Intégrer ce coût dans la mesure de l’inflation produit des effets différents selon la méthode retenue, avec des ampleurs et des signes variables au cours du temps.

Billet n°252

Les perturbations de l’offre observées durant la pandémie de Covid-19 expliquent environ 60 % de l’allongement des délais de livraison (le reste étant imputable aux facteurs de demande) en France. Ces perturbations ont nettement freiné la production manufacturière depuis 2020. D’après les régularités historiques, les goulets d’étranglement devraient se résorber en 2022, mais ces prévisions sont entourées d’une forte incertitude liée aux origines inhabituelles des perturbations.

Billet n°251

Sur la période récente, l’expansion monétaire comme l’expansion budgétaire ont été nécessaires dans la zone euro pour soutenir la demande et l’inflation, réduire les coûts de la crise pandémique et garantir une reprise solide. Des conflits d’objectifs entre ces deux politiques pourraient cependant réapparaître dans le futur, notamment du fait de l’accumulation continue de dette publique et de la forte augmentation de la taille du bilan de l’Eurosystème. S’appuyant sur les travaux menés au cours de la récente évaluation stratégique de la BCE, ce billet rappelle les récentes mesures monétaires et budgétaires et présente certains des arbitrages pour la période post-pandémie.

Billet n°250

La politique monétaire de la Fed influe sur la structure de la dette des entreprises américaines. Une politique monétaire (PM) conventionnelle expansionniste accroît les prêts bancaires des entreprises et réduit leurs émissions d’obligations, tandis qu’une PM non conventionnelle expansionniste stimule les émissions d’obligations via le canal du rééquilibrage des portefeuilles, plutôt que via celui des prêts bancaires.

Billet n°249

Gábor Fukker, Thibaud Piquard, Aurore Schilte et Matthias Sydow

Le développement de l’intermédiation financière non bancaire nécessite une évaluation plus globale des risques, couvrant l’intégralité du système financier et les interactions entre intermédiaires financiers. La prise en compte des fonds d’investissement dans un stress test bancaire accroît de 1 % la diminution des fonds propres bancaires.

Billet n°248

Par Mathilde Salin, Romain Svartzman, Etienne Espagne, Julien Gauthey, Paul Hadji-Lazaro, Thomas Allen, Joshua Berger, Julien Calas, Antoine Godin et Antoine Vallier

Comme le changement climatique, la perte de biodiversité pourrait être porteuse de risques financiers. À titre de première analyse, nous étudions d’une part les dépendances du portefeuille de titres détenu par les institutions financières françaises aux services rendus par les écosystèmes, et d’autre part les impacts sur la biodiversité des activités financées.

Billet n°247

Par Olivier de Bandt, Juan Carluccio, David Lodge, Javier Perez

Depuis la dernière évaluation stratégique de la BCE en 2003, les interdépendances entre pays se sont accrues, exposant davantage les conditions économiques et financières de la zone euro aux influences extérieures. Toutefois, d’après les analyses qui sous-tendent la nouvelle évaluation stratégique de la BCE, la mondialisation ne constitue pas un frein à l’objectif de stabilité des prix de la BCE, mais elle nécessite une adaptation de ses instruments et de sa boîte à outils d’analyse.

Billet n°246

Après la crise financière de 2008, la crise sanitaire de 2020, la prochaine crise économique mondiale sera-t-elle cyber ? Le risque cyber constitue une réelle menace pour l’économie face à laquelle les autorités sont mobilisées. Ce billet présente un indicateur permettant de suivre quotidiennement l’évolution de ce risque à partir des échanges sur le réseau social Twitter.

Billet n°245

Par Jean Barthélemy, Paul Gardin et Benoît Nguyen

La forte croissance des stablecoins - cette catégorie de cryptoactifs dont le cours est censé rester stable par rapport à une monnaie de référence comme le dollar - suscite de plus en plus l’attention des régulateurs en raison de potentiels risques pour la stabilité financière. Ce billet illustre l’un des mécanismes par lesquels les cryptoactifs pourraient avoir un impact sur la stabilité financière : l’usage croissant des stablecoins pourrait s’avérer déstabilisateur pour le marché des dettes à court terme aux États-Unis.

Billet n°244

Pour garantir la compréhension et la confiance du grand public, la BCE doit mieux expliquer ses activités. Dans cette optique, en juillet 2021, le Conseil des gouverneurs a modernisé sa communication afin d’avoir une plus forte influence sur les anticipations de taux d’intérêt et d’inflation. La BCE va également être davantage à l’écoute des préoccupations économiques des citoyens.

Billet n°243

Par Jérémie Dubois

2ème prix du concours Bloc-Note Eco 2021 ouvert aux étudiants
Le choc économique provoqué par la crise sanitaire a fortement diminué les embauches de jeunes. Les mesures de soutien aux entreprises ont permis d’augmenter le taux d’emploi des moins de 26 ans, qui reste cependant faible en comparaison internationale. Nous proposons une seconde approche complémentaire, visant à limiter l’offre de travail des jeunes en les incitant à la poursuite d’études.

Études à distance, insertion sur le marché du travail, perspectives d’avenir, précarité, isolement : la crise sanitaire a bouleversé la vie des jeunes. Bloc-Notes éco, en partenariat avec le magazine « Pour l’éco », pour son concours 2021, a invité les étudiants à partager leur analyse sur les perspectives des jeunes dans le monde d’après.

Billet n°242

Par Jean-Baptiste Lézat-Eiffel

1er prix du concours 2021 Bloc-Notes Eco
Alors que les jeunes sont la catégorie de la population la moins affectée par le virus, ils sont parmi les plus touchés par les conséquences économiques de la crise. Il est nécessaire de simplifier les dispositifs de soutien financier à destination des jeunes pour en faciliter l’accès, et les réorienter vers davantage de moyens en faveur de l’autonomie et de l’insertion.

Billet n°241

Par Yolaine Fischer et Giulia Sestieri

Les avis divergent quant aux priorités économiques sur lesquelles la BCE devrait se concentrer. Après avoir rappelé la logique économique du mandat de la BCE, ainsi que son cadre juridique, ce billet livre quelques réflexions sur les raisons pour lesquelles la nouvelle stratégie intègre d’autres aspects, tels que le changement climatique, dans la manière dont la BCE remplit son mandat.

Billet n°240

En juillet 2021, la BCE a annoncé qu’une cible d’inflation de 2% à moyen terme lui permettait de mieux atteindre son objectif de stabilité des prix. Cette cible d’inflation claire et symétrique renforce la protection contre le risque de déflation et favorise l’ancrage des anticipations d’inflation.

Billet n°239

En juillet 2021, la BCE a annoncé une nouvelle stratégie de politique monétaire. En amont, les services de l’Eurosystème ont produit une analyse approfondie et détaillée sur laquelle le Conseil des gouverneurs s’est appuyé. Ce billet résume les principales conclusions de la revue de la stratégie et met en lien des billets à paraître expliquant les études sous-jacentes.

Billet n°238

Par J.-C. Bricongne, J. Carluccio, L. Fontagné, G. Gaulier et S. Stumpner

La crise de la Covid-19 a entraîné un effondrement des exportations françaises en avril et mai 2020. À l’aide des données douanières nous étudions le rôle des performances individuelles des exportateurs. Bien que le nombre d’exportateurs se soit contracté d’environ un quart, hors aéronautique c’est la réduction des exportations de la centaine des plus grands exportateurs (représentant 36% des exportations françaises avant la Covid) qui explique environ la moitié de la chute observée au niveau agrégé.

Billet n°237

La politique monétaire de la BCE peut influer sur l’euro via les spreads souverains. L’annonce d’une décision de politique monétaire induisant une réduction des spreads souverains durant la conférence de presse de la BCE entraîne une appréciation de l’euro. Cette relation s’observe généralement lorsque le risque de redénomination est élevé, suggérant que la politique monétaire limite le risque de fragmentation et renforce ainsi la solidité de l’euro.

Billet n°236

Par Jean-Baptiste Gossé, Aymeric Schneider et Roger Vicquéry

Le plan européen post-Covid est la plus vaste initiative budgétaire sur le continent depuis 70 ans. Ce billet tire les leçons du plan Marshall en soulignant le rôle majeur des effets structurels induits par une conditionnalité adaptée au contexte, la nécessité de préparer la sortie du plan, l’influence des fondamentaux et l’importance du succès du plan comme vecteur d’intégration en Europe.

Billet n°235

Par Tristan Jourde et Arthur Stalla-Bourdillon

Face à la surperformance récente des secteurs les mieux orientés pour accompagner la transition écologique, certains commentateurs ont exprimé leur inquiétude de voir se développer une bulle sur les actions « vertes ». Toutefois, une analyse systématique reposant sur les scores environnementaux (le « E » de ESG) de plus de 2500 actions au sein de l’indice Datastream Monde conduit à relativiser ce diagnostic.

Billet n°234

Par Chloé Zapha et David Fouet

Les procédures amiables de règlement des difficultés financières, en préservant la réputation des entreprises, peuvent favoriser leur rebond. Pourtant, les dirigeants y ont peu recours, en partie par manque d’information sur ces dispositifs. Les petites entreprises bénéficieraient à se tourner vers les possibilités de restructuration dites de sortie de crise pensées pour elles.

Billet n°233

Par Erwan GAUTIER, Magali MARX et Paul VERTIER

Une hausse de 1% du prix du gazole raffiné importé se traduit in fine par une hausse de 0,75% du prix HT et de 0,3% du prix TTC du gazole à la pompe en France. L’ajustement est progressif mais rapide : après une semaine, la hausse du prix HT est de 0,45% soit plus de 50% de la transmission finale. Les prix réagissent de la même manière à un choc à la hausse ou à la baisse.

Billet n°232

Par Yannick Kalantzis et Youssef Ulgazi

La hausse récente de l'inflation en France est de nature temporaire mais peut encore durer plusieurs trimestres. Elle est liée à une normalisation après le creux de 2020 et à l’augmentation des prix industriels et de l’énergie. Après un point haut lié à ces effets temporaires, l’inflation reviendrait en dessous de 2% dans le courant de 2022.

Billet n°231

Par Florian Le Gallo et Kevin Schmitt

Après un premier semestre atone, les voyages internationaux reprennent à l’été 2021. La France enregistre ainsi 10,6 milliards de recettes, inférieures de 29% à celles de l’été 2019 mais supérieures de 25% à celles de 2020. Ce rebond provient des voyageurs des pays proches. Toutefois, les dépenses de voyages des Français à l’étranger s’avèrent également plus dynamiques, si bien que l’excédent diminue encore légèrement par rapport à l’été 2020.

Billet n°230

Par Daniele Siena et Riccardo Zago

La structure professionnelle du marché du travail joue un rôle dans la relation entre les prix et le chômage c’est-à-dire la courbe de Phillips (CP). La diminution de la part des emplois routiniers peut expliquer un quart du récent aplatissement de la CP dans l’Union monétaire européenne (UEM).

Billet n°229

Par Nicolas Chatelais

La baisse du PIB en 2020 a été moindre aux États-Unis qu’en Europe. Les restrictions sur l’activité et les déplacements –imposées ou volontaires- liées à la lutte contre la pandémie, plus fortes en France/Italie/Espagne, expliqueraient plus de 40% de la divergence avec les États-Unis. Ce facteur a été amplifié par la différence de spécialisation sectorielle (avantage américain sur le digital, poids du tourisme en Europe). L’écart de soutien budgétaire explique moins de 20 % de l’écart.

Billet n°228

Imposer aux institutions financières une plus grande transparence sur l’impact climatique de leurs portefeuilles les incite-t-elles à réduire leurs investissements dans les industries les plus polluantes ? Nous étudions l’effet d’une loi française adoptée en 2015, la première à imposer une telle obligation. Nous montrons que les investisseurs concernés ont fortement réduit leur détention de titres émis par les entreprises du secteur des énergies fossiles.

Billet n°227

La pandémie a plus durement touché certaines économies en raison de leur spécialisation sectorielle. Ainsi la spécialisation dans l’aéronautique explique près des deux-tiers de la perte de parts de marché mondiale à l’exportation de biens de la France au second semestre 2020, et le tiers de la baisse de 8 points sur l’ensemble de l’année.

Billet n°226

Par Valérie Chauvin et Pierre Sicsic

En 2020, le déficit des transactions courantes de la balance des paiements a atteint son plus fort niveau depuis 1982. Son financement est assuré par des achats plus importants qu’en 2019 de titres publics par les non-résidents, à hauteur de 86 Mds €, ce qui couvre à la fois le déficit des transactions courantes et la progression des avoirs nets du secteur privé.

Billet n°225

Par Benjamin Bureau, Anne Duquerroy, Julien Giorgi, Mathias Lé, Suzanne Scott et Frédéric Vinas

Sans mesures de soutien, les chocs de trésorerie (à financement inchangé) subis par les entreprises françaises en 2020 auraient été plutôt négatifs mais surtout très hétérogènes, y compris au sein d’un même secteur d’activité. Les mesures de soutien ramènent la proportion des chocs négatifs (et positifs) à celle d’une année normale et en réduisent la dispersion, même si, aux deux extrémités, les chocs très importants sont moins rares qu’habituellement.

Billet n°224

Par Franck Lemaire, Loriane Py, Jean-Pierre Villetelle et Frédéric Vinas

L’analyse d’un échantillon de près de 180 000 PME confrontées à la crise sanitaire montre que la très grande majorité de celles ayant contracté de la dette en 2020 a en partie conservé ces fonds en trésorerie. Dans un contexte de retrait progressif des aides gouvernementales, nous évaluons également dans quelle mesure les entreprises pourront faire face à leur dette en fonction de leur niveau d’activité.

Billet n°223

Par Antoine Berthou et Sebastian Stumpner

Les confinements imposés par les gouvernements durant la pandémie de Covid-19 ont contribué aux perturbations du commerce international de biens. Nous montrons que les échanges bilatéraux ont davantage diminué lors des premiers confinements, plus stricts, introduits au printemps 2020. En outre, l’impact quantitatif des confinements sur le commerce s’est atténué au second semestre 2020, notamment dans le cas du pays exportateur.

Billet n°222

Par Pierre Sicsic

En France en 2020, le creusement du déficit public a été plus fort qu’en 2009 et accompagné d’une détérioration du déficit extérieur. Ainsi, le besoin de financement de la Nation (ménages, entreprises et administrations) s’est élargi en 2020, à la différence de 2009, avec un creusement du besoin de financement des sociétés financières et non financières.

Billet n°221

Par Hadrien CAMATTE, Théophile LEGRAND et Quoc-Trieu LE

L'évaluation du degré d'appétit des investisseurs pour le risque est d’intérêt pour la stabilité financière et pour l’analyse des marchés. Ce billet présente un indicateur d’appétit pour le risque développé à la Banque de France et illustre son apport à la compréhension des impacts de marché depuis le début de la crise de la COVID-19.

Billet n°220

Par Thomas Ferrière, Dorian Henricot 

Les dynamiques de prix de l’immobilier professionnel et de l’immobilier résidentiel sont très corrélées en France, à la fois historiquement et géographiquement. La crise sanitaire constitue initialement un choc asymétrique affectant plutôt la demande d’immobilier professionnel. Nous montrons néanmoins qu’une baisse des prix dans ce secteur pourrait affecter les prix de l’immobilier résidentiel, particulièrement dans les zones où l’offre est la plus contrainte.

Billet n°219

Par Vanessa Doucinet, David Ly et Ghjuvanni Torre

Entre fin décembre 2019 et fin mars 2021, la dette brute des entreprises s’est accrue de 224 milliards d’euros, tandis que leur trésorerie a progressé de 215 milliards. Une première analyse des 205 392 bilans reçus par la Banque de France permet de décomposer plus finement ces chiffres globalement rassurants : 6 à 7% du total des entreprises cotées pourraient être confrontées à des difficultés lors de la levée des mesures d’accompagnement.

Billet n°218

Par Julia Schmidt et Olivier Sirello

Depuis le début de la pandémie en 2020, les résidents de la zone euro ont fortement ajusté leurs investissements de portefeuille à l’international. De fortes ventes d’actifs étrangers en mars 2020 ont été suivies par des achats importants de titres à l’étranger. En parallèle, les non-résidents ont acheté des titres de dette émis par la zone euro, notamment de court terme.

Billet n°217

En dépit de soutiens financiers internationaux significatifs, les pays à faible revenu (PFR) devraient garder de la crise des séquelles plus fortes que les pays avancés ou émergents. Renforcer le filet de sécurité financière mis en place par le FMI pour les PFR est dans l’intérêt de tous, afin d’éviter que ces pays ne deviennent les maillons faibles des risques mondiaux, notamment sanitaires ou climatiques.

Billet n°216

Par Grâce Constant, Andréa Tran Van Hong et Marie Rouger 

Face à la crise de la Covid-19, alors que l’économie de la Nouvelle-Calédonie, fortement dépendante du nickel, résiste dans un marché mondial bien orienté, celle de la Polynésie Française se montre plus vulnérable aux restrictions sanitaires, compte tenu du poids du tourisme. L’impact est toutefois limité grâce aux services non marchands, facteur important de résilience dans les deux territoires.

Billet n°215

Par Florian Bonnet, Hippolyte d’Albis et Aurélie Sotura

Depuis cent ans, les écarts de revenus interdépartementaux par adulte n’ont cessé de diminuer. La diagonale des faibles revenus, autrefois très marquée du nord-ouest au sud-est, a laissé place à une « diagonale des faibles densités de population » qui s’étend aujourd’hui du nord-est au sud-ouest.

Billet n°214

Par Mathilde Gerardin et Jean-François Ouvrard

Dans l’Enquête Mensuelle de Conjoncture (EMC) réalisée fin février-début mars 2021, les chefs d’entreprise ont été interrogés sur les coûts organisationnels liés à la COVID et leur capacité à les répercuter dans leurs prix de vente. Ces coûts sont parfois élevés pour certains secteurs mais la capacité à les transmettre aux prix serait en général limitée. Au final, les conséquences directes et indirectes sur le niveau général des prix à la consommation seraient donc a priori faibles, entre 0,1 à 0,3 point de pourcentage, mais ces coûts pourraient peser sur les marges de certaines entreprises.

Billet n°213

Par Rafael Cezar et Fabio Grieco

Si le principe d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) de l’Europe est prévu, son calibrage reste débattu. Ce billet présente trois scénarios faisant varier les modalités de calcul de l’assiette et le périmètre du mécanisme. Ces choix ont des conséquences importantes : les gains en termes de réduction de CO2 peuvent varier du simple au triple selon le scénario choisi.

Billet n°212

Par Sylvérie Herbert, Maria Sole Pagliari et Adrian Penalver

Les coûts d’emprunt diminuent dans les économies avancées depuis plusieurs décennies, en particulier sur la partie longue de la courbe des rendements, et sans que la pandémie de coronavirus n’interrompe cette évolution. Même les obligations à long terme émises par certaines sociétés privées dans la zone euro se négocient à des taux d’intérêt négatifs. Cette diminution des coûts d’emprunt reflète principalement une baisse du taux d’intérêt naturel réel causée par le vieillissement de la population et le ralentissement de la croissance de la productivité, mais aussi une compression plus récente de la partie longue de la courbe des rendements sous l’effet des achats d’obligations par les banques centrales.

Billet n°211

Par Benjamin Bureau, Anne Duquerroy, Mathias Lé et Frédéric Vinas (Banque de France), Julien Giorgi et Suzanne Scott (Insee)

Depuis le début de la crise sanitaire, la Banque de France et l’INSEE estiment chaque mois la perte d’activité des entreprises, secteur par secteur. Ces enquêtes mensuelles se sont avérées être un baromètre fiable et quasiment en temps réel de l’effet des restrictions. Parallèlement, nos deux institutions ont lancé un travail commun, différent et complémentaire sur le plan méthodologique : il est fondé ex post sur les chiffres d’affaires réels des entreprises (mesurés par les déclarations de TVA), il compare le « choc d’activité » à un contrefactuel qu’aurait été le chiffre d’affaires en l’absence de choc sanitaire, et il permet une analyse plus fine infrasecteur. Ce blog en présente les premiers résultats, cohérents avec nos enquêtes mensuelles. Ils seront ensuite prolongés par une analyse ex post de la situation de trésorerie et financière des entreprises.

Billet n°210

Par Oustry Antoine, Erkan Bünyamin, Svartzman Romain et Weber Pierre-François

Les titres acceptés en garantie par l’Eurosystème dans le cadre de sa politique de collatéral ne sont dans l’ensemble pas « alignés » sur les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, et sont donc a priori exposés aux risques climatiques dits de transition. Un meilleur « alignement » des pools de collatéral mobilisés par chaque contrepartie semble techniquement possible, mais soulève des questions méthodologiques.

Billet n°209

Par Emmanuel Cerclé, Hervé Le Bihan et Michaël Monot

Les bilans des banques centrales ont fortement augmenté, sous l’effet des politiques monétaires « non conventionnelles » mises en place face à la crise de 2008, puis à celle de la Covid-19. En raison des programmes d’achats nets d’actifs en place, ils sont encore en expansion. Toutefois, à plus long terme, leur taille pourrait se stabiliser, puis se replier graduellement, lorsque l’inflation sera durablement revenue au voisinage de l’objectif. L’ajustement de la taille de leur bilan devrait néanmoins demeurer dans la boîte à outils des banques centrales.

Billet n°208

Par Samuel Bieber

Le tiering, ou mécanisme à 2 paliers, appliqué depuis plus d’un an dans la zone euro, permet d’exempter de taux d’intérêt négatifs une partie des réserves détenues par les banques auprès de la banque centrale. Ce mécanisme a été mis en place afin de soutenir la transmission de la politique monétaire par le canal des banques. Il n’a pas eu d’effets indésirables sur les taux du marché monétaire.

Billet n°207

La crise de la Covid-19 a bouleversé l’organisation du travail. Les femmes ont été à la fois en première ligne pour affronter le virus et présentes pour s’occuper de leurs proches dans ces temps difficiles. Leur participation au marché du travail a été peu affectée en raison des politiques publiques d’accompagnement et de leurs efforts dans la gestion du temps personnel et professionnel.

Billet n°206

Par Stefan Gebauer, Jean-François Ouvrard et Camille Thubin

Nous étudions le rôle des motifs de précaution dans la récente hausse de l’épargne des ménages français. Différentes approches montrent que l’incertitude élevée a contribué à la forte hausse de l’épargne en 2020, notamment durant le premier confinement. Sur l’année entière, cependant, les effets d’incertitude ont été faibles comparés à la contribution des restrictions administratives sur les dépenses.

Billet n°205

Par Olivier de Bandt, Jean-Charles Bricongne et Lionel Fontagné

L’environnement auquel font face les décideurs de politique économique aujourd’hui est caractérisé à la fois par une forte incertitude et un haut niveau de mondialisation. Le billet met en évidence une perception d’incertitude croissante par les agents économiques lorsque des chocs externes se multiplient, et une transmission plus rapide de ces chocs lorsque l’économie est plus ouverte, ou que les biens échangés sont produits au sein de « chaines de valeur » plus sophistiquées. La mondialisation a donc accru l'impact macroéconomique de l'incertitude sur l'économie réelle, amplifiant les conséquences des chocs d'incertitude internationaux.

Billet n°204

Par Raphaël Cancé, Jean-François Ouvrard et Camille Thubin

La crise sanitaire provoque un choc économique sans précédent. Nous décrivons dans ce billet ses différents canaux à l’aide du modèle de prévision FR-BDF. En 2020, les chocs sur la demande intérieure privée et sur la performance commerciale dominent. En 2021 et 2022, le soutien public accélèrerait le redressement de l’économie, mais des chocs sur l’offre freineraient la reprise.

Billet n°203

Quel serait l’effet économique d’une taxe carbone européenne en France comparativement au reste de l’UE ? L’impact à moyen terme sur la valeur ajoutée y serait 20% moins fort que dans le reste de l’UE. Cet écart résulterait davantage de différences de structure sectorielle (poids des secteurs les plus touchés, flux intersectoriels) que de différences d’intensité carbone entre secteurs homologues.

Billet n°202

Par Jérémi Montornès et Marie-Baïanne Khder

Les auteurs faisaient partie de la Direction des études et synthèses économiques de l’Insee lors de la rédaction de l’article dont le billet est tiré. Les auteurs remercient D. Blanchet pour ses conseils et suggestions lors de la rédaction de l’article. Ils demeurent seuls responsables des erreurs et omissions.

La croissance du PIB irlandais sur la période récente est fortement influencée par les transferts de multinationales américaines. Ces opérations se sont intensifiées depuis 2015. Les évolutions du PIB irlandais et de ses composantes ne reflètent plus seulement les fluctuations conjoncturelles mais aussi les choix de localisation d’activité des multinationales.

Billet n°201

Par Dominique Durant, Kevin Parra Ramirez, Geneviève Toubol

Les éléments descriptifs associés à l’identifiant international des entités légales ou « LEI » apportent une information à jour sur la structure des groupes, la forme juridique et la localisation de leurs implantations, y compris dans les centres financiers off-shore (CFOs). Étendre l’obligation d’avoir un LEI contribuerait ainsi à une plus grande transparence des transactions financières internationales.

Billet n°200

Par Ivan Odonnat

Les taux d’intérêt de référence, qui servent à valoriser les instruments du marché monétaire et au-delà de nombreux contrats financiers (découverts bancaires, crédits immobiliers, emprunts obligataires, etc.), ne sont pertinents que s’ils sont fiables et représentatifs des conditions de financement des agents économiques. L’encours concerné équivaut à quelque 350 trillions USD au plan mondial !

Billet n°199

Par Antonin Bergeaud et Simon Ray

Les mesures sanitaires prises en France et dans le reste de l’Europe ont contraint les entreprises et les travailleurs à mettre en place un télétravail généralisé. En ayant permis de faire sauter un certain nombre de verrous, ce choc marquera sans aucun doute un tournant dans le recours au télétravail, avec des implications importantes pour les employés, les entreprises et l’économie.

Bloc-notes Eco a eu quatre ans en décembre 2020 : près de 200 billets publiés en anglais et en français ; une audience en croissance continue ! 2020 a rappelé à quel point la mise à disposition d’informations pertinentes dans de brefs délais est nécessaire à la bonne compréhension et interprétation de l’actualité économique.

Billet n°198

Le télétravail a connu un fort développement avec le Covid-19 et devrait rester une pratique commune dans le futur. Cela pourrait se traduire par des effets favorables sur la productivité des entreprises notamment à travers l’accélération de la diffusion des technologies. Mais la littérature économique souligne que le plein bénéfice de cet effet favorable appelle une préparation appropriée.

Billet n°197

Banque d’Angleterre : Ambrogio Cesa-Bianchi, Mark Joy, Dennis Reinhardt - Banque de France : Julia Schmidt  FMI : Gurnain Pasricha, Annamaria Kokenyne - OCDE : Annamaria de Crescenzio, Etienne Lepers.  Ce billet est conjointement publié dans Bloc-notes Éco, IMFBlog et OECD On the level.

Début 2020, quand la première vague de Covid-19 a frappé les économies du monde entier, les marchés financiers mondiaux ont affronté une autre vague, celle du reflux des capitaux mondiaux dû au déclenchement de la pandémie. Compte tenu de la nature et des déterminants sous-jacents de ces flux, une réponse mondiale s’impose.

Billet n°196

Par Valère Fourel, Julien Idier, Valerio Scalone and Aurore Schilte 

À la différence des scenarii fictifs utilisés dans le cadre des exercices de stress-tests prudentiels traditionnels (cf. billet « Stress-tests bancaires : des outils d’analyse prudentielle – Épisode 1 »), un scénario adverse sans précédent se réalise avec la crise de la Covid. C’est l’occasion d’en tirer des premiers enseignements : (i) sur la résilience du système bancaire, pour l’instant observée, et (ii) sur l’amélioration des outils de stress-test à l’aune de cette expérience.

Billet n°195

Par Valère Fourel, Julien Idier, Valerio Scalone et Aurore Schilte

Afin de protéger les banques des chocs macroéconomiques et financiers, les autorités prudentielles mobilisent de nombreux outils d’analyse du risque, dont les tests de résistance ou stress-tests. Que sont-ils ? À quoi servent-ils ? Ce billet l’explique et va de pair avec un second billet sur le stress « grandeur nature » de la crise de la Covid sur les banques.

Billet n°194

Les technologies digitales sont souvent vues comme un vecteur potentiel de la troisième révolution industrielle. Ce billet exploite une enquête originale de la Banque de France pour mesurer la digitalisation des entreprises et en déterminer l’impact potentiel sur la productivité. Le recours à ces technologies, stimulé par le contexte sanitaire, pourrait faciliter et renforcer le rebond économique.

Billet n°193

La Réserve fédérale n’a pas d’objectif explicite de stabilité financière, mais les discours publics de ses responsables révèlent qu’une augmentation du temps de parole consacré à la stabilité financière est associée à une politique monétaire plus accommodante. La stabilité financière est surtout devenue un sujet de préoccupation dans les discours de la Fed à l’époque de la crise financière mondiale.

Billet n°192

Par Chloé Zapha

Les procédures collectives de restructuration peuvent gagner en efficacité pour traiter au mieux les cas d’entreprises en difficulté. Accélérer le processus de restructuration de la dette – à commencer par celui de la procédure de sauvegarde – pourrait favoriser le rebond d’un maximum d’entreprises.

Billet n°191

2ème prix du concours organisé par Bloc-notes Éco, édition 2020 - Par Eugénie Ribault

L’absence de gestion des déchets demeure néfaste pour l’environnement, autant que l’aviation civile ou la marine marchande. Financer ces filières notamment dans les pays en développement reste compliqué : la valorisation des déchets ne permettant pas d’être rentable. Comment surmonter ces difficultés ? Quels bénéfices à long-terme, localement et pour la planète ? Ce billet explore quelques pistes notamment les taxes sur l’alcool et le tabac comme source de financement transitoire.

Billet n°190

1er prix du concours organisé par Bloc-notes Éco, édition 2020 - par Mathilde Salin et Louis Daumas

Il reste moins d’une génération pour accomplir l’essentiel des mutations permettant d’atténuer le changement climatique. Une transition aussi rapide impliquera la perte d’une part non négligeable du capital physique, humain et financier accumulé dans les secteurs intensifs en carbone. Il s’agit de prendre acte de cette perte et d’explorer des pistes pour la rendre tolérable.

Selon les résultats de l'enquête 2019 Kantar-Banque de France « Les Français et l’économie », 62% des Français citent le changement climatique comme un défi économique mondial prioritaire. Cette préoccupation devance nettement et pour la première fois les inégalités sociales, le chômage et la pauvreté. Comment les politiques économiques peuvent-elles y répondre ?

Billet n°189

Par Nicolas Chatelais et Arthur Stalla-Bourdillon

Malgré les corrections de fin 2018 et le choc lié au Covid-19, les indicateurs prix/bénéfices se maintiennent à des niveaux élevés, notamment aux États-Unis. Cependant, si l’on en juge par des indices corrigés des anticipations de croissance et du niveau des taux d’intérêt, cette évolution ne relèverait pas de l’exubérance irrationnelle ayant caractérisé des épisodes spéculatifs antérieurs.

Billet n°188

Par Olivier Sirello

Avec la crise du coronavirus et le recul de l’activité, les besoins de financement ont fortement augmenté. Les émissions nettes de titres de dette publique et privée en zone euro ont ainsi atteint des niveaux jamais observés. Les principaux acheteurs sont les banques centrales, les établissements bancaires et, dans une moindre mesure, les non-résidents.

Billet n°187

Par Peter Gubert et Patrick Branthomme

La balance des paiements technologique (BPT) propose un cadre d’analyse des transferts internationaux de technologie. Après un excédent en 2018, le solde de la BPT de la France est à l’équilibre fin 2019. La BPT de l’Union Européenne dégage un excédent comparable à celui des États-Unis.

Billet n°186

Par Anne Duquerroy et Clément Mazet-Sonilhac

Préserver la capacité d’investir des entreprises au sortir de la crise du Covid-19 est un enjeu central de politique économique, comme le montrent les mesures d’urgence prises par la BCE et, en France, par le gouvernement. En effet, l’accès au financement externe est un déterminant majeur de l’investissement. Un choc de financement, à l’exemple de la crise de 2008, serait susceptible d’entrainer une forte contraction du taux d’investissement des grands groupes français.

Billet n°185

Par Sylvie Bonneau

Le réseau des correspondants départementaux TPE-PME de la Banque de France a été très fortement sollicité pendant la période de confinement pour guider les entrepreneurs dans leurs demandes de financement. Les préoccupations des dirigeants ont évolué au cours de cette période.

Billet n°184

Par Florian Le Gallo et Kevin Schmitt

La pandémie de Covid-19 a fortement ébranlé le tourisme international. Avec l’arrêt des enquêtes auprès des voyageurs étrangers, la Banque de France a mobilisé des sources innovantes, telles que les données de cartes de paiement, afin d’estimer l’ampleur du choc. Après une chute massive des recettes depuis mars, les deux mois d’été sont marqués par un retour des visiteurs européens.

Billet n°183

Par Luc Jacolin et Khalil Bechchani

L’aide publique au développement (APD) devrait être soutenue en 2020 par la réponse internationale à la crise de la Covid-19, dont l’impact est encore incertain dans les pays à faible revenu. L’enjeu principal est de s’assurer que les efforts consentis seront suffisants et pérennes : une hausse de l’APD est souhaitable, sauf à compromettre les objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Billet n°182

Par Pierre Aldama, Hadrien Camatte, Jean-François Ouvrard et Paul Sabalot

Selon les projections de la Banque de France publiées le 14 septembre 2020, après une contraction de 8,7 % en 2020, la croissance du PIB serait de + 7,4 % en 2021 et de + 3,0 % en 2022. Malgré ce rebond apparemment impressionnant, le rattrapage du niveau d’activité ne serait en réalité que très progressif. Le PIB retrouverait son niveau d’avant crise seulement début 2022. Ce billet donne quelques éléments de compréhension de ces taux de variation inhabituels.

Billet n°181

Par Emilie Hermet et Dorothée de Franclieu

Face à l’impact économique de la crise de la Covid-19, la Commission européenne a autorisé un assouplissement temporaire du cadre régissant le recours aux aides d’État. Si cette mesure s’est avérée nécessaire dans l’urgence, son utilisation large, prolongée et hétérogène risquerait de favoriser des distorsions de concurrence sur le marché intérieur.

Billet n°180

Par Vivien Levy-Garboua, François Mouriaux, Tatiana Mosquera Yon et Mylène Sabatini

Depuis la crise financière de 2008, les institutions financières captives (holdings financières, entités ad-hoc), filiales de sociétés non financières (SNF), ont contribué à une croissance du secteur financier plus rapide que celle du PIB. Cette dynamique serait le reflet de la structuration de plus en plus complexe et internationalisée des SNF. Cette évolution ne semble toutefois pas s’être accompagnée d’un développement d’opérations financières à risque de leur part.

Billet n°179

Si le choc de la Covid-19 sur l’économie mondiale est, à maints égards, inédit, la reprise attendue pourrait néanmoins ressembler aux reprises passées. La reconstruction et réallocation sectorielle de l’activité et de l’emploi sont des processus qui prennent du temps, tandis que l’endettement est susceptible de peser sur la demande agrégée. La durée de la reprise dépendra donc moins de la nature du choc que des mesures prises pour limiter son impact.

Billet n°178

Les effets d’un stimulus budgétaire sont-ils plus importants à la borne zéro des taux d’intérêt ? Certaines études empiriques suggèrent que la borne zéro ne semble pas en soi accroître les effets d’un stimulus budgétaire, contrairement à la sous-utilisation des capacités de production et à une politique monétaire accommodante, ce qui est de bon augure pour la réponse budgétaire à la crise de la Covid-19.

Billet n°177

La crise sanitaire a fortement impacté le commerce mondial et a redonné de la vigueur aux débats relatifs à la localisation de la production. La relocalisation généralisée des activités sur le territoire national conduirait à abandonner les gains à la spécialisation internationale, sans pour autant apporter une meilleure résilience des chaines de valeur. Les sources d’approvisionnement des entreprises françaises étant principalement européennes, une stratégie industrielle coordonnée à l’échelle de l’Union serait pertinente.

Billet n°176

Par Annabelle de Gaye, Cristina Jude

À la suite de la crise de la Covid-19, les autorités américaines ont adopté des mesures de soutien d’une ampleur inédite, qui visent en particulier les ménages. Elles permettraient de préserver le pouvoir d’achat des ménages américains, mais moins de la moitié de ces revenus supplémentaires seraient dépensés.

Billet n°175

Par Raymond de Pastor

La crise sanitaire a provoqué des besoins de trésorerie pour un grand nombre d’entreprises. Pour répondre à cette situation, les pouvoirs publics ont notamment mis en place des dispositifs d’appui, en particulier le Prêt Garanti par l’Etat (PGE). Dans la période actuelle, la médiation du crédit accompagne les entreprises dont la demande de PGE a été refusée une première fois par une banque.

Billet n°174

Par Barbara Castelletti, Marie Delorme, Pavel Diev, Yannick Kalantzis, Antoine Lalliard et Matteo Mogliani

La crise de la COVID-19 a demandé un suivi de l’activité en temps réel, que ne permettaient pas les statistiques usuelles. Des données à haute fréquence, comme la consommation d’électricité et les transactions par carte bancaire, ont en revanche permis d’estimer de façon précoce l’ampleur du choc et le moment du rebond, pour la production des entreprises et pour la consommation des ménages.

Billet n°173

Par Olivier de Bandt, Sandrine Lecarpentier et Cyril Pouvelle

Les risques de solvabilité et de liquidité bancaires interagissent entre eux. Un modèle estimant simultanément des ratios de solvabilité et de liquidité des banques françaises permet de les projeter dans un scénario de stress. Il montre que l’environnement financier a un impact significatif, mais uniquement en période de crise, et que la solvabilité a un effet sur la liquidité, et non l’inverse.

Billet n°172

Par Martial Delmas, Lucas Devigne, Emmanuelle Politronacci, Ghjuvanni Torre

La demande de monnaie fiduciaire de la zone euro affiche une croissance supérieure à celle du PIB depuis la création de l’euro. Pourtant, paradoxalement, l’usage des espèces en tant que moyen de paiement a tendance à décliner. La hausse de la demande de billets semble essentiellement due à une augmentation de la demande de précaution émanant des agents économiques.

Billet n°171

Par Erwan GAUTIER, Youssef ULGAZI, Paul VERTIER

Lors du confinement, l’inflation en France a fortement reculé alors que les ménages anticipaient une nette augmentation. Le changement profond et soudain de la structure de consommation des ménages et la forte dispersion des variations de prix de biens couramment achetés (produits frais, carburants) pourraient expliquer cet écart inédit qui est appelé à se réduire.

Billet n°170

Les coûts du financement en dollar américain sur les marchés des changes ont fortement augmenté en mars 2020, quand l’offre de cette devise sur les marchés des swaps de change s’est tarie avec l’émergence de la pandémie. Les banques centrales ont réagi rapidement en activant des lignes de swap leur permettant de fournir de la liquidité en dollar aux banques de leurs juridictions.

Billet n°169

La politique climatique a eu pour l’instant des résultats limités malgré les engagements nationaux dans le cadre de l’accord de Paris. Des scénarios permettant d’établir le bilan coûts/avantages de cette politique mettent en évidence les principaux obstacles auxquels elle se heurte. Ses gains nets sont très significatifs mais éloignés dans le temps et très inégalement répartis entre pays.

Billet n°168

En présence de taux d’intérêt nominaux avoisinant zéro, la politique monétaire conventionnelle ne peut plus guère être utilisée. Cette situation de trappe à liquidité ne sape cependant pas la capacité d’action des banques centrales. Une étude récente montre qu’elles peuvent stimuler l’économie même en période de taux bas, et donc qu’elles sont aptes à agir efficacement face à la crise du Covid-19.

Billet n°167

Nous évaluons le lien entre la prise en compte des enjeux climatiques par les banques, mesuré par une note de performance climatique s’appuyant sur leurs déclarations, et l’évolution de leurs crédits en France à des industries plus ou moins émettrices de gaz à effet de serre entre 2010 et 2017. Une meilleure note apparait bien associée à une plus faible croissance des prêts aux grandes entreprises des cinq industries les plus carbonées. L’activité de prêts aux PME n’est toutefois pas affectée.

Billet n°166

En réponse à la crise du COVID-19, l’Eurosystème a très vite mis en œuvre plusieurs mesures importantes pour soutenir le financement de l‘économie par le canal du crédit bancaire et celui du financement de marché. Ces mesures sont de trois ordres : adaptation et extension des opérations de crédit, assouplissement du dispositif de garanties, renforcement des programmes d’achat de titres.

Billet n°165

Les fortes augmentations de la dette publique ont suivi les guerres. Si au 20ième siècle elles ont en général débouché sur une forte inflation, cela n’avait pas été le cas lors des siècles précédents. Une des raisons est le cantonnement de cette dette afin de reporter son remboursement dans le futur.

Billet n°164

Face à la pandémie de Covid-19, les interventions de prêteur en dernier ressort et les achats massifs d’actifs par les banques centrales s’imposaient d’autant plus que la transmission de la politique monétaire à l’économie réelle est asymétrique. En effet, une politique monétaire expansionniste a des effets plus limités qu’une politique restrictive, notamment en raison de la rigidité à la baisse des taux débiteurs bancaires.

Billet n°163

Une pandémie est caractéristique des défis qui ne peuvent être surmontés que par une action mondiale. Malgré un contexte pré-crise lourd de tensions géopolitiques et commerciales, cette nécessaire coordination internationale a bien été au rendez-vous dans le domaine économique. Cependant, la phase de sortie de crise exacerbera les conflits d’intérêts et constituera un « stress test » pour le multilatéralisme.

Billet n°162

La monnaie de banque centrale est-elle une « monnaie magique » qui permettrait de ne pas émettre de dette publique ou d’éteindre la dette existante ? Ce billet explique ce qu’est la monnaie de banque centrale, comment elle est créée, et la relation entre banque centrale et finances publiques. Aucune option facile ne permettra d’échapper au financement des déficits budgétaires.

Billet n°161

Roosevelt reste dans l’histoire comme ayant réussi à sortir les États-Unis de la Grande Dépression. Pour cela, il communique afin de répondre aux inquiétudes des américains et modifie la politique économique. Son but ? Briser le cercle vicieux dans lequel le pessimisme amplifie la récession. Ce billet tire les leçons de cette stratégie pour la crise actuelle, même si les crises sont différentes.

Billet n°160

Par Mathilde Gerardin et Martial Ranvier

Sur la base de commentaires libres recueillis lors de l’enquête mensuelle de conjoncture de mars dernier, nous construisons via l’analyse textuelle des indicateurs de l’adaptation des entreprises au confinement (activité partielle, télétravail…). Cette information additionnelle fournit un panorama de l’adaptation des formes d’organisation sectorielles qui recoupe et précise le diagnostic de l’enquête.

Billet n°159

La récession actuelle devrait être moins profonde que la Grande Dépression de 1929, mais plus que la Grande Récession de 2008. Elle pourrait être moins longue que ces deux crises financières en raison de la nature temporaire et exogène du choc qui en est à l’origine. Elle pourrait favoriser le déploiement de l’économie numérique, ce qui dynamiserait la productivité et la croissance.

Billet n°158

Par Clémence Berson, Hadrien Camatte et Sandra Nevoux 

Le dispositif d’activité partielle a été récemment renforcé pour limiter les répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’emploi. En prévenant les licenciements face à des difficultés temporaires, la réduction des heures travaillées permet de conserver le capital humain dans l’entreprise et favorise la reprise de l’activité. Il convient toutefois de prévenir certains effets d’aubaine, hors des périodes de crise, même si ceux-ci restent en général faibles au regard des bénéfices en temps de crise.

Billet n°157

Le Covid-19 constitue une urgence de santé publique. L’activité économique est suspendue en raison des indispensables mesures de confinement prises presque partout dans le monde. Les mesures ciblées des principales banques centrales adoptées face à cette crise économique ont de nombreux points communs, mais elles diffèrent dans les détails et dans leurs libellés.

Billet n°156

Par Pierce O'Reilly, Kevin Parra Ramirez, Michael A. Stemmer. Ce billet a déjà été publié en anglais dans Vox EU

Depuis que le G20 a déclaré en 2009 que « l’ère du secret bancaire est révolue », les juridictions ont mis en œuvre un éventail de mesures afin que les informations sur les actifs financiers étrangers soient transmises aux autorités fiscales. L’une de ces mesures phares, l’échange automatique d’informations, a engendré une baisse de 22% des dépôts bancaires dans les centres offshores.

Billet n°155

Quel serait le coût économique de la faillite d’une entreprise d’importance systémique ? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre ici, en évaluant l’effet récessif d’une défaillance systémique. Dans les deux ans suivant un tel événement, on peut s’attendre à une diminution de 3 % de la consommation totale et à la survenance de trois nouveaux défauts systémiques.

Billet n°154

Par Nicoletta Berardi, Guillaume Gaulier, Karine Jean, Dominique Nivat & Soledad Zignago

La procédure de traitement du surendettement a 30 ans. De longue date, les femmes y sont plus vulnérables que les hommes. Au cours des dernières années, le surendettement s’est concentré sur les personnes les plus fragiles financièrement, notamment les cheffes de famille monoparentale. Elles représentent 26 % des femmes surendettées, presque trois fois plus que leur proportion dans la population féminine totale.

Billet n°153

Les États-Unis ont connu d’importants changements macroéconomiques sur les 30 dernières années. La croissance économique a freiné de manière tendancielle (sauf entre 1995-2005), la part du travail a baissé brutalement à la fin des années 1990 et la concentration sectorielle a augmenté pour atteindre des niveaux particulièrement élevés. Ces bouleversements ont été rendus possibles par la diffusion des technologies de l’information et de la communication qui ont profondément changé la structure du marché.

Billet n°152

Par Emilie Candus et Jean-Luc Le Goff

La croissance des fonds labellisés a été très importante en 2019. Avec des taux de souscription plus élevés que la moyenne du secteur et des niveaux de performance dans l’ensemble assez comparables, le label s’avère un facteur d’attractivité. Le succès des labels est toutefois inégal et leur pénétration reste encore faible dans le paysage de la gestion collective française. Des efforts de pédagogie et de promotion restent à mener pour accroître la diffusion de ces produits auprès des épargnants.

Billet n°151

La politique monétaire peut avoir des effets redistributifs au cours du cycle. Une baisse des taux d’intérêt accroit le prix des actifs et réduit le coût du crédit mais favorise aussi l’emploi. À long terme, la politique monétaire n’a pas d’effet redistributif systématique; d’autres facteurs (transferts intergénérationnels, progrès technologique) affectent plus fondamentalement l’évolution des inégalités.

Billet n°150

La règle de Taylor fournit un parangon naturel du taux d’intérêt nominal à court terme, bien que sujet à une incertitude considérable. Ce billet quantifie cette incertitude et montre l’apport de cette quantification au diagnostic de politique monétaire. Il en ressort qu’en 2019 le taux d’intérêt à court terme en zone euro s’est situé proche du milieu de l’intervalle de référence ainsi obtenu.

Billet n°149

Par Stéphanie Lange-Gaumand (ambassade de France au Japon), Baptiste Meunier et Brieuc Monfort (Université Sophia, Japon, et FFJ-EHESS)

Le Japon se distingue par la précocité et l’ampleur du vieillissement : la part des plus de 65 ans y est la plus élevée du monde et la population devrait baisser de 40% d’ici 2100. Le Japon semble s’être accommodé du déclin démographique et s’est concentré sur la maîtrise des dépenses sociales, un choix révélateur de préférences nationales.

Billet n°148

Par Antoine Lalliard, Julien Le Roux, Marie Delorme, William Honvo

Ce billet propose une mesure du pouvoir d’achat immobilier, en calculant pour une personne seule disposant du revenu moyen la surface accessible en m2 par le crédit immobilier (hors apport personnel), dans les principaux pays de la zone euro. Après une chute au cours des années 2000 du fait de la hausse des prix immobiliers (à l’exception notable de l’Allemagne), la surface accessible a augmenté depuis la crise de 2008, notamment grâce à la baisse des taux d’intérêt.

Billet n°147

Par Cyril Couaillier, Dorian Henricot et Julien Idier

On estime à 187 Mds€ la dette brute des entreprises dites « à risque » fin 2018 en France. Une hausse de 100 points de base de leurs coûts de financement pourrait entrainer une augmentation de ce montant de 60%, susceptible de fragiliser le système financier. Ce résultat conforte les mesures prises par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) dès 2018 pour assurer la résilience du système bancaire.

Billet n°146

Par Patrick Branthomme et Véronique Genre

Trois ans après le démarrage de Bloc-notes Éco, une enquête a été réalisée auprès de son lectorat pour mieux le connaître et pour affiner les choix thématiques dans l’année à venir. L’occasion de faire un retour sur les résultats et de remercier toutes celles et ceux qui ont accepté de participer à cette enquête de satisfaction.

Billet n°145

Par Antonin BergeaudGilbert CetteRémy Lecat. Ce billet a été d’abord publié en anglais sur vox.eu.

Dans la plupart des économies avancées, les taux d'intérêt réels à long terme et la croissance de la productivité ont diminué sur les deux dernières décennies. Ce billet montre comment une relation circulaire relie ces deux grandeurs. Le vieillissement démographique ayant pesé sur les taux, cette relation circulaire convergerait, en l’absence de choc technologique, vers un équilibre de faible croissance et de faibles taux d'intérêt.

Billet n°144

Par Jean Barthélemy et Eric Mengus

L’ancrage des anticipations d’inflation résulte d’un équilibre entre les anticipations du secteur privé sur les actions futures de la banque centrale et les actions de cette dernière. Cet équilibre est souvent réduit à un problème de règle de politique monétaire. Si l’adoption d’une règle aide à la formation des anticipations d’inflation, elle n’est cependant pas suffisante à leur ancrage définitif.

Billet n°143

Par Philippe Aghion (LSE, Collège de France et CEPR), Antonin Bergeaud, Gilbert Cette, Rémy Lecat, Helene Maghin (KU Leuven). Note : ce billet a été d’abord publié en anglais sur vox.eu

Quel est l’impact sur la productivité des contraintes de crédit ? Un durcissement de ces contraintes rend plus difficile le financement de l’innovation, avec à long terme des effets néfastes sur la productivité. Mais cela pousse également les entreprises en place les moins performantes à sortir du marché, facilitant l’arrivée d’entreprises plus performantes. La combinaison de ces deux effets opposés génère une relation en U inversé entre l’accès au crédit et la productivité.

Billet n°142

Par Bruno Cabrillac et Baptiste Meunier

Les positions extérieures nettes (PEN) des pays du G20 divergent depuis 1990. Si cela résulte en partie de déséquilibres persistants des soldes de biens et services, les PEN ont leur propre dynamique : le portefeuille génère revenus et plus ou moins-values. Cette dynamique a eu un effet stabilisateur au prix de risques financiers pour certains débiteurs, par ex. les États-Unis, et d’une accumulation excessive d’actifs sûrs par certains créditeurs.

Billet n°141

1er prix du concours organisé par Bloc-notes Éco, édition 2019 - Par Nicolas Laine (ESCP)

La révolution technologique, parce qu’elle pénètre toutes les sphères de notre vie quotidienne, suscite nombre d’interrogations. Espoirs réels ou inquiétudes légitimes ? Pour démêler le vrai du faux, intéressons-nous à cette petite conversation entre deux amis, entendue au détour de la rue Croix des Petits Champs…

Billet n°140

Par Florian Lalanne et Irena Peresa

En réponse à l’ouverture accrue du compte de capital de la Chine, les principaux indices d’investissement ont commencé à intégrer des titres libellés en renminbi. Cela devrait soutenir les investissements de portefeuille en Chine et accroître la corrélation entre prix des actifs domestiques et facteurs externes. Les conséquences pour les autres marchés émergents sont incertaines.

Billet n°139

Si la pérennité d’une expansion peut intuitivement être associée à son âge, l’étude des données historiques du PIB de la zone euro révèle que ce n’est pas le cas. Les expansions âgées ne sont pas plus susceptibles de disparaître que les jeunes. À l’instar des Elfes de J.R.R Tolkien, les expansions sont « biologiquement immortelles » : elles ne meurent pas de vieillesse, mais de causes exogènes.

Billet n°138

Par S. Avouyi-Dovi et G. Horny

La Banque de France mène une politique de mécénat pour la recherche via des partenariats et l’action de sa Fondation. Les partenariats sont des collaborations avec des institutions de recherche françaises tandis que la Fondation favorise les travaux de recherche par l’octroi de bourses ou divers prix à des chercheurs en France ou à l’étranger. En quoi consiste le mécénat de la Banque de France ?

Billet n°137

Par Patrick Branthomme et Laurent Paul

Lancées en septembre 2013 par les autorités chinoises, les « nouvelles routes de la soie » visent à mieux connecter l’Asie et l’Europe. Celle-ci doit défendre au mieux ses intérêts économiques et le cadre multilatéral. Elle pourra prendre appui sur les récentes avancées du G20 qui a établi des principes sur la transparence des financements, la qualité des infrastructures et le respect des normes environnementales et sociétales.

Billet n°136

Par Barbara Castelletti-Font, Pavel Diev et William Honvo

De fortes tensions sur les marchés financiers peuvent conduire à des erreurs de prévision importantes de la croissance trimestrielle du PIB. Ce billet s’intéresse à l’impact des variables financières sur la prévision à court terme de PIB en France. Un indicateur de conditions financières peut donner une information qualitative utile au prévisionniste sur les risques liés à la prévision centrale.

Billet n°135

Par Noëmie Lisack, Rana Sajedi (Bank of England) et Gregory Thwaites (LSE Center for Macroeconomics) Ce poste est conjointement publié dans Bloc-notes Éco (version française) et Bank Underground (version anglaise).

Dans quelle mesure peut-on estimer que le solde courant dépend de la démographie ? Notre modèle explique 20 % de la variation des positions extérieures nettes (PEN) observées dans les économies avancées par des différences dans la structure par âge de la population. Les PEN devraient encore augmenter avec la poursuite du vieillissement à des rythmes différents selon les pays.

Billet n°134

Par Sanvi Avouyi-Dovi, Pierre Bui-Quang et Pierre Sicsic

Le solde des revenus primaires augmente depuis plusieurs années. La hausse d’environ 10 milliards d’euros de la rémunération des résidents français travaillant à l’étranger est plus forte que celle des revenus des investissements directs (ID) depuis 2010. L’amélioration du solde des revenus est désormais tirée par le solde des revenus des salariés.

Billet n°133

Par Irena Peresa et Edouard Vidon

Avec le ralentissement de la croissance et le désendettement des entreprises, l’intervention de l’État dans certaines banques chinoises est à nouveau d’actualité. Le rôle des sociétés de gestion d’actifs (AMC), créées il y a 20 ans pour soutenir les principales banques chinoises, a radicalement changé. Face au problème des créances douteuses, il faut en priorité développer le marché secondaire des NPL.

Billet n°132

Par Yannick Kalantzis et Camille Thubin

Le solde commercial en part de PIB est le reflet des décisions de consommation, donc d’épargne, et d’investissement. En France, ses mouvements sont dominés depuis 40 ans par le cycle de la construction : le solde se dégrade en phase de boom. La hausse de l’épargne des ménages, qui contribue à l’excédent des années 1990, est compensée après la crise par un poids accru de la consommation publique dans le PIB.

Billet n°131

Comment les banques et les assurances françaises se préparent-elles au changement climatique ? Où en sont-elles de la mise en œuvre de la Loi sur la transition énergétique ? Nos analyses montrent des progrès notables, mais hétérogènes, en termes de transparence et de gouvernance des risques et une prise en compte grandissante, mais encore incomplète, du risque climatique en tant que risque financier.

Billet n°130

Par Philippe Aghion (Collège de France et LSE), Antonin Bergeaud (Banque de France), Richard Blundell (UCL et IFS) et Rachel Griffith (University of Manchester et IFS)

Le progrès technique appelle les travailleurs à s’adapter aux nouvelles manières de produire. Il favorise ainsi les individus les plus qualifiés en les rémunérant relativement mieux que les moins qualifiés. Pourtant certains parmi les employés les moins diplômés bénéficient de ces changements techniques, à condition de posséder les compétences recherchées par les entreprises innovantes.

Billet n°129

Globalement, les politiques prudentielles françaises entraînent une réduction des prêts des banques étrangères aux résidents français. Mais certaines mesures peuvent induire des fuites nuisant aux objectifs des autorités : sur la période 2011-2017, les exigences en fonds propres de Bâle ont accru de 1,1 % (+1,5 milliard d’euros) en moyenne l’exposition sur la France des sociétés affiliées de banques étrangères.

Billet n°128

La dynamique récente de l’inflation dans les pays avancés s’avère difficile à comprendre et à prévoir. Ce billet explore l’apport des projections de Consensus Economics Inc. dans la prévision de l’inflation totale en France, à échéance un an, sur la période 2009-2019.

Billet n°127

La BCE évalue et communique une balance des risques pour la stabilité des prix et la croissance. Celle-ci fournit des informations utiles sur l’appréciation par le Conseil des gouverneurs des risques pesant sur les perspectives de la zone euro. En faisant abstraction des mesures de politique monétaire non conventionnelles, l’analyse depuis mi-2003 montre que : a) aux risques à la hausse pour l’inflation sont associés des hausses de taux, b) aux risques à la baisse pour la croissance des baisses de taux, et c) dans le cas de signaux contradictoires, la priorité est donnée à l’inflation.

Billet n°126

Par Ludivine Berret, Marie-Hélène Ferrer et Céline Rochon

Dans un monde marqué par une réduction des marges de manœuvre budgétaires et monétaires ainsi que par une montée des risques, renforcer le filet de sécurité mondial est souhaitable, en plus d’une meilleure coordination des politiques macroéconomiques. Ce sujet, discuté au sein du G7 sous Présidence française, plaide pour un multilatéralisme accru (cf. billet « Le G7, un moteur du multilatéralisme ? »).

Billet n°125

Par Clémence Berson, Hadrien Camatte, Antoine Lalliard et Julien Le Roux

Le « cône de Phillips » est un éventail de valeurs possibles de l’inflation obtenu à partir de différentes spécifications de la courbe de Phillips. La prévision d’inflation zone euro de l’Eurosystème de juin 2019 est un peu inférieure à la prévision médiane du cône de Phillips sur toute la période de projection et même légèrement au-dessous du cône en début de prévision. Elle est, en ce sens, assez prudente.

Billet n°124

Marc-Olivier Strauss Kahn, Président du Conseil scientifique de Citéco*

La Cité de l’économie, Citéco, est le nouveau musée parisien interactif d’éducation économique : une première en Europe ! Citéco est logée dans l’Hôtel Gaillard, château néo-Renaissance construit au 19ième siècle, puis acheté par la Banque de France (BDF). Celle-ci a financé la restauration et l’adaptation à tous les publics de ce monument historique. Citéco permet désormais jusqu’à douze heures de visites avec quelque cinquante vidéos ludiques et la moitié de jeux pédagogiques (cf. Photo 1).

Billet n°123

Par Aurélien Violon, Dominique Durant et Oana Toader

Soumises à une réglementation plus contraignante, les banques systémiques mondiales ─ celles dont la faillite pourrait affecter l’activité économique ─ ont infléchi plus que les autres la croissance de leur actifs et réduit ce faisant leur part dans l’actif bancaire global. Nous montrons qu’elles n’ont pas pour autant diminué leurs prêts à l’économie. Les objectifs du G20 ont ainsi été atteints : plus de résilience des banques systémiques en cas de choc, sans préjudice sur le financement de l’économie.

Billet n°122

Par Eric Monnet et Marie-Hélène Ferrer

À l’heure de la célébration des 75 ans de la conférence de Bretton Woods, ce billet revient sur l’histoire du système monétaire international du même nom (1944 – 1971). Le système de Bretton Woods ne fonctionna pas comme prévu. Plutôt que de cultiver le mythe d’un âge d’or, il est préférable de reconnaître la capacité d’adaptation du multilatéralisme monétaire et financier au cours du temps.

Billet n°121

Par Edouard Vidon, Céline Rochon

Les cyberattaques sont devenues une menace majeure, notamment pour la stabilité financière mondiale. En décryptant l’interaction stratégique entre les cybercriminels et leurs cibles, la théorie des jeux fournit des indications précieuses, mettant en évidence les limites et les effets secondaires de politiques de dissuasion non coordonnées et l’importance du partage des informations entre autorités publiques. La coopération internationale est essentielle et le G7 montre la voie.

Billet n°120

Par Florens Odendahl (Banque de France)

Considérer les résultats économiques futurs comme intrinsèquement incertains donne lieu à la notion de risque économique. Par exemple, quelle est la probabilité d’une baisse de la croissance future du PIB ? En élargissant ce concept à l’analyse de plusieurs variables, on peut, par exemple, s’interroger sur l’évolution conjointe des risques pour la croissance du PIB et l’inflation.

Billet n°119

par Constant Bourdeloux, Henri de La Guéronnière, Cristina Jude, Astrid Labouret, (Banque de France) 

Les prêts à effet de levier (leveraged loans) sont des prêts accordés à des entreprises très endettées. Le fort dynamisme de ce marché aux États-Unis depuis cinq ans ainsi que l’intégration des leveraged loans à des produits financiers titrisés rappelle, à certains égards, le marché des subprimes ayant déclenché la crise de 2008. Si cette comparaison est discutable, les risques que fait peser ce marché sur la stabilité financière ne sont cependant pas à ignorer.

Billet n°118

Par Liang Bai (Université d’Édimbourg) et Sebastian Stumpner (Banque de France)

Ces dernières années, la part des importations chinoises dans les dépenses des États-Unis a rapidement augmenté. Des données détaillées sur la consommation des ménages américains (2004-2015) permettent d’estimer que la pénétration chinoise a freiné la hausse des prix des biens de consommation échangeables d’environ 0,2 pp par an. Ceci représente, toutes choses égales par ailleurs, une réduction du coût de la vie d’environ 200 dollars par ménage en 2015.

Billet n°117

Par Jade Al Yahya (Banque de France)

Depuis 2018, l’ACPR et l’AMF étudient l’adaptation des pratiques commerciales des établissements financiers au vieillissement démographique. Les consommateurs les plus âgés sont notamment plus susceptibles de faire l’expérience de la vulnérabilité. Pourtant, selon les premiers résultats de l’analyse, une offre commerciale fondée sur le seul critère de l’âge, le plus couramment utilisé aujourd’hui, est loin d’être satisfaisante.

Billet n°116

Les décisions de politique monétaire requièrent une évaluation préalable de différents scénarios économiques, y compris les plus extrêmes. Apprécié sur la base de l’indice des conditions financières de la Banque de France, le niveau des risques d’origine financière susceptibles de peser sur la distribution de la croissance future du PIB de la zone euro serait aujourd’hui limité.

Billet n°115

Par Guillaume Gaulier (Banque de France), Aude Sztulman (Université Paris-Dauphine) et Deniz Ünal (CEPII)

L’essoufflement de la dynamique des chaînes de valeur mondiales est considéré comme l'une des causes du ralentissement du commerce mondial depuis la crise de 2008. Or, mesurée comme la part des échanges de pièces détachées et composants dans le commerce mondial en volume, et compte tenu de l’évolution du cycle des affaires, le développement des chaînes de valeur internationales se serait poursuivi après la crise.

Billet n°114

Par Laurent Abraham et Jean-Baptiste Gossé (Banque de France)

A vingt ans, l’euro bénéficie d’un soutien remarquablement élevé. Toutefois, un paradoxe existe dans l’opinion : chaque État semble considérer que la monnaie unique bénéficie plus aux autres pays. L’amélioration du fonctionnement des institutions nationales et européennes pourrait réduire ce paradoxe et renforcer l’attachement à l’euro.

Billet n°113

Par Grégory Levieuge (Banque de France, Université d’Orléans)

Une banque centrale crédible peut orienter plus facilement les anticipations des agents, et par conséquent, les taux d’intérêt de long terme. La crédibilité rendrait donc moins nécessaire un usage intensif des taux directeurs. On relève effectivement une relation inverse entre crédibilité et volatilité des taux d’intérêt.

Billet n°112

Par Sophie Guilloux-Nefussi, Sophie Haincourt, Edouard Jousselin (Banque de France), et Anne Perrot (Conseil d’Analyse Économique)

La montée en puissance d’acteurs numériques mondiaux avec des modèles d’affaire inédits bouscule les marchés traditionnels. L’économie numérique constitue-t-elle une rupture fondamentale par rapport aux industries d’hier ? En théorie, les principes économiques qui sous-tendent la politique de la concurrence ne sont pas remis en cause. Mais la rapidité des effets de réseaux et l’utilisation de grandes quantités de données personnelles doivent pousser les autorités de la concurrence à adapter leurs outils de contrôle et renforcer leurs compétences numériques.

Billet n°111

Par Marie-Anne Rouquier

Bloc-notes-éco étend le champ de ses analyses aux régions avec des contributions du Réseau de la Banque. Ainsi, de façon occasionnelle, Bloc-notes-éco proposera des billets consacrés par exemple à une analyse d’une industrie, une institution économique locale ou un produit d’une région. Ce billet est le premier de ce genre.

Indispensable à l’homme, le sel est une denrée précieuse. Utilisé dans l’histoire comme monnaie d’échange et support de rémunération, il est un produit central de l’économie jusqu’au XIXe siècle. Grâce à ses salines, la Franche-Comté a connu une prospérité remarquable pendant plus de mille ans en exploitant « l’or blanc » de son sous-sol. Restaurées et reconverties, elles revivent aujourd’hui.

Billet n°110

Par Gilbert Cette, Jimmy Lopez et Jacques Mairesse

L’effet positif sur la productivité d’une réduction des régulations sur le marché des biens et de la législation protectrice de l’emploi explique les nombreuses réformes structurelles dans les pays de l'OCDE. De nouvelles évaluations de la création et du partage des rentes montrent qu’une nouvelle déréglementation du marché des biens pourrait accroître substantiellement la productivité en France et en Italie.

Billet n°109

Le US Tax Cuts and Jobs Act mis en œuvre en 2018 a un impact sur l’activité aussi bien nationale qu’internationale des sociétés américaines. Néanmoins, la réduction de l’impôt sur les sociétés n’a eu qu’un effet transitoire sur la composition des revenus des investissements directs étrangers des États-Unis, sans entraîner jusqu’à présent d’amélioration significative du solde commercial.

Billet n°108

Le secteur bancaire évalue les risques de crédit associés aux emprunteurs. Quelles sont les conséquences à attendre d’une information produite par une tierce partie ? Exploitant un changement dans la méthodologie de cotation de la Banque de France, ce billet montre comment la communication d’une information plus détaillée sur les entreprises permet d’accroître l’offre de crédit à leur bénéfice.

Billet n°107

À l’occasion de la Journée Internationale pour les Droits des Femmes, la Banque de France a organisé le 7 mars une table ronde sur l'impact économique des inégalités de genre, avec Sylvie Goulard, Sous-Gouverneure de la Banque de France, Isabelle Hudon, Ambassadrice du Canada en France, et Peter Praet, Membre du Directoire de la Banque centrale européenne. Ce billet fait écho à ces discussions, pour conclure qu’il y a urgence à agir, à tous les niveaux.

Billet n°106

Par Grâce Constant, Elisabeth Fonteny et Meghann Puloc’h

L’économie bleue englobe toutes les activités économiques liées aux océans, mers et côtes. Grâce à l’Outre-mer, la France dispose du deuxième domaine maritime au monde. La démographie mondiale et le commerce contribuent au développement de l'économie bleue, qui constitue un levier de croissance durable et innovant pour l’Outre-mer, à condition de surmonter certains freins structurels.

Billet n°105

Par Jean-Baptiste Gossé (Banque de France) et Roger Vicquéry (London School of Economics)

Un système d’assurance chômage fédéral est en place depuis plus de 80 ans aux États-Unis. Il a contribué à amortir les effets des crises sans nécessiter de transferts budgétaires importants entre États fédérés. Ceci fournit l’exemple d’un système d’assurance chômage fondé sur des transferts temporaires et sur un modèle de subsidiarité entre niveaux fédéral et étatique.

Billet n°104

Par John Hutchinson et Arthur Saint-Guilhem 

Depuis plusieurs décennies, l’écart entre rendement du capital et taux sans risque augmente dans la zone euro et aux États-Unis. Nous constatons que la prime de risque constitue le principal déterminant de cet écart mais que les marges jouent également un rôle. Plus récemment, la contribution des marges a diminué dans la zone euro et augmenté aux États-Unis.

Billet n°103

Par Rafael Cezar et Florian Le Gallo

Les échanges de l’Union européenne avec les Etats-Unis dégagent un fort excédent commercial mais sont aussi marqués par un large déficit des revenus d’investissements directs. Ce dernier reflète certains choix des firmes multinationales relatifs à la localisation de leurs activités, notamment l’implantation de filiales américaines en Europe. Nous proposons de décrire ces échanges transatlantiques par un agrégat plus large que le seul solde de biens et services.

Billet n°102

Par Thomas Ferrière et Laure Frey

L’endettement immobilier des ménages est un enjeu de stabilité financière, comme l’a montré la crise de 2008. Le risque est souvent apprécié à partir du ratio de la dette rapportée à la valeur du bien financé. Or les ratios très élevés recouvrent en grande partie des acquisitions hors résidence principale de ménages à plus hauts revenus qui ne sont pas nécessairement les plus risqués. L’examen de ce seul ratio ne suffit donc pas pour établir un diagnostic complet.

Billet n°101

Par Ludivine Berret, Bruno Cabrillac et Céline Rochon

Pour répondre à la crise de 2008, les pays du G7 ont dû mobiliser plusieurs leviers de politique économique, en particulier monétaire et budgétaire, si bien que leur capacité à relancer l’économie ou à faire face à une nouvelle crise s’est réduite. En conséquence, la tentation de mener des politiques non coopératives pourrait être exacerbée malgré ses effets néfastes. Bien que le poids du G7 dans l’économie mondiale ait sensiblement reculé, ce forum dont la France a pris la présidence en 2019, est l’espace privilégié pour prévenir cette tentation.

Billet n°100

Le taux d’intérêt de court terme ne reflète pas pleinement les conditions financières, surtout lorsqu’il avoisine sa valeur plancher. Les institutions financières et les banques centrales utilisent donc d’autres indicateurs plus riches en information, tels que les indices des conditions financières (ICF). Nous proposons un nouvel ICF intégrant des pondérations variables dans le temps qui identifie les sources d’évolution des conditions financières.

Billet n°99

Par Pierre Guerin, Adrian Penalver et Pierre-François Weber

L'excédent de liquidité dans la zone euro a augmenté moins vite que les injections liées à la politique monétaire non conventionnelle. Une partie de la liquidité a été absorbée par les dépôts non monétaires ouverts dans les banques centrales nationales. Le rythme avec lequel la liquidité se raréfiera à mesure de la normalisation monétaire – entrainant à terme une dérive des taux interbancaires au-dessus du taux de la facilité de dépôt - dépendra aussi de l'évolution et du niveau de la demande autonome de liquidité.

Billet n°98

L’incertitude des marchés a, en moyenne, diminué après chacune des réunions de politique monétaire du Conseil des gouverneurs de la BCE, et plus encore ces dernières années. En particulier, les annonces relatives aux achats d’actifs ont eu un effet fortement modérateur sur l’incertitude, signe de l’efficacité de la communication de la BCE malgré la complexité croissante des politiques non conventionnelles.

Billet n°97

Par l’équipe éditoriale de Bloc-notes Eco

Bloc-notes Eco a fêté ses 2 ans en décembre 2018. C’est le moment de revenir sur une période riche en analyses économiques et monétaires avec près de cent billets publiés. Les billets sur l’inflation, la politique monétaire ou la stabilité financière ont eu beaucoup d’échos. Mais ceux sur la croissance et le commerce mondial, la désindustrialisation de la France, l’augmentation du nombre de monopoles aux États-Unis ont également suscité beaucoup d’intérêt de la part de nos lecteurs. Zoom.

Billet n°96

La part de richesse héritée dans le patrimoine a fortement varié au cours du temps. Cette part dépend en effet de conditions économiques et démographiques qui ne sont pas immuables. Du 19è siècle au début de la première guerre mondiale, elle était très élevée. Après une forte baisse, elle remonte dans de nombreux pays.

Billet n°95

Par Jean Dalbard,  Hervé Le Bihan et Raphaël Vives

Le Conseil des gouverneurs de la BCE a confirmé lors de sa réunion du 13 décembre 2018 l’arrêt, à la fin de l’année, des achats nets d’actifs, débutés à la fin 2014. L’assouplissement quantitatif se poursuit cependant : il dépend principalement non des flux d’achats mais du stock d’actifs détenu par l’Eurosystème. Ce dernier restera inchangé tant que se poursuivra le réinvestissement des tombées de titres arrivant à maturité.

Billet n°94

Par Clément Mazet-Sonilhac et Clément Malgouyres (avec Juan Carluccio et Thierry Mayer)

La diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC) est considérée comme un facteur de croissance économique, notamment dans les pays développés. En particulier, la diffusion de l’internet haut débit pourrait améliorer la capacité des entreprises à trouver à l’étranger des partenaires commerciaux et des biens adaptés à leurs besoins. En France, le déploiement de l’ADSL entre 1998 et 2008 est corrélé à une augmentation significative des importations des entreprises.

Billet n°93

Par Vincent Grossmann-Wirth et Benoît Hallinger

La politique monétaire non conventionnelle de l’Eurosystème a conduit à l’accumulation d’un fort excédent de liquidité du système bancaire de la zone euro, concentré dans quelques pays. Depuis 2015, cette concentration s’explique avant tout par le programme d’achat de titres (APP) et la géographie des comptes et circuits de règlement liés à son exécution.

Billet n°92

Par Silvia Gabrieli et Claire Labonne

Entre 2011 et l’annonce des OMT, des ratios élevés de créances douteuses sur les pays périphériques ont entravé l’accès des banques au marché interbancaire. La détention importante d’obligations émises par les souverains périphériques a également accru le coût du financement interbancaire. L’introduction des OMT en 2012 et des TLTRO en 2014 a réussi à réduire ces sources de fragmentation.

Billet n°91

Par Gilbert Cette et Ombeline Jullien de Pommerol

Un épuisement de la diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de leurs effets sur la croissance apparait au début des années 2000 dans les pays développés. Cela suggère une pause dans la troisième révolution industrielle avant le choc naissant de l’économie numérique.

Billet n°90

Par Adrien Boileau et Olivier Gonzalez

La loi de modernisation de l’économie a réduit les délais de paiement en les plafonnant, pour l’essentiel, à 60 jours. Aujourd’hui, les délais moyens sont stables, mais les retards continuent de peser sur la trésorerie des entreprises qui semblent peu enclines à payer leurs fournisseurs plus vite pour ne pas fragiliser leur solvabilité. Pourtant, concilier ces deux objectifs est possible.

Billet n°89

Par Baptiste Meunier

Le Japon est confronté à la stagnation des salaires malgré le plein emploi. Si l’atonie de facteurs conjoncturels, productivité et anticipations d’inflation, expliquent en partie cette énigme, les caractéristiques structurelles du modèle social pèsent aussi, notamment la dualité de l’emploi. Par conséquent, les perspectives de hausses des salaires, et donc d’inflation, y restent limitées.

Billet n°88

Les femmes sont sous-représentées dans la gouvernance des banques centrales. En 2018, sur 173 banques centrales, seules 11 sont dirigées par une femme. À elle seule, l’éthique justifie un rééquilibrage hommes-femmes à ce niveau, mais on pourrait se demander si les femmes ont une orientation différente de celle des hommes s’agissant des objectifs de politique monétaire ? Pas nécessairement, si l’on étudie l’histoire des membres du FOMC de la Fed.

Billet n°87

Par Stéphane Dupraz

Plusieurs experts renommés au sein de la banque centrale américaine prônent un nouveau cadre de politique monétaire : le ciblage du niveau des prix. De quoi s’agit-il, et quels sont ses avantages et ses inconvénients par rapport au cadre actuel de ciblage de l’inflation ? Son principal mérite serait d’intégrer la politique de maintien de taux bas après une récession – outil jusqu’alors non conventionnel – dans un cadre conventionnel.

Billet n°86

Par Laurent Ferrara et Charles-Emmanuel Teuf

Quel rôle joue l’environnement international dans les décisions de politique monétaire aux États-Unis ? Pour l’évaluer, nous construisons un indicateur international extrait des « minutes » des comités monétaires de la Fed. Cet indicateur a un effet significatif et négatif sur le taux d’intérêt de la Fed dans une règle de Taylor. Des discussions plus centrées sur l’environnement international seraient ainsi associées à davantage d’assouplissement de la politique monétaire.

Billet n°85

Par Hadrien Camatte et Jean-François Ouvrard

Selon les comptes nationaux révisés en mai 2018, la capacité de financement des sociétés non financières, qui s’est établie à -0,4 point de PIB en 2017, est en légère amélioration depuis 10 ans. Ceci traduit essentiellement la forte baisse des charges financières nettes, alors même que le poids des rémunérations et de l’investissement brut dans la valeur ajoutée a augmenté.

Billet n°84

Les flux d’investissement direct étranger (IDE) sont souvent assimilés à un complément à l’épargne domestique qui faciliterait le financement des projets locaux d’investissement. Toutefois, du fait de l’accroissement de la pression concurrentielle, ils exercent, à court terme, un effet d’éviction sur l’investissement domestique dans les pays en transition. Cet effet est atténué si les marchés financiers locaux sont suffisamment développés.

Billet n°83

Par Stéphane Lhuissier
La crise financière de 2008 et la crise de la dette souveraine dans la zone euro ont entraîné des récessions majeures, alors que l’éclatement de la bulle technologique en 2000 n’a eu qu’un impact macroéconomique modéré. Ce principe du « tout ou rien » résulte du phénomène d’amplification : dans un système financier fragile, les agents sont plus sensibles aux changements des conditions financières.

Billet n°82

La croissance a baissé par paliers depuis 1970 dans les pays avancés. Pourrons-nous retrouver un jour la croissance du XXème siècle ? L’incertitude porte principalement sur le rythme et la diffusion du progrès technologique. Dans un scénario de stagnation séculaire, la croissance serait de moins de 1,5% dans les pays avancés à l’horizon 2060, contre près de 3% avec un nouveau choc technologique.

Billet n°81

Par Jean Dalbard et Benoit Nguyen

En décembre 2018, l’Eurosystème aura acheté plus de 2500 milliards d’euros d’actifs dans le cadre de ses programmes d’achat (APP). Plusieurs principes encadrent ces achats, dont celui de « neutralité de marché ». Cette dernière vise à limiter les effets potentiellement distorsifs des achats sur le fonctionnement des marchés financiers, tout en permettant la transmission du stimulus monétaire à l’économie. Nous l’illustrons dans ce billet en comparant les techniques d’achats de l’Eurosystème à celles des autres banques centrales.

Billet n°80

Les objectifs d’inflation de la BCE et du Système fédéral de réserve impliquent un suivi étroit des mesures des anticipations d’inflation. À l’aide de quelles sources et de quelle manière l’ancrage de ces anticipations est-il mesuré ? Pour répondre à ces questions, ce billet rend compte d’une nouvelle approche : le calcul de la probabilité que l’inflation future se situe dans une fourchette compatible avec les objectifs d’inflation.

Billet n°79

Par Guy Levy-Rueff

Les ratios de dette publique française et allemande (en % du PIB) étaient proches au début des années 2000. Depuis 2010, ce ratio décroît rapidement en Allemagne, mais a continué à progresser en France. Une modélisation simple montre que le contexte économique et financier est maintenant favorable pour enclencher une diminution durable de la dette publique française, à condition d’amplifier l’effort de modération des dépenses publiques.

Billet n°78

Par Hadrien Camatte et Guillaume Gaulier 

La contribution du commerce extérieur à la croissance française a été très négative entre 2014 et 2016. Si la spécialisation sectorielle française est en moyenne plus porteuse que celle de ses partenaires européens, elle implique aussi une dépendance envers un nombre limité de secteurs. Or, ce sont les difficultés rencontrées par ces points forts de la spécialisation qui expliquent pour une large part la rechute du solde commercial français de 2014 à 2016.

Billet n°77

Personne ne gagnerait à une guerre commerciale. Un relèvement généralisé de 10 points de pourcentage des droits de douane à l’importation pourrait réduire le PIB mondial de 1 % après deux ans. En outre, une baisse de la productivité, une hausse du coût de financement du capital et une plus faible demande d’investissement viendraient augmenter le coût du protectionnisme. Au total, la réduction du PIB mondial en volume atteindrait 3 % en deux ans.

Billet n°76

Par Julia Schmidt (avec Walter Steingress)

Les conflits commerciaux actuels se focalisent sur les droits de douane à l’importation, mais les barrières non tarifaires représentent encore une part importante des obstacles au commerce. L’harmonisation entre pays des normes réglementant les produits réduirait ces obstacles et équivaudrait à une baisse de 1,8 pp des droits de douane à l’importation, par rapport à un taux moyen de 2,0 % appliqué par l’UE.

Billet n°75

Par Cyril Couaillier et Julien Idier

Les cycles financiers se décomposent en quatre phases au cours desquelles l’intensité des risques financiers évolue. La crise qui suit le retournement de cycle financier est d’autant plus prononcée que les risques se sont accumulés en phase haussière. La politique macroprudentielle vise à limiter l’impact des crises financières sur l’économie réelle : la décision d’activation du coussin contra-cyclique en France répond à cet impératif.

Billet n°74

Par Françoise Drumetz et Rémy Lecat

Malgré un taux de chômage encore élevé, des difficultés de recrutement ont déjà commencé à apparaître en France. Le taux de chômage actuel se rapproche de son niveau structurel, mais les salaires ont été peu dynamiques. Ces tensions reflètent en partie des effets temporaires, usuels quand les créations d’emploi sont fortes. À moyen terme, une formation professionnelle plus efficace permettrait d’abaisser le niveau du taux de chômage à partir duquel des tensions se manifestent.

Billet n°73

Par B. Cabrillac, L. Jacolin, A. Noah

L’intensification de la concurrence dans les pays d’Afrique subsaharienne (ASS) a un impact ambigu sur le risque de crédit. L’amélioration de la gestion et de l’intermédiation opérées par les établissements qu’elle induit peut, à partir d’un certain seuil, être compensée par des prises de risque croissantes. Renforcer les dispositifs prudentiels permettrait de tirer le meilleur parti de la concurrence bancaire.

Billet n°72